Le 2 juillet dernier, une fillette de 13 ans a été tuée après avoir été droguée puis violée par quatre personnes à Vienne (Autriche). À la suite de cette affaire, le média en ligne autrichien oe24.at a révélé la nationalité afghane des coupables, ce qui a suscité l’indignation d’un groupe de féministes.

Elles se sont introduites dans les locaux
 
Une vingtaine de féministes d’extrême gauche du groupe Alerta Feminista se sont introduites, jeudi, dans les locaux du média en ligne oe24.at pour protester contre les « reportages racistes » qu’il publiait. Après avoir agressé verbalement et physiquement des employés, elles ont distribué des tracts expliquant leur action. En cause : le média avait publié la nationalité afghane des meurtriers de Léonie. « Vous banalisez la contre les FLINTA (Femmes lesbiennes, inter, non binaires et trans) et ne l’abordez que lorsqu’elle correspond à votre vision raciste du monde », ont-elles expliqué.

« Nous disons que la contre les FLINTAS est la conséquence cruelle d’une société sexiste, du capitalisme et du patriarcat »
 
Ce que refusent les militantes, c’est que cette soit considérée comme « importée ». Révéler la nationalité des coupables ne fait qu’encourager ce d’amalgames racistes, alors que cette violence « patriarcale » n’a justement pas de « caractère national, culturel », revendiquent-elles. S’adressant au patron d’oe24.at, elles l’accusent d’être « LE sexiste, le machiste et le raciste par excellence ».

La police est intervenue sur place, il n’y a pas eu de dégradation.

9 juillet 2021

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