Camarade Gayssot, balance ton port !

Il en est qui ne manquent pas de culot dans la démagogie sous couvert d’humanitaire. Le cœur invoqué pour émouvoir sans apporter aucune solution à un problème posé. Ainsi, le camarade Gayssot qui réapparaît soudain avec le titre de « président du port de Sète », lui qui haïssait les patrons, et titre que lui a confié sa gentille camarade présidente de la région, Carole Delga, celle qui est tellement démocrate qu’elle coupe le micro de ses opposants lors des réunions et tellement patriote qu’elle ne juge pas utile de chanter « La Marseillaise » pour rendre hommage au couple de policiers de Magnanville poignardé et égorgé par un islamiste…

Allez, d’emblée, pour être sûr que c’est bien du même Gayssot, longtemps membre du Parti communiste, ancien ministre, quelques questions.
– Vous êtes bien l’ancien dirigeant du PC, possible successeur de Georges Marchais ?
– Lui-même !
– Alors, ça nous laisse perplexes !
– Mais pourquoi donc ?
– Eh bien, parce que, en tant qu’actuel président du port de Sète, vous vous proposez d’accueillir les migrants se trouvant sur le bateau Aquarius
– Oui, et alors, quel rapport ?
– À l’époque déjà, c’est-à-dire en 1980, Georges Marchais tirait la sonnette d’alarme sur l’immigration…
– Ah, vous voyez…
– Attendez, je n’ai pas terminé… tirait la sonnette d’alarme sur l’immigration officielle et clandestine dont la cote d’alerte était atteinte…
– Oh, le contexte n’est plus le même aujourd’hui…
– Oui, vous avez raison… Marchais voyait le drame que créerait une rentrée massive d’immigrés alors que notre pays comptait deux millions de chômeurs ! Aujourd’hui, on compte plus de onze millions de chômeurs et précaires ! Le contexte n’est pas du tout le même, effectivement, et, donc, déjà, quarante ans auparavant, votre camarade communiste se catastrophait de la situation !
– Mais le cœur, vous en faites quoi, du cœur ?
– Ah, vous aussi, vous me faites le coup du privilège du cœur !
– Oui, parce qu’il ne s’agit pas de problème migratoire mais de problème humain !

Mais parce que, selon vous, lorsque l’on aborde le problème migratoire, on n’aborde pas le problème humain ? Vous détournez cela d’une façon malhonnête afin d’occulter le problème de fond que vous avez toujours nié parce que c’était faire de la stigmatisation, faire le jeu de l’extrême droite. On connaît votre rengaine… ça ne marche plus ! Et vous considérez le problème humain dans ces pays, vous considérez le problème humain dans ces arrivées qui sont rarement des fuites face à la guerre, vous considérez le problème humain face à des exploiteurs de toutes sortes, trafiquants, violeurs, assassins et des ONG pas si neutres que ça ?

Donc, monsieur le donneur de leçons, un problème s’appréhende dans sa globalité, et en amont, et non par un petit bout, en aval ! Eh, halte-là ! monsieur le démagogue qui avez fermé les yeux durant ces décennies pour récolter d’autres voix qui remplaceraient celles que vous perdiez au fur et à mesure dans les urnes. Au fait, puisque la contradiction ne vous gêne pas, mais que l’humain vous touche à ce point, où était votre cœur lorsque les gens tentaient de fuir vos paradis communistes ? Où était votre cœur dans vos silences complices accompagnant ceux des Aragon, Éluard, Picasso et tous vos « intellectuels » et « gens du show-biz » lorsque quelques courageux pouvaient évoquer les goulags, les torturés, les fusillés, les milliers d’officiers polonais fusillés de Katyń , le mur de Berlin, les chars russes à Prague, Jan Palach, Solidarność, le père Popiełuszko, le couple Bonner-Sakharov, Soljenitsyne, les massacres des Pol Pot et ses Khmers rouges, Mao et autres Castro et Guevara, bref, les centaines de milliers de morts du communisme toujours niés ?

Et c’est vous qui osez nous dire que la seule carte qui vaille, c’est celle de l’assistance à personne en danger ! Il vous a manqué beaucoup de cartes dans votre vie, monsieur le moralisateur à géométrie variable.

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