Cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2026 : l’Italie donne une leçon à la France
Vendredi 6 février au soir, les Jeux olympiques d’hiver Milano Cortina 2026 étaient lancés en grande pompe au stade olympique Milano San Siro. Le moins que l’on puisse dire est que cette cérémonie d’ouverture n’avait rien de commun avec celle des JO 2024 à Paris qui, se voulant toujours plus inclusifs, n’avaient réussi qu’à cliver. Vendredi, public, artistes et athlètes étaient présents pour célébrer la fierté et le patrimoine italiens.
Trop d’inclusif exclut
Au lendemain de la cérémonie d’ouverture des JO parisiens en 2024, le metteur en scène Thomas Jolly se félicitait et se congratulait dans une conférence de presse que rapportait Le Monde : « C’était des idées républicaines, c’était des idées d’inclusion, c’était des idées de bienveillance, de générosité, de solidarité dont nous avons follement besoin », affirmait-il. « J’ai eu envie d’envoyer un message d’amour, d’inclusion, pas du tout de diviser, justement », expliquait-il encore avec assurance. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont ressenti de la honte voire de la colère en regardant la prestation calamiteuse de Philippe Katerine rejouant la Cène, en contemplant Aya Nakamura se trémousser avec la Garde républicaine ou en voyant rejouer une des périodes les moins glorieuses de notre Histoire sur la façade sanguinolente de la Conciergerie. Pour l’inclusion, tout est relatif ; manifestement, tous les Français ne s’étaient sentis ni représentés ni inclus. Alors quand, sur son site officiel, on pouvait lire que la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2026 en Italie se voulait elle aussi « une célébration globale et inclusive », il était permis de craindre le pire. Et pourtant… Marco Balich, le directeur artistique de l’événement, semble, lui, avoir réellement compris ce que voulait dire le mot « inclusif » puisqu’il le faisait suivre de « tradition et continuité ».
Le classique est kitsch ?
Le gratin artistique et médiatique l’attendait au tournant, eux qui s’étaient émerveillés devant la cérémonie parisienne : « Forcément cette question, brûlante comme la flamme de l’Olympe : comment les Italiens allaient-ils rivaliser avec la claque mondiale que fut la cérémonie des JO d’été en 2024 ? », s’interrogeait Le Soir, qui se demandait sincèrement si l’Italie pouvait faire « oublier l’incontestable modernité de la proposition parisienne, qui a complètement dépoussiéré cet exercice obligé pour en faire un manifeste politique, inclusif, pop ? » Le média, qui doit se trouver furieusement progressiste et qui considère que Paris « a transcendé l’exercice », a trouvé la cérémonie italienne « kitsh » et « très classique ». Rien d’étonnant puisque Le Soir le dit lui-même, « la grand-messe a rendu hommage au patrimoine de la Péninsule ». Ouest-France n’est pas en reste, et si le journal fait l’effort de relever des « tops », il explique dans ses « flops » qu’il était « difficile de passer après Paris 2024. Les organisateurs avaient annoncé (sans nommer Paris 2024) leur volonté d’une cérémonie moins clivante et plus consensuelle. Ce fut le cas, mais on a eu parfois le sentiment d’un show un peu trop classique et longuet. Ça aurait pu être pire et carrément ennuyeux, mais il a manqué un peu de folie et d’originalité sans doute. »
La fierté italienne
Certainement moins clivante, évidemment plus consensuelle et donc vraiment inclusive : les Italiens ont dû se sentir fiers, vendredi soir, puisque la cérémonie a mis en lumière leur grandeur. Les tableaux se sont succédé et le premier donnait le ton puisqu’on assistait à une représentation dansée du chef-d’œuvre du sculpteur Antonio Canova : « Psyché ranimée par le baiser de l'Amour ». Tout était à l’avenant : l'art pictural, le rêve de la Dolce Vita, l’opéra italien avec Verdi, Rossini et Puccini, notamment, ont été célébrés. Le ténor Andrea Bocelli a accompagné les porteurs de la flamme olympique en chantant l'air Nessun dorma de Turandot. Même Mariah Carey a chanté en italien le tube de Domenico Modugno, Nel blu dipinto di blu. Autre scène remarquable, pendant que la chanteuse Laura Pausini chantait l’hymne national, Fratelli d'Italia, des mannequins habillés aux couleurs italiennes par Giorgio Armani, mort en septembre dernier, l’accompagnaient. En clair, une cérémonie d’ouverture hautement patriotique. Mais pas seulement. La cérémonie a aussi joué « une fresque kitsch assumée au cours de laquelle on a pu voir les skis en bois des premiers JO d’hiver de 1924 à Chamonix, les combinaisons bariolées des années 60 ou des néons disco des années 80 », rapporte La Dépêche : voilà le petit grain de folie !
Alors, quand on lit sur son site officiel que « la cérémonie d’ouverture a rendu hommage à l’histoire, la culture et le patrimoine artistique de l’Italie autour du thème de l’harmonie », on y croit sans mal et l’Italie, parce qu’elle a su célébrer sa grandeur, a rendu fiers et a rassemblé les Italiens. On regrette d’autant plus que la France n’ait pas su profiter de l’occasion qu’elle a eue en 2024.
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76 commentaires
a DID 8 vous parlez de Renaissance…en effet une époque particuliere… l Catherine de Medicis avec envoyé à Venise des ouvriers pour apprendre l art du miroir hélas ils n ont reussi à les reproduire..C de Medicis a donc fait venir les miroitiers italiens en France…. La France a beaucoup à apprendre de l Italie et ceci dans pas mal de domaines…même à l heure actuelle
A Aerotrain49 vous preferez la m…e debité en France en 2024 perso j ai pas regardé au fait elle s ‘appelle Meloni sans ‘ e’ à la fin vous avez la critique facile
Outre la classe et la beauté de cette cérémonie, il faut ajouter la capacité des Italiens à se moquer gentiment d’eux-mêmes comme dans le tableau qui explique leur gestuelle, en soulignant également que c’est le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre de minorités linguistiques au-delà de la langue de Dante.
Très déçu de cette cérémonie sans rythme et sans entrain. A aucun moment je n’ai été émerveillé ou surpris. Les chorégraphie étaient répétitives et barbantes. Seule la présence de Melonie et Vance m’ont fait vibrer. Rien pour « rattraper » la catastrophe de Paris en tout cas.
l’Italie de Georgia Meloni est fière d’elle même quand Macron et ses amis progressistes rendent la France honteuse d’elle même. Vivement un (ou une) post fasciste chez nous !
Comparons juste les deux cérémonies :
Italie : la classe
France : la crasse
Exactement !
L’Italie sait ce que signifie d’avoir un Empire et de le perdre.
L’Italie est aussi le pays de la Renaissance. Pays qui a permis au monde, qui était ancien, de devenir moderne.
Quand on a vécu des chocs aussi fort dans son histoire, alors on ne veut plus mourir.
Je suis un patriote suisse, membre de l’UDC. La cérémonie fort laide des Jeux olympiques de Paris fut pour moi un affront. Pour moi, Paris l’arrogante n’est plus la ville lumière sauf à considérer que cette lumière est satanique. La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Milan-Cortina a lavé cet affront en mettant en avant la beauté et l’harmonie. Or, comme nous le savons, la beauté sauvera le monde quand la gauche se vautre dans la laideur. J’aime la France et suis triste d’assister à sa dégénérescence. Blaise Augsburger
Entièrement de votre avis! La cérémonie des JO de Paris a été une insulte à la France. Que la honte soit sur ceux qui l’ont créée et ceux qui l’ont acceptée et diffusée.
Exactement, je valide à 100%!
Merci, Blaise. Vous avez raison, Paris Ville Lumière, c’est du passé.
Dans bien des domaines la France mériterait des leçons qu’elle n’apprendrait pas, l’intelligence et le bon goût font partie de ce qu’elle a perdu.
Merci à l’Italie pour son magnifique spectacle et les magnifiques voix qu’elle nous a fait entendre. Quelles leçons !
Ils n’ont pas eu Jack Lang comme ministre de la culture , et les extravagances culturelles de mauvais gout pendant 40 ans , pour complaire aux immigrés de plus en plus nombreux .
Les immigrés n’ont rien demandé, tout est parti de bons francais bien de chez nous.
MÊME le CIO s’était « fendu » d’excuses pour la calamiteuse prestation du « Jolly à macron » ! …
Ce déconstruit avait été rembarré pour son « projet » de 14 juillet dans une ville qui semblait avoir compris ce que voulait ce nocif idéologiquement adorateur de l’alphabet incomplet ! …
La cérémonie des JO d’hiver2026 redonnent à l’ITALIE une dimension culturelle méritée ! …
Je suis « heureux » pour les ITALIENS ! …
En revoyant cette ouverture j’ai honte de la notre en 2025 qui était nul et comme d’habitude a coûté un argent fou
Magnifique ouverture la seule ombre au tableau, la violence dans certaines rues par les anti-JO qui ne sont que les anti- tout ce qui est beau et pas d’extrême gauche
Pas de tête coupée et sanglante d’une pauvre femme, pas de cavalier blanc de la mort, pas de Christ représenté par un gros tas de graisse. mi-homme, mi-femme, pas de chanteuse et de la troupe des gardes républicains jouant de la trompette en gesticulant comme un ver dans un verre
L’Italie donne i=une leçon à la France? L’Italie a pour chef de gouvernement Signora Meloni, la France elle, est traînée vers les abysses par Macron…