Les footeux sont remontés dans mon estime. À la veille d’une rencontre que entier va regarder avec une euphorie bien compréhensible si l’on est Français ou Croate, l’un des membres éminents de cette équipe de a tenu à donner à la française une belle leçon de patriotisme.

Avec sa gueule de beau gosse, Grizou, dit aussi Grizi, porte à merveille son autre surnom de « petit prince ». Un prince que a choisi pour être l’attaquant de base contre cette super équipe croate parce qu’il veut que la France remporte cette Coupe du monde. Pendant sa conférence de presse de vendredi soir, il n’a pas hésité à proclamer son amour pour le pays qui l’a vu naître il y a 27 ans. “Je sais qu’on est très regardé par tout le monde et j’ai envie de dire à quel point je suis fier d’être Français !”

S’adressant plus particulièrement aux jeunes qui vivent en France, espérant secrètement qu’ils évitent tout débordement, et toute qui pourrait les amener à brandir des drapeaux étrangers ou à profiter de leur enthousiasme pour tout casser, Grizi, de son ton monocorde et avec le beau sourire auquel il nous a habitués, a affirmé : “On le dit très peu, il faut être fier d’être français. C’est bien d’être en France, on mange bien, on a un beau pays, on a une belle équipe de France, on a des bons journalistes et des bons Français. J’ai envie que les jeunes disent “Vive la France, vive la ”. Et moi, j’ai envie de dire à quel point je suis fier d’être français.”

La star des Bleus est non seulement un bon patriote, mais un jeune homme modeste. À la question d’un journaliste lui demandant s’il imaginait qu’on parle d’une génération Griezmann comme on a parlé d’une génération Platini ou Zidane, il a répondu avec une rare humilité : “Cela sera sûrement une fierté plus tard mais, pour l’instant, je préfère mettre le groupe en avant. C’est ce que je ressens. Sans un groupe, on ne peut rien faire. On parlera de génération je ne sais qui plus tard. Pour l’instant, je veux juste qu’on gagne la Coupe du monde.”

Didier Deschamps a fait très fort dans son choix. On ne peut pas éviter de penser au cas d’ qui avait affirmé à La Vie sa fierté d’être chrétien. En 2016, il n’avait pas hésité à avouer qu’il se ressourçait avec Jésus. Avant ses matches, il se recueille avec cette simple phrase : “Christ, je te fais confiance !” N’a-t-il pas tatoué sur son avant-bras droit, en latin, ce premier verset du psaume 23 : “Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.”

Décidément, la nouvelle équipe des Bleus choisie par Didier Deschamps n’a plus de mauvais garçons. Il a su transférer ses propres valeurs à ses vingt-trois joueurs. On est loin du temps où les prières coraniques d’un Ribéry perturbaient la sérénité des matches.

L’équipe des Bleus a retrouvé la France.

14 juillet 2018

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 10 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

À lire aussi

Masque en extérieur : on a l’air de quoi ?

Pasteur précise que 8 contaminations sur 10 l'ont été dans un espace mal aéré. …