Quelle bonne nouvelle ! L’ découvre l’eau chaude. , vice-présidente de la Commission européenne, réalise que nous dépendrions excessivement de la et de l’Inde pour produire nos médicaments. Une dépendance « morbide », dit-elle.

Combien de morts nécessaires pour cette prise de conscience ? Ces défunts-là ne peuvent que l’approuver d’avoir parlé de morbidité. Pour un peu, elle aurait dit dépendance mortelle. Il est vrai que, jusque-là, Mme von der Leyden ne conseillait aux gens que de se laver les mains, tuto en vidéo à l’appui. Bah ! C’est sans doute que l’habitude de manger avec les doigts ou de se grattouiller l’oreille avec l’auriculaire était par trop dans nos us…

Mais franchement, la vice-présidente nous enseigne avec un tel brio qu’on s’esbaudit. On croit entendre « l’Annonce à Marie » ou recevoir les nouvelles tables de la Loi. Après les mandements de la présidente : « Tu te laveras les mains dix fois le jour » ; « Tu te tiendras à distance d’autrui » [surtout les « covidés » des EHPAD ? Moi qui croyais jusqu’alors qu’il fallait aimer son prochain comme soi-même, fût-il lépreux], on eut le « Tu prendras ta nourriture de la terre qui t’a vu naître ou du fruit du labeur de ton voisin », que Didier Guillaume nous intimait comme on l’évoquait ici. On a la suite : « Tu diversifieras tes sources d’approvisionnement » ; « Tu prendras tes remèdes des fabriques de la terre bénie d’Europe que je t’ai donnée » avec Mme Jourová qui recommande, en effet, « d’essayer de diversifier les chaînes d’approvisionnement et, idéalement, de produire autant de choses que possible en Europe ».

Elle ajoute, d’ailleurs : « C’est une grande leçon que nous avons apprise. » On pouvait penser que ces très hauts fonctionnaires avaient appris leurs leçons avant que d’être désignés ; les Européens n’avaient-ils pas si bien élu leurs députés à Strasbourg et leurs présidents pour former Bruxelles ? M’est avis que le bac n’inclut pas d’enseigner l’hygiène. Quant à la stratégie économique, eh bien, c’est que celle-ci est absente du programme de l’ENA et autres…

Aussi, puisque l’admission à Bruxelles ne prévoit pas d’interro écrite, on se demande un peu quelles autres leçons n’ont pas très bien apprises ces gens-là ? En sciences nat’, celles des dangers de la viande halal, du bœuf aux hormones ou du soja transgénique, en économie celles du danger des financements des dettes par les Qataris. On pourrait aussi leur demander s’ils ont lu Voltaire ou Montesquieu ? S’ils ont appris l’histoire de la Reconquista ou celle des razzias barbaresques, par exemple. Ou celles de Gengis Khan et de l’exil à Babylone. Vite, des cours de rattrapage ! Sans quoi ils n’apprendront qu’après avoir laissé courir les maux qui ne manqueront d’advenir…

Vite ! Trouver un nouvel examinateur et de nouveaux professeurs, car cette nouvelle façon de faire de la politique n’augure rien de bon. Les apprentis au pouvoir, merci ! Peu me chaut. S’occuper, aujourd’hui, des effets pervers des causes qu’on ignorait hier, sans analyser maintenant les dangers possibles demain des choix actuels : leur devise. Ou leur seul axiome…

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