À Nantes, les policiers municipaux veulent une arme pour se défendre
Le 12 juin prochain, les policiers municipaux de Nantes seront en grève. Un mouvement rare qui traduit l'exaspération d'agents confrontés à une délinquance toujours plus violente, tandis que le maire socialiste Johanna Rolland, réélu en 2026, continue de refuser l'armement de sa police municipale. Une position de plus en plus difficile à défendre alors que la capitale des Pays de la Loire vient de connaître quatre fusillades mortelles en l'espace de quelques semaines.
— Après quatre fusillades mortelles en un peu plus d’un mois à Nantes, la police municipale se met en grève pour réclamer le port d’une arme à feu.
Les agents estiment que les risques auxquels ils sont confrontés augmentent fortement avec l’extension du… pic.twitter.com/Jtbd656j1w
— Bastion (@BastionMediaFR) June 8, 2026
À l'origine de cette mobilisation, le syndicat Force ouvrière, majoritaire au sein de la police municipale. Dans un tract distribué aux agents, il dénonce « une victime de plus, les tirs de trop » et réclame une nouvelle fois que les policiers municipaux puissent être dotés d'une arme à feu.
Des risques « de plus en plus importants »
Pour les représentants syndicaux, la question n'a rien d'idéologique. Elle relève désormais de la sécurité des agents eux-mêmes. Interrogée par Le Figaro, Céline Pérémarty, déléguée FO, résume le sentiment qui domine, dans les rangs de la police municipale : « Aujourd'hui, nous sommes sur le terrain. Les risques qu'on encourt sont de plus en plus importants. »
La syndicaliste décrit également une réalité préoccupante. Certains secteurs sont devenus si sensibles que les interventions y sont particulièrement délicates. Dans une métropole où les règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants se multiplient, les policiers municipaux estiment ne plus disposer des moyens adaptés à l'évolution de leurs missions.
Les agents prennent pourtant soin de préciser qu'ils ne réclament pas un rôle de police judiciaire ni une implication directe dans la lutte contre les réseaux de narcotrafiquants. « L'arme, on ne la demande pas pour aller dans les quartiers régler le narcotrafic », rappelle Céline Pérémarty. Leur revendication est plus simple : pouvoir assurer leur propre protection lorsqu'ils interviennent sur la voie publique.
Une ville confrontée à une insécurité persistante
Cette demande intervient dans un contexte particulièrement dégradé. Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, Nantes affiche des niveaux élevés de violences physiques, de vols avec violence et d'infractions liées aux stupéfiants. La ville figure régulièrement parmi les grandes métropoles françaises les plus touchées par certains phénomènes de délinquance.
Les récentes fusillades ont encore renforcé ce constat. Entre fin avril et début juin, quatre personnes ont perdu la vie dans des règlements de comptes sur fond de trafic de drogue. Pour Foulques Chombart de Lauwe, principal opposant à Johanna Rolland, interrogé par BV, « quatre morts en un mois, c'est la pire séquence de l'histoire de Nantes en matière de victimes liées au banditisme ». Il met en garde : « Ça ne peut pas devenir la nouvelle capitale du narcotrafic en France. » Pourtant, Johanna Rolland continue de s'opposer à l'armement de la police municipale, estimant que la réponse doit avant tout venir de l'État. Pour Foulques Chombart de Lauwe, le maire socialiste ne peut plus se retrancher derrière cet argument : « C'est une lourde responsabilité pour Madame Rolland. »
Ailleurs, même la gauche change de doctrine
Car ailleurs, y compris dans des municipalités dirigées par la gauche, les lignes ont bougé. À Bordeaux, l'ancienne municipalité écologiste avait finalement armé sa police municipale. Même évolution à Saint-Nazaire, où les élus socialistes ont considéré que la protection des agents imposait une adaptation aux nouvelles réalités sécuritaires. Pour l'élu nantais, le refus persistant de Johanna Rolland s'explique avant tout par des considérations politiques. « Il y a vraiment un aveuglement idéologique qui doit cesser, elle est otage de ses alliances de second tour avec LFI et les écologistes », estime-t-il.
À l'inverse, la récente décision du maire LFI Bally Bagayoko de remettre en cause l'armement de la police municipale à Saint-Denis a provoqué une vague de départs parmi les effectifs. Plusieurs agents ont préféré quitter le service plutôt que d'exercer désarmés dans un territoire confronté à une forte délinquance.
À Nantes, la grève du 12 juin sonne comme un avertissement adressé à la municipalité. Lorsque ceux qui assurent quotidiennement la sécurité des habitants expliquent qu'ils ne disposent plus des moyens adaptés à la réalité du terrain, leur parole mérite sans doute davantage d'attention que les vieux réflexes idéologiques. Car pendant que les débats se poursuivent à l'hôtel de ville, les trafiquants, eux, n'ont manifestement pas renoncé aux armes.
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65 commentaires
C’est tout à fait justifié dans un pays où les armes sont paraît-il interdite et où il en circule proportionnellement autant qu’aux Etats Unis, pays dans lequel elles sont autorisées.
il ne fallait pas voter pour les fascistes d’extreme gauche!!!!
ils feraient mieux de démissionner!
c’est de la chair à canon !
Pour cette gauche, les policiers doivent se contenter de « faire les gros yeux » aux délinquants …
Bien
Georges Orwel disait, un peuple qui élit de menteurs, de renégats, etc, n’est pas victime, il est complice.
Nantais allez voter.
Qu’ils fassent comme à Saint Denis, qu’ils démissionnent et on verra ce que fera le Maire. Après, les nantais ont le maire qu’ils ont élus, qu’ils vivent avec
Tout à fait PF78 !
Face à la racaille, il est évident que les policiers municipaux doivent être armés en cas d’agression … surtout dans des villes de gauche ou c’est tolérance zéro pour l’individu normal qui ne nuit à personne et absence totale de justice pour le voyou qui nuit …
La question n’est pas de savoir s’il faut armer ou non la police municipale, la question est de savoir quelles sont les missions de la police municipale, en sachant qu’aujourd’hui, intervenir sur un simple trouble du voisinage ou mettre un PV pour stationnement gênant peut finir en fusillade ou en émeute. Après, il faut savoir ce que veulent les Nantais … un maire RN avec une PM armée, ou un maire PS avec une PM équipée de beaux uniformes avec des boutons dorés qui fait de grands sourires aux dealers. Encore faudrait-il que les Nantais retrouvent le chemin du bureau de vote (il existe des applications GPS sur les téléphones) et choisissent le bulletin qui a la bonne couleur (le daltonisme est une maladie plus répandue qu’on ne le croit).
Johanna Rolland élue par 31,82% des électeurs inscrits ? Moins du ⅓ des Nantais ont voté pour elle.
Cela fait approximativement 1/3 des inscrits qui ont voté contre et le dernier tiers qui n’a pas jugé utile de se déplacer, mais qui doit maintenant râler en entendant claquer les coups de feu sous leurs fenêtres. Il faut savoir ce que l’on veut … ce maire a été élu en respectant les règles et il occupe sa place légitimement au même titre que des milliers de maires, toutes tendances confondues, qui ont été élus dans les mêmes circonstances. Si les Nantais se désintéressent de la vie et de la gestion de leur ville, c’est leur problème, il est trop tard pour chouiner 3 mois après, ils en ont pris pour 6 ans, c’est comme ça. C’est bien dommage pour les Nantais qui ont fait l’effort de se déplacer jusqu’aux urnes et qui exprimé leur opposition, mais nous n’y pouvons pas grand chose.
Une arme n’est utile aux forces de l’ordre qu’avec le droit de s’en servir. On en est loin avec la magistrature rouge.
Ils n’ont qu’à partir dans des communes plus « responsables » ! …
Il fort possible d’obtenir des postes plus « tranquilles » ! … For sure ! … OU PAS …
Je soutiens évidemment la demande d’armement de ces policiers municipaux, mais après réflexion,pourquoi ces mêmes policiers prendraient-ils des risques pour protéger une population nantaise qui a réélu une écolo-gauchiste à la mairie ? A leur place,je ne ferai que le strict minimum ou je postulerai pour une autre ville ayant des PM armés et formés ou je pourrai bénéficier de cette formation et au port de l’arme. Le gens qui ont voté pour cette Maire ne méritent pas qu’on prenne des risques inconsidérés pour eux. C’est aussi simple que ça. Ils vont faire un jour de grève ? Ils ont raison, ils devraient ensuite faire la grève des interventions.
On en est là! Ceux qui sont sensés défendre la population en sont réduits à supplier qu’on leur donne les moyens de se défendre eux mêmes…….
Ah que maudite soit la gauche qui laisse faire de ces coups là…………….
Attendez 2027 car avec un peu de chance, les fdo pourront enfin s’en servir sinon c’est valises direct !!!