Une chose est sûre : quelle qu’elle soit, cette nouvelle année ne pourrait être pire que cette annus horribilis dont nous nous extirpons avec joie. Parmi son lot de surprises, bonnes ou mauvaises, quelques dates se profilent déjà dans ce nouvel agenda.

En politique, le Portugal prend la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne le 1er janvier. Le 8, nous fêterons le 25e anniversaire de la mort de . Le 20, la cérémonie d’investiture de en tant que président des États-Unis. Le 18 avril, le 70e anniversaire de la signature du traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et, ainsi, les prémices de la construction européenne. Et le 30, la date limite pour que les États membres présentent officiellement leur proposition de plan de relance auprès de la Commission européenne. Le 5 mai, nous fêterons le 200e anniversaire de la mort de Napoléon. Le 13, Forum économique mondial à Singapour. Le 18 juin, ce seront les élections présidentielles en Iran. Et, en Russie, les élections législatives, gouvernorales et régionales le 19 septembre. Le 26, les élections législatives en Allemagne.

Des procès se tiendront cette année avec, notamment, le 18 janvier, le procès, à Paris, d’Édouard Balladur et de François Léotard devant la Cour de justice de la République dans le volet financier de l’affaire Karachi. Le 1er février, procès en appel, à Paris, du polémiste Dieudonné pour fraude fiscale. Le 1er mars, Nicolas Sarkozy sera jugé dans l’affaire des « écoutes » et, le 17, se tiendra son procès dans l’affaire Bygmalion. Et le 8 mars, nous entendrons forcément parler du procès, à Minneapolis, des policiers en cause dans la mort de George Floyd. Le 10 mai, procès en appel, à Paris, de Bernard Tapie pour escroquerie dans l’affaire de l’arbitrage. Enfin, le 28 septembre, procès, à Paris, de l’écrivain Gabriel Matzneff pour apologie de la pédophilie.

Selon l’évolution de la pandémie, des événements sportifs et culturels devraient avoir lieu. Le 8 février, l’Open d’Australie de tennis, premier tournoi du Grand Chelem de la saison, mais aussi les championnats du monde de ski alpin à Cortina d’Ampezzo (Italie). Le 12, 36e cérémonie des Victoires de la musique. Le 12 mars, 46e cérémonie des César. Le 21, premier Grand Prix de Formule 1 de la saison, à Melbourne (Australie). Le 11 mai, 74e édition du Festival international de cinéma de Cannes. Et, le 23, le tournoi de tennis de Roland-Garros. Salon du livre à Paris prévu le 28 mai. Le 11 juin, début de l’Euro de 2020, reporté d’un an, dans douze pays d’Europe. Le 21, la Fête de la musique et, le 24, la 48e édition du Festival de la bande dessinée d’Angoulême. Le Tour de France partira de Brest le 26 juin. Reportés d’un an, les Jeux olympiques d’été de Tokyo se tiendront le 23 juillet. En octobre, le Marathon de Paris le 17 et les Journées européennes du patrimoine le 18.

Parmi cette liste non exhaustive de dates, certaines font sourire. Aussi, notre Homo festivus ne manquera pas la Nuit blanche à Paris. Et s’il est antispéciste, il fêtera la Journée mondiale des animaux. Comme il y en a vraiment pour tous les goûts, d’aucuns fêteront la Journée mondiale du burger, mais pas avec ceux qui lui préféreront la journée du végétarisme. Notre société infantile s’attachera à célébrer (si, si) la Journée mondiale du nounours ou celle des émojis, peu après s’être gavée de la Journée mondiale de la frite !

Et, bien sûr, chaque jour de cette nouvelle année, la rédaction de Boulevard Voltaire poursuivra sa passionnante mission de vous proposer mille et un sujets à contre-courant du déconstructionnisme ambiant, attachée à cette liberté de ton, mais aussi à cette liberté de la presse fêtée dans le monde entier le 3 mai.

1 janvier 2021

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