Nicolas Dupont-Aignan veut trouver « le chemin de la paix » en Ukraine

Le candidat souverainiste fait sa rentrée politique dans son fief et martèle sa volonté de « sortir de l'UE ».
@Yves-Marie Sévillia
@Yves-Marie Sévillia

Est-il « la voix de celui qui crie dans le désert » ? En voulant « sortir de l’Union européenne », Nicolas Dupont-Aignan espère capitaliser sur ce qui le singularise des autres candidats à la présidentielle. Celui qui entame sa quatrième campagne présidentielle faisait sa rentrée politique dans son fief dont il est maire, à Yerres (Essonne). Boulevard Voltaire s'est rendu à la « Fête de la Liberté » qui se déroulait ce samedi 19 septembre en présence, notamment, du président du mouvement Les Patriotes, Florian Philippot, de l’économiste Philippe Murer ou de l’influenceur Jon De Lorraine. Avec la participation de 300 sympathisants, l’après-midi a été consacrée à deux tables rondes : « Comment sauver nos libertés ? » et « Comment rétablir l’indépendance de la France ? », avant que n’intervienne le discours du président de Debout La France. Celui-ci veut axer son projet sur quatre ruptures majeures dont la première est la matrice de son programme : sortir de l’Union européenne pour rendre à la France son indépendance. Certes, il l’assume, il fut un temps où il plaidait pour réformer l’UE de l’intérieur, mais ce temps est révolu.

« Tuerie abominable »

En finir avec « le projet maléfique de Macron et von der Leyen », voilà l’objectif, car cette appartenance à l’UE est mère de tous nos maux, selon Nicolas Dupont-Aignan. « Mes concurrents se disputent le titre de gouverneur », raille-t-il. « Pas de baisse de la TVA sur les carburants » sans sortie de l’UE, « pas de protection de nos éleveurs » sans sortie de l’UE, « pas de rétablissement de la liberté d’expression » sans sortie de l’UE, « pas de sortie de l’OTAN » sans sortie de l’UE. Et la liste du candidat souverainiste est longue.

Alors qu’Emmanuel Macron a réuni les chefs de partis politiques la veille en brandissant la menace russe, le candidat fustige le comportement des « dirigeants européens qui veulent nous envoyer à la guerre » et qualifie d’« absurde » et de « tuerie abominable » le conflit ukrainien. Pour lui, une seule chose compte : trouver « le chemin de la paix ».

La dette et la guerre

Pour Nicolas Dupont-Aignan, il s’agit aussi d’instaurer un protectionnisme intelligent pour relocaliser la production et les emplois. Face au « piège » de la dette, il montre en exemple sa commune de Yerres. « Ici, nous avons divisé la dette par deux. » Quand Emmanuel Macron laissera comme dernier souvenir le vote d’une « loi pour donner la mort », lui veut laisser sa marque autrement. Il souhaite revenir à une démocratie directe inspirée du modèle suisse pour redonner le pouvoir au peuple, confisqué par les « technocrates de Bruxelles ».

« A-t-on jamais vu un boxeur gagner un match les mains liées dans le dos ? » Reprendre en main le destin de la France, victime d’un « coup d’État fédéral », qui tente désespérément de se sortir du « piège de la dette et de la guerre » qui se referme sur elle. Le président de Debout la France n'a pas les mêmes moyens financiers que ses concurrents mais il est bien déterminé à maintenir une voix propre au sein de la droite souverainiste.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 21/09/2026 à 7:14.

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Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

142 commentaires

  1. NDA a bien raison, nous n’avons pas à soutenir l’Ukraine, ce n’est pas notre affaire : les USA ont de longue date organisé cette guerre, c’est à eux de la conclure !

  2. Désolé de critiquer mais l’article manque clarté. On ne comprend pas bien les arguments de M. Dupont-Aignan, que je ne soutiens pas mais qui est un homme crédible à écouter.

  3. Je suis plutôt d’accord avec sur bon nombre de ses propositions qui rejoignent d’ailleurs le camp qui national, en revanche pourquoi quitter l’UE pour en reconstruire une autre, faisons simple et proposons de renégocier tous les traités pour revenir à une Europe des Nations, demandons également la démission immédiate de Von der Leyen et tant que les 27 ne voudront pas venir s’asseoir à la table des négociations que le départ de la Madame n’est pas acté c’est la politique de la chaise vide, pendant ce temps nous reprenons notre souveraineté nationale avec le Référendum promis et le grand nettoyage peut commencer.

  4. Bravo à monsieur Dupont Aignant d’avoir le courage d’imposer ce thème pour les présidentielles. Il faut qu’il rejoigne le RN, l’UDR, Identité liberté. Ensemble, ils pourront sauver le pays.

    • Je pense que ce serait l’inverse qui serait plutôt vrai. M Dupont-Aignan est resté souverainiste et en outre Mme Le Pen ne l’a pas beaucoup ménagé après sa défaite en 2017. Il ne faut pas l’oublier.

  5. Ah bon ! NDA a encore changé d’avis, il est maintenant pour le Frexit. Excellente idée, mais ce Monsieur girouette est difficile à suivre, car un coup pour, un coup contre. Attendons la prochaine déclaration. De plus il manque de fairplay en reprenant les déclarations d’Asselineau qui traite ses concurrents de « candidats pour le titre de gouverneur ». Allez y les candidats pour le Frexit alimentez la machine à perdre.

  6. La guerre est la pire des chose , surtout une guerre entre Européens .Êtes vous prêts à mourir pou Zelenski ?
    Ce conflit est pour notre gouvernement de faire oublier la situation catastrophique dans laquelle il nous a jetés .

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