Affaire Quentin : Bardella accuse médias et politiques d’indulgence envers l’extrême gauche
Au siège du Rassemblement national, ce mercredi, la conférence de presse intitulée « Le sursaut face à l’extrême gauche », à laquelle Boulevard Voltaire a assisté, a rapidement dépassé le cadre d’une simple réaction à un fait divers. Devant les journalistes, Jordan Bardella a appelé La France insoumise à « faire le ménage chez elle », estimant que les liens entretenus avec certaines mouvances radicales ne pouvaient plus être ignorés, et a jugé que le député Raphaël Arnault, dont la responsabilité morale et politique est selon lui engagée, devrait « par décence » démissionner de son mandat.
« Si l’extrême gauche a tué ce week-end, c’est d’abord parce qu’elle bénéficie d’une complaisance médiatique et d’un certificat d’immunité » accuse Jordan Bardella. « En déshumanisant leurs adversaires, la gauche et l’extrême gauche ont franchi une ligne rouge. » pic.twitter.com/4qpruu2H9Y
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) February 18, 2026
Il a également présenté le meurtre de Quentin comme le révélateur d’un climat politique et médiatique qu’il juge profondément déséquilibré. Dès son intervention introductive, le président du RN a affirmé que la mort du jeune homme constituait « la résultante d’un climat de violence minutieusement instauré depuis des années », dénonçant explicitement une « complaisance médiatique et un certificat d’immunité offert par la classe politique » à l’extrême gauche.
Des questions de la presse qui renvoient dos à dos les violences
La séquence d’échanges avec la presse a rapidement illustré ce reproche. Plusieurs journalistes de grands médias nationaux, notamment de l’AFP, de BFM TV, du Monde ou encore du Parisien, ont multiplié les questions visant à ramener le débat vers les violences d’extrême droite, cherchant à établir une équivalence entre radicalités politiques.
Jordan Bardella s’en est étonné publiquement, observant que « le débat se déplace du terrain de l’ultra-gauche pour aller sur celui de l’ultra-droite », avant de rappeler fermement : « En l’occurrence, c’est l’extrême gauche qui a tué. » Il a insisté sur le fait que Quentin n’avait pas été victime d’un mouvement d’ultra-droite mais d’une agression attribuée à la Jeune Garde, proche de LFI.
« François Hollande se veut le chantre de la lutte contre les violences d’extrême gauche, alors que le logo de la Jeune Garde était sur ses documents de campagne en 2024 ! » Interrogé par @YannMontero, Jordan Bardella accuse la gauche de « faire le jeu du désordre ». pic.twitter.com/UcqYzEnLUA
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) February 18, 2026
Dans ce contexte, interrogé par Boulevard Voltaire sur le traitement médiatique du drame et sur la manière dont certains commentaires avaient insisté sur le profil supposé de la victime plutôt que sur la violence subie, Jordan Bardella a dénoncé une tendance à déplacer le regard vers les opinions prêtées au jeune homme, contribuant selon lui à le caricaturer politiquement afin d’atténuer la gravité des faits. Une mécanique qui participerait, à ses yeux, d’un réflexe idéologique conduisant à relativiser les violences lorsqu’elles proviennent de l’extrême gauche.
Cette perception d’un traitement médiatique biaisé s’est également nourrie de plusieurs séquences diffusées dans les jours suivant le drame. Sur France Inter, Patrick Cohen a ainsi présenté la mort de Quentin comme survenue « des suites d’une bataille rangée entre une vingtaine de militants d’ultra-gauche et autant d’ultra-droite ». Dans une autre intervention diffusée sur le service public, un journaliste du quotidien L’Humanité avait qualifié Quentin de « nazillon », une séquence qui a suscité de vives réactions et relancé les accusations de disqualification posthume de la victime.
Une complaisance médiatique et politique assumée
Cette analyse prolongeait les déclarations du président du RN, le matin, sur Europe 1 et CNews, où il a dénoncé une « indignation à géométrie variable ». Selon lui, certains médias deviennent « soudainement prudents quand les faits dérangent leur grille de lecture », nourrissant un sentiment de deux poids deux mesures dans l’opinion.
Mais la critique ne s’est pas limitée au monde médiatique. Jordan Bardella a longuement mis en cause la responsabilité politique de la gauche et du macronisme, accusés d’avoir contribué à légitimer des mouvances radicales. À la question de BV, il a notamment ciblé François Hollande, citant l’ancien Président comme exemple de cette ambiguïté : tout en se présentant aujourd’hui comme opposant aux violences d’extrême gauche, ses documents de campagne affichaient, selon Bardella, le logo et le soutien de la Jeune Garde.
« Quand on fricote avec l’ultra-gauche, quand on ouvre ses meetings, ses documents de campagne, ses tribunes à des militants ultra-violents qui considèrent leurs adversaires comme des ennemis à abattre, on fait soi-même le jeu du désordre », a-t-il affirmé devant la presse.
Il a également accusé la majorité présidentielle d’avoir une « responsabilité morale et politique » en ayant retiré des candidats lors des dernières législatives pour favoriser l’élection de députés insoumis, contribuant selon lui à l’« institutionnalisation » d’une mouvance radicale.
Julien Odoul : « Une fascination médiatique »
Une lecture partagée par le député RN de l'Yonne Julien Odoul. Interrogé par BV, il dénonce une réaction médiatique « lunaire » et une forme de fascination pour la gauche radicale conduisant, selon lui, à relativiser ses violences et à renvoyer systématiquement dos à dos ultra-gauche et ultra-droite.
« En écoutant les questions à la conférence de presse de Jordan Bardella, on avait presque l’impression que Quentin a été lynché par un groupuscule d’extrême droite » explique @JulienOdoul à @YannMontero. « L’urgence, c’est le sursaut contre l’extrême gauche. » pic.twitter.com/XR3Cv1of1N
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) February 18, 2026
Au-delà des annonces sécuritaires et de son engagement à dissoudre toute organisation violente « d’ultra-gauche comme d’ultra-droite », Jordan Bardella a cherché à installer une lecture plus large de la séquence : celle d’un affrontement politique mais aussi narratif.
Selon lui, l’affaire Quentin révèle autant une violence physique qu’une bataille autour de sa représentation publique. Une bataille qui, à ses yeux, explique désormais une partie de la fracture entre une opinion convaincue d’un traitement différencié et un système médiatico-politique accusé de minimiser, et parfois légitimer, les dérives de l’extrême gauche.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR



































99 commentaires
« Ce n’est pas nous ! Ce sont les autres ! »
Ça leur va bien à tous ces gauchistes politiques ou médiatiques ; si non le cumule des deux ; de détourner l’attention et de retourner « la faute » sur leurs ennemis politiques.
Élections législatives 2024 :
Ont-ils oublié qu’entre le 29 juin 2024 pour le 1er tour, et le 6 juillet 2024 pour le 2d tour, des élus allant du rose pâle au rouge vif en passant par le ver et les LR-Wauquiéistes, ont fait barrage au RN et demandé publiquement de voter pour les candidats LFI ?
Tels des F. Hollande, G. Attal, E. Philippe, R. glucksmann, M. Tondelier, A. Bergé dans certains cas, L. Wauquiez n’a pas demandé de voter LFI, mais ne l’a pas interdit non plus…
Liste de pro-LFIstes non exhaustive.
Il n’ont à la bouche :
– « C’est Poutine »,
– « C’est les russes »,
– « C’est Trump »,
– « C’est Israël »,
– « C’est l’extrême droite »…
C’est toujours la faute des autres, pathétiques !
Merci !!
Il faudrait que l’état classe systématiquement toutes les associations type « jeune garde » comme association « terroriste », car il ne faut pas se leurrer, cette gauche va vouloir « continuer le combat ». Et il en existe d’autres qui sont au moins aussi dangeureuses.
Le privilège rouge …on en a marre
Tout le monde se tient par la barbichette. Le monde médiatique soutient la gauche qui vote les subventions qui permet a certains médias de continuer a exister, en échange de quoi les journalistes travestissement la vérité pour lui tresser des couronnes. Tout le monde sait bien burn que si demain un gouvernement honnête arrivait au pouvoir, c’en serait fini des 4 milliards versés aux chaines publiques et de tout l’argent qui permet à des journaux comme Libé, Le Nouvel Obs, l’huma et les autres de continuer à exister faute de lectorat suffisant.
Bien pour ça et je le dis depuis fort longtemps qu’il faut arrêter de subventionner tous ces médias, audiovisuel, journaux , magazines, si manque de lecteurs ou d’abonnés et bien tant pis, qu’ils disparaissent, idem pour les syndicats d’ailleurs
IL y a des économies à faire et les Français en ont marre d’être pressés comme des citrons alors qu’on peut en faire ailleurs , des économies justement
Et pourquoi financer des journaux qu’ils ne lisent pas en plus
Est-ce que Bd Voltaire pourrait nous éclairer sur les soit disant 12 personnes « tuées » par l’Extreme Droite, dont je ne me rappelle absolument pas avoir entendu parlé. Le seul méfait « grave » qui a fait la une des Journaux de gauche pendant des jours, concernant les identitaires, est le fait d’avoir déployé des banderoles au cours de 2 ou 3 « actions » demandant un arrêt de l’immigration ou que l’on mette les OQTF dehors. C’est gravissime et méritait bien la dissolution du mouvement. Mais dans ce cas le Conseil d’Etat va aussi devoir dissoudre les Français…
« Affaire QUENTIN ». Votre titre est choquant. Ce n’est pas une affaire, c’est un meurtre.
En effet, je dirais plutôt l’affaire LFI. Ou la question de la violence gauchiste.
Je souscris à cette demande. Par ailleurs, je n’ai en mémoire que des conférences de personnalités perçues de droite qui ont été annulées à cause des risques de troubles à l’ordre public que faisaient peser des militants de gauche.
J’ai le souvenir de violences annoncées par la presse et les médias lors d’un meeting d’Eric Zemmour et de militants mis à la porte avec violence, mais c’est tout, on n’a rien dit sinon stigmatiser EZ pour violence alors qu’il devait la subir de la part d’un groupe anarchiste qui faisait
de l’obstruction à l’entrée de la salle, comme très souvent.
Je me pose aussi des questions, j’ai du mal à croire que de tels faits n’auraient pas été mis au grand jour par les médias de gauche, tout cela est fabulation pour noyer le poisson et détourner l’attention, ils sont très forts pour ça, ne pas tomber dans leur piège !!!
Il a raison, chacun peut le constater, mais sa voix porte t’elle ?
Autant ou plus que la notre.
La gauche, qu’elle soit médiatique , politique , judiciaire a tous les vices.
Assez juste remarque!! Beaucoup trop de socialistes se prevalent d une éthique qui leur fait defaut , surtout de ne pas en connaitre les fondamentaux !!!
Inutile de chercher si la justice est complaisante envers la gauche et la délinquance actuellement élevé en sport nationale en toute impunité et pas que la justice certains élus aussi.
Des policiers agressés voir même tués pour certains, un marché de la drogue avec une répression limité dont on peut penser que les milliards ne servent pas qu’à enrichir certains barons a l’étranger.
Je me souviens avoir dénoncer avec des voisins certains faits alors qu’on nous a répondu qu’on a l’œil sur ce trafic, çà a perduré. Et que penser qu’on préfère déplacer une école que d’éradiquer un emplacement de deal.
Les médias aux ordres posent des questions insidieuses dans le but de faire porter la responsabilité à l’extrême droite dans cette affaire alors que les véritables responsables sont interpellés par la police comme appartenant bien à cette milice appelée jeune garde. Du reste le silence pesant de ces médias au moment des faits est chaque fois révélateurs. Jordan Bardella a totalement raison et plus de la moitié des français aussi.
Il est évident que le monde médiatique aide la gauche et surtout l’extrême gauche. L’Arcom toujours prête à sanctionner la presse de droite, est toujours indulgente avec les dérapages de celle de gauche et notamment de France Télévisions et radio France. Mais le groupe tf1 n’est pas en reste.
Il accuse mais cela n’est pas une accusation sans fondement, il suffit de regarder une autre chaîne info que CNEWS ou Europe 1 pour se rendre compte de la frilosité des médias et de certains politiques de quel que bord qu’ils soient pour évoquer certains faits et bien souvent ils transforment les faits de façon tendancieuse, voir ils n’en parlent pas.
Il fallait évidemment intervenir. Toutefois, est ce que la mollesse du ton et de l’argumentation de M. Bardella ne va pas, une fois de plus, banaliser son intervention en ratant l’occasion de créer le choc émotionnel nécessaire ? Décidément…
Ah bon? n’importe quoi.
Mollesse de ton???Nous n’avons pas du écouter le même message.Que ce message soit perçu d’un homme de droite comme moi,ou d’une personne de gauche comme…les perceptions sont totalement opposées.
Il a raison les aprtis de la gauche au lr en passant par le centre ont fait un « front républicain » ui englobait lfi, la gauche s’est allié à lfi dans un nfp, la macronie s’est alliée à lfi également. Quant aux médias, si le rn avait fait ou dit le le 1/4 de la moitié des agissements de lfi, tous auraient demandés la dissolution du n, chose que les partis auraient appliqués
Sidérant cet extrait diffusé ce jour par RTL ! On y entendait Michel, le père de Jacques-Élie Favrot, n’exprimer aucune compassion, aucune émotion envers Quentin et sa famille. Il ne faisait qu’assurer que sa progéniture sera blanchi ! Une froideur digne d’un juge ! Et il y a en effet un juge qui s’appelle Michel Raffray Favrot, et qui a le même timbre de voix que l’homme au micro de RTL ! Étant donné que les « fact-checkeurs » de Libération n’ont toujours pas démenti cette information circulant sur les réseaux sociaux, il y a donc un ensemble d’indices semblant confirmer que le père de Jacques-Élie Favrot est bel et bien juge ! Je serais scandalisé d’une telle proximité entre des magistrats et l’ultra gauche !
Scandaleux mais pas étonnant quand on voit l’impunité dont ils bénéficient, jamais arrêtés ni gazés lors des manifestations, il est reconnu que ce sont des fils de …….. qui s’ennuient les pauvres
Quand on voit le foutoir dans les facs de sciences de lettres, les dégradations …
Les occupations de locaux.
Les syndicats étudiants d’ultra gauche et les directeurs d’universités de gauchiste .
Le problème est la loi de 2007 des universités qui leur donne trop d’autonomie. Merci Sarkozy pour cette énième bêtise.
Les syndicats comme le poing levé , révolution permanente, parti pirate devrait être interdit