Editoriaux - Justice - Presse - 15 février 2018

Affaire Maëlys : pour Alain Jakubowicz, le client est roi

Et voilà soudain Maître Alain Jakubowicz très ému après la découverte du corps de la petite fille assassinée par son client. Quelques semaines auparavant, alors que la culpabilité de Nordahl Lelandais sautait aux yeux, le même Jakubowicz réfutait sans aucun état d’âme les preuves accablantes qui s’accumulaient, allant même jusqu’à affirmer que la silhouette aux côté du conducteur de l’Audi était une dame en robe blanche au décolleté profond… Le fantôme de Marilyn Monroe en personne…

Évoquant les critiques dont il a fait l’objet, l’ex-procédurier de la LICRA déclare : “Nos concitoyens ne comprennent pas toujours le rôle d’un avocat…” Le concitoyen est un peu bête. Il ne comprend pas comment un personnage, fût-il avocat, parvient à défendre bec et ongles la version à dormir debout d’un monstre tueur d’enfant. Face à l’invraisemblable, le concitoyen – qui n’y connaît rien – pense qu’un minimum de dignité aurait dû conduire l’enrobé des prétoires à garder une certaine distance avec les mensonges grossiers de son inculpé préféré. Qu’il utilise des formules telles que « mon client dit que… », « mon client affirme ceci puis cela… », « mon client me doit 15.000 euros, etc. »

Au comble de cette émotion taillée sur mesure pour la conférence de presse, Maître Jakubowicz se déclare “fier d’assister un homme qui a été traîné dans la boue”. Reconnaissons avec lui que l’opinion n’a eu aucune envie d’enrober dans la ouate un personnage qui a enlevé une gamine de 9 ans ans pour – sans doute – la violer puis l’assassiner. Le concitoyen est cruel. Haineux. Indéfendable. Mais le client est roi. Malgré l’horreur des faits, l’avocat Jakubowicz au CV « droit-de-l’hommiste » long comme le bras n’a pas su un seul instant se détacher de cette devise de boutiquier…

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