Camion-bélier à Caen : Ibrahim, le prénom que les médias rechignent à donner
Une voiture-bélier qui fonce sur un groupe de personnes en plein cœur de Caen, faisant deux morts et près d’une dizaine de blessés graves, c’est une affaire suffisamment tragique pour susciter un intérêt légitime. Depuis mercredi soir, la presse s’emploie à recueillir les informations autour du drame survenu le 26 août vers 22h15 à proximité de la gare, dont on commence à mesurer la portée.
Nationalité russe et origine tchétchène du suspect, noms, âges et nationalités des victimes, mobile… Le contexte du crime se précise à mesure que les informations tombent. Mais alors que l’on sait depuis le début de la nuit que le suspect se nomme Ibrahim I., ce détail, qui pourrait ne pas en être un, peine à trouver sa place dans le traitement médiatique de l’affaire : certains préfèrent discrètement l’éluder.
Un nom passé sous silence
Il est un peu plus de 22 heures, mercredi soir, lorsqu’une Audi noire fonce à toute vitesse en direction d’un Abribus™ situé face à la gare de Caen, sous lequel une dizaine de personnes se sont réunies. La voiture les fauche avant de prendre aussitôt la fuite, laissant derrière elle une scène d’horreur. Un homme décède dans la soirée, puis un deuxième au petit matin de ce jeudi 27 août, tandis que neuf autres personnes sont blessées, certaines portées à l’hôpital en urgence absolue.
L’information vient d’abord du journal local de Caen, Liberté. Peu d’éléments sont alors dévoilés, mais on sait, d’après le préfet du Calvados David Clavière, que le suspect est né en Russie, qu’il n’est pas connu des services de renseignement, mais seulement pour des délits routiers. On apprendra plus tard qu’il est d’origine tchétchène, âgé de 26 ans, qu’il réside régulièrement sur le sol français et que son acte pourrait être une vengeance après une bagarre survenue un peu plus tôt dans la soirée avec les individus fauchés. On sait aussi qu’il a été interpellé une vingtaine de kilomètres plus loin dans la soirée, après avoir tenté d’immerger sa voiture dans un point d’eau.
Il faut cependant attendre un article du Figaro, publié aux alentours de minuit, pour apprendre le prénom du suspect : Ibrahim I. Le lendemain du drame, Liberté n’en dit rien, même dans son article consacré à « ce que l’on sait du conducteur arrêté ». Ouest-France ne le mentionne pas davantage, malgré un article intitulé « Que sait-on du suspect interpellé, âgé de 26 ans ? »
Le média régional couvre pourtant l’affaire avec assiduité, comme en témoignent les mises à jour régulières de ses articles. Les noms et origines des victimes y sont progressivement dévoilés : des hommes, étrangers pour la plupart, ou d’origine étrangère pour le seul Français blessé. On apprend également, en fin de journée, que l’une des « pistes évoquées serait une dispute amoureuse », selon le maire. Mais pas une seule fois son prénom.
Le « suspect », le « conducteur », le « protagoniste », « l’homme de nationalité russe »… Libération, Le Nouvel Obs, Le Parisien, La Nouvelle République ou encore Le Monde : tous les médias dont les articles sont postérieurs à celui du Figaro omettent cette information qui, en d’autres circonstances, figure parmi les premières à être révélées. Les prénoms des victimes, eux, ont d’ailleurs bien été divulgués : des Afghans pour la plupart, nommés Asif Mohammad et Safiullah Kohistani, mais aussi un Égyptien, un Soudanais et un Bangladais.
Un débat à éviter ?
Volontaire ou non, il n’est pas rare de relever ce genre d’omission dans la presse, qui passe parfois sous silence une partie de l’identité des suspects. Lorsqu’une octogénaire avait été violée en juillet par un mineur marocain de 16 ans, la presse mainstream s’était ainsi contentée de parler d’un « jeune de 16 ans ». Et les exemples sont légion.
Peur d’attiser la haine, de « stigmatiser » ou d’être taxés de racisme pour avoir révélé de simples faits ? Les raisons de ne pas tout dire à son lecteur sont nombreuses. Ici, elles pourraient notamment tenir à la volonté de ne pas mettre en lumière la réalité de certaines villes dans lesquelles l’immigration, qui n’a d’ailleurs pas été mentionnée une seule fois dans cette affaire, pourrait être à l’origine d’un certain « sentiment d’insécurité » dans l'espace public.
À Caen, où les crimes et délits s'élevaient à 65,01 ‰ en 2025, en hausse par rapport à 2024, 1.435 violences contre les personnes ont été recensées, l'année dernière. Un chiffre, lui aussi, en augmentation constante depuis 2016, selon un baromètre réalisé par L’Internaute. Et dans le quartier de la gare où s’est déroulé le drame de mercredi, les forces de l'ordre sont intervenues 130 fois depuis... le 1er juillet. Le secteur semble, par ailleurs, connu pour son « multiculturalisme » et la communauté afghane qui l'habite, comme le relèvent de nombreux articles depuis hier. Un contexte qui n'a pas, non plus, été soulevé dans le traitement médiatique depuis les faits.
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117 commentaires
renvoyez le en ukraine….ça le rapprochera de chez lui…..Zelinski ne peut pas nous refuser ça……
ça n’empêche pas de demander à la russie de le reprendre : si pour une on l’a fait, on ne peut plus nous dire maintenant qu’il ne serait pas en scurité en russie, puisque c’est aussi son pays…..
La plupart des médias avant de se prononcer attendront la voie de la France, à savoir l’AFP (Agence France Presse) qui elle seule détient la vérité, comme à Crépol où c’était simplement une rixe entre bandes de jeunes. Au rythme où cela va , dire qu’un chat a griffé un enfant deviendra intolérable. Il faudra dire un animal de petite taille griffé un enfant.Sinon gare aux associations pro chats! Idem pour bon nombre de faits appelés faits divers mais principalement des faits de sociétés.Le fait de mentionner que c’est un étranger c’est être de fait coupable de racisme, de plus dire la nationalité, autre que française, c’est tout simplement du fascisme.Le fait de ne pas nommer les faits avec toutes les précisions est de la lâcheté pure et dure qu’ont d’ailleurs pratiqué nos politicards de tout poil pendant des années pour en arriver là. Quelquesoit ce que l’on peut penser des « réseaux « dits sociaux », si on se contentait de lire ou d’écouter les médias traditionnels rien quasiment ne se serait passé. Ce sont ces mêmes méthodes de lâches qui ont permis aux dictateurs de préparer leurs guerres sans oser bouger le petit doigt. Pour l’immigration non contrôlée, à part par Mr Nunez qui connait les vrais chiffres de celle ci, mais est trop timide pour nous les donner car là aussi officiellement « TOUT EST SOUS CONTROLE » ,donc braves gens ,circulez il n’y a rien a voir.Combien de temps cela va t il encore durer ? Peut être jusqu’au lendemain de la présidentielle avec des insurrections de ceux qui ne veulent pas les résultats des urnes. Quel bel avenir pour les jeunes générations …
Vous n’êtes pas seul a penser et dire comme exprimé ici. Tôt ou tard, cela finira comme bien des gens pensent. Au soir de la victoire RN ,es médias médusés vont lancer l’alerte révolte, la démocratie en danger, la France sous le choc, ( là ils vont dire « la France’)…Que s’est-il passé ? Nos envoyés spéciaux auprès de LFI, Gilles Bouleau mal en point, Macron atterré, nous sommes allés questionner les gens des banlieues, ils ont peur, etc. etc…Pas besoin de trop d’imagination pour illustrer le moment, ça va être géant !!!
S’il était aussi Russe que Xenia Fédorova, nul doute que la Justice lui ferait payer cher son geste. Mais, comme il est Tchéthène, entre la misère, les troubles psy, et Dieu sait quoi d’autre, il va avoir une kyrielle de circonstances atténuantes… et, bien sûr, pas question de le renvoyer en Russie, où il serait en danger.
Vous avez parfaitement raison, mais notre pays ne serait plus le pays des droits de l’homme , et de la femme accessoirement…si nous n’avions pas accueilli ce pauvre émigré Tchétchène, donc un peu de compassion que diable! Il a plein droit pour bénéficier de soins gratuits dans l’un des service spsychiatriques à peine surchargés en France. Quant aux familles endeuillées et les victimes avec des séquelles à vie qu’elles ne soient pas haineuses ,cela ne sert à rien et n’aidera pas à leur reconstruction. Cela sera le discours officiel avec la même maxime « ,La france est en deuil « et la poignée de main fraternelle et touchante de nos soi disants « Responsables politiques » dont certains auront le monstrueux culot de prendre des sanctions exemplaires, avec la marche blanche qui suivra ( on ne les compte plus )et la phrase de clôture là aussi immuable « PLUS JAMAIS CELA » avant de passer à autre chose, ne dit on pas que la vie doit continuer…
Ils arrivent à un point où, maintenant, dès qu’on cache le prénom d’un individu, c’est l’effet contraire qui de produit et immédiatement les lecteurs ont compris. A force de vouloir cacher, ils mettent en avant.
Bon. Nous en sommes déjà là. Alors pourquoi continuons-nous à nous cacher ? Allez, montrez-vous au grand jour, personne ne vous fera de mal. Vous avez gagné ! La dernière victoire – et non des moindres – est l’effondrement linguistique. L’analphabétisme est devenu la norme culturelle. Imaginez un peu : en FRANCE !!!
Sûr que s’il s’était appelé Jean-Christophe, on l’aurait appris tout de suite…
Ils n’ont pas pensé à donner un « prénom d’emprunt » à leur Russe, genre Boris, Yvan,… le ‘déséquilibré’ s’appelle Ibrahim, il n’y a plus rien de correct aahahah.
Et encore, ils n’ont pass poussé jusqu’à le renommer « Jean Christian », pour ne pas stigmatiser »…
Ibrahim est né en Afghanistan, naturalisé russe et d’origine tchéchène. Seuls reprères solided pour connaître ses origines : son prénom en lien avec le pays de naissance, citoyen russe par naturalisation.
Juste quelques lignes pour une question : pourquoi titrer l’article « Camion-bélier à Caen : « alors qu’il s’agit, comme on lit plus loin dans l’article « Une voiture-bélier qui fonce » ? Une voiture n’est pas un camion et « lycée de Versailles » !
Tchéchène n’était ce pas la nationalité de l’islamiste qui a sauvagement assassiné Samuel Paty?
Le peu compromettant mensonge par omission est l’article premier de la subversion.
La majorité des français se tait , soumise et trouillarde. Et ne parlons pas de cette majorité de journalistes qui ne sont pour la plupart que l’ersatz de leurs ainés qui appelaient un chat un chat. Cela me rappelle mes lectures sur la période drôle de guerre de début 39/45..
Quand des médias déforment ou masquent la réalité comment peut-on leur faire confiance ? Quels autres informations masquent-ils ? Peut-être ai-je tord mais je pars du principe qu’un média qui ment est un média qui ment tout le temps et surtout les sujets. Je ne lis donc plus libération, le monde,…
En général plus on ment, plus la colère gronde.
Mais que font tous ces afghans, tchétchènes ou soudanais à Caen !
J’allais poser la même question
Ils sont mal informés. C’est à Cambrai qu’on peut faire des bêtises.
L’université est renommée…
Les rédactions des divers médias sont peuplées de journalistes de diverses tendances, puisant leurs subsistances par une obéissance aux desiderata de leur direction respective. Même le » Figaro » observe une grande prudence pour émettre un prénom. Censure immédiate, non publication du commentaire mentionnant un prénom censé exprimé une origine autre que » Français de souche. »