Le « nouveau monde » que certains veulent nous imposer comme meilleur est présenté comme inéluctable, progressiste, plus juste. L’ancien, ses us et coutumes, ses valeurs ringardes, ses bases judéo-chrétiennes, est fourré dans un grand sac classé comme nauséabond.

Les nouveaux « dessinateurs » de terres neuves, qui crachent sur notre héritage commun, collaborent, à mon sens, non pas à la construction d’une maison « France », nationale, cohérente, heureuse, pérenne, fière de ses origines, ouverte sur le monde, mais à sa dissolution dans un mondialisme où l’humain n’a plus sa place.

Avant, je vous assure que ce n’était pas pire. Les ravages de la connexion forcenée n’existaient pas : la jeunesse était respectée et respectueuse ! Dans mon HLM, il y avait des enfants de tous horizons, pas frustrés d’habiter ce quartier, pas jaloux des belles maisons d’à côté.

Ces enfants-là, à l’exemple de leurs parents qui travaillaient dur, savaient que pour s’en sortir, il fallait faire la même chose : travailler, soit à l’école, soit très vite avec ses mains. Il y avait des chances de progresser parce que les valeurs anciennes « travail », « éducation », « patrie » (temps du vrai service militaire) étaient le vecteur d’une société juste.

Ces enfants-là n’étaient pas beaucoup à la maison, devant le poste en noir et blanc, puis celui en couleur du voisin. C’étaient des enfants du dehors : on allait à pied à l’école, et partout (pas de trottinettes électriques, dites écologiques, juste de la sueur). Après les devoirs (obligatoires et condition sine qua non pour être autorisé à jouer), on sortait s’amuser avec les copains, pas avec une plaque connectée de quelques centimètres.

Les vacances, en France, pas loin, voire au pied du HLM, n’étaient pas en Chine… Les masques servaient pour le carnaval du Mardi gras (religion chrétienne) qui n’avait rien à voir avec « allo, win » car la citrouille était faite pour la soupe, pas pour la décoration. Notre univers n’était pas Internet mais l’espace vert au pied des tours, la forêt voisine qu’il fallait mériter, car elle était sur les coteaux pentus à quelques kilomètres, et qu’on parcourait en vieilles espadrilles. La piscine municipale aussi.

L’école était sacrée, une attention saine était suscitée chez ceux qui apprennent, goûtant de la baguette de l’instituteur lorsqu’ils étaient trop dissipés ou irrespectueux, ou de punitions écrites. Les enseignants n’allaient pas la boule au ventre à l’école.

Ceux qui ne voulaient rien faire ou n’étaient pas doués pour les études partaient gagner leur vie sans rancune et avec courage : ils « décrochaient » avec panache. Pour tous, il n’y avait qu’une chance, pas de carte comme au restaurant, où nous n’allions pas, du reste. On était différent, mais on faisait avec, on en riait même, la religion restait à la maison. Personne n’avait besoin d’imposer à l’autre en permanence ses choix, ni de les montrer ostensiblement ; pas de frustrations mauvaises ni entretenues.

Je vous assure que, de ce point de vue, c’était mieux. Mila, comme le jeune homosexuel connu de mon HLM, n’aurait pas eu à déménager, la religion chrétienne était à sa place, les autres aussi. Aucune ne pouvait véhiculer des torrents de haine, d’injures, voire de « fatwa ». L’ordre était là.

Je reste fier de mon HLM, de ce qu’il représentait de populaire, de valeurs, dites populistes aujourd’hui par ceux qui ne sont pas dignes d’être ni populaires ni populistes, compromis qu’ils sont dans la destruction d’hier, les mensonges actuels, l’inaction pour imposer le fameux « vivre ensemble », à la place du vivre avec. Même les gares doivent bouger, aujourd’hui, donc, c’est pire. Il faut détruire la ville après avoir détruit les campagnes !

Hier, mal ne vous en plaise, c’était mieux pour moi, à la fois « populaire ». « Populiste », comme ils disent : peu importe !

9 février 2020

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