À Montpellier, une messe noire organisée dans une église pour Halloween
À Montpellier, la Maison des Chœurs, une ancienne chapelle désacralisée devenue salle culturelle, s’apprête à accueillir une soirée pour Halloween, ce 31 octobre, présentée par les organisateurs comme une performance artistique sombre, évoquant une représentation de messe noire. L’annonce a immédiatement déclenché une vive réaction, de la part du clergé catholique local, qui y voit une forme de provocation à l’encontre de la foi chrétienne. Plus qu'une simple polémique, cet événement révèle une fracture profonde entre mémoire chrétienne de la France et des pratiques culturelles modernes, symptôme d’une déchristianisation française de plus en plus perceptible.
Une messe noire dans une église
Édifiée au XVIIe siècle, la Maison des Chœurs demeure un témoignage visible de l’histoire religieuse montpelliéraine. Ses murs ont ainsi entendu résonner de nombreuses prières et ont vu moult cérémonies catholiques pendant des siècles. Bien qu’elle ait été ultérieurement désacralisée, son identité spirituelle n’a pas pour autant disparu, comme le rappelle sa fonction funéraire : deux évêques de Montpellier y reposent encore, dont Charles de Pradel, figure importante de la charité locale en tant que fondateur de l’hôpital Saint-Charles de Montpellier au XVIIe siècle. Si ce n’est plus l’âme de ces ecclésiastiques qui habitent en ce lieu, leur corps y demeurent, encore à l’heure actuelle.
Dans ce contexte, la programmation de « Dark Halloween en Église », dans le cadre du festival Ex Tenebris Lux, résonne comme un choc pour de nombreux croyants, mais aussi pour des personnes attachées au respect des morts. Certains éléments de communication ont renforcé les inquiétudes. En effet, selon la page serviteursduchrist sur TikTok, l’événement inviterait, dans « un lieu sacré », durant une « nuit profane », à des « performances occultes », à du « mapping ésotériques », à des « concerts mystiques » et « incantatoires », des « communications avec l’Interdit », avec « un seul mot d’ordre : venir possédé ».
@servantsduchrist Partagez cette vidéo pour protester contre cette énième attaque contre le catholicisme #catholic #catholique #protestation
Le clergé contre-attaque
Apprenant la nouvelle, Mgr Norbert Turini, archevêque de Montpellier, a publié, le 27 octobre, une prise de position claire, grave et argumentée. Il rappelle d’abord qu’il ne s’agit pas d’un lieu quelconque : « Ce lieu porte une mémoire spirituelle, historique et humaine qui demeure vivante dans la conscience de nombreux citoyens. » Pour lui, l’ambiguïté même du titre choisi par les organisateurs est problématique : « Le titre de cette soirée, Dark Witness en Église, au contenu ambigu, dans un tel lieu, peut légitimement choquer et, à mes yeux, n’y a pas sa place. »
Cependant, l’archevêque ne demande pas la censure. Au contraire, il réaffirme son attachement à la liberté artistique : « Je ne conteste en rien la liberté artistique, à laquelle l’Église elle-même est profondément attachée. » Mais il souligne un droit tout aussi essentiel, celui du respect des croyances de chacun : « Les croyants ont aussi le droit de dire pacifiquement qu’ils se sentent blessés lorsque des symboles religieux sont détournés » car « la laïcité », ajoute-t-il, « garantit la liberté de conscience, protège les religions et appelle au respect mutuel entre tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions. »
Inversion des rôles
Suite à la polémique, les organisateurs ont discrètement modifié leur communication, retirant les formulations les plus provocatrices. Cependant, même si les mots sont désormais différents, nul doute que le contenu de la soirée du 31 octobre restera inchangé.
Sur Facebook, les organisateurs se défendent ainsi, sous couvert de liberté artistique, en se présentant comme « la lumière qui surgit de l’obscurité », adoptant un discours renversant les rôles : eux seraient la lumière, tandis que les réactions critiques, religieuses ou simplement attachées au respect du lieu, représenteraient une forme d’obscurantisme. Ils appellent même leur public à les soutenir face au « côté obscur de la force ». Cette rhétorique, jouant sur l’ironie et la provocation, peut surprendre : ceux qui organisent un spectacle nocturne puisant dans l’imaginaire du surnaturel et du transgressif tentent d’inverser la symbolique et revendiquent sans nuance le rôle de parangons de la lumière, tandis que les voix inquiètes quant au respect du patrimoine spirituel se retrouvent accusées d’intolérance.
Fort heureusement pour Ex Tenebris Lux, ils savent qu’ils ne risquent rien : le chrétien crie beaucoup mais ne tue pas car, en vérité, il est résilient et peut être plus tolérant qu’ils ne le pensent. Il est donc aisé de s’en prendre à son héritage et à ses symboles sans craindre de représailles.
Cependant, cette polémique n’est qu’un exemple parmi d’autres actes antichrétiens qui se multiplient dans le pays. En France, on peut interdire des films parlant de l’Histoire du christianisme mais on peut laisser des « messes noires » s’organiser ainsi dans des lieux chargés d'Histoire et de spiritualité sans aucun problème. Face à cette perte du sens du sacré, il n’est alors guère étonnant de voir tant de nos églises abandonnées, souillées, profanées et brûlées.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR




































27 commentaires
Mais quand est ce que toutes ces ……. s’arrêteront ??? L’ouverture de JO un désastre intellectuel et spirituel ….. et ça continue comme a dit un certain ancien : » Jeanne, reviens !!!! «
Ce qui est rassurant c’est que la France ne peut pas tomber plus bas !
Ça, c’est pas sur!
Ex Tenebris Lux… Vade Retro Satanas!
Et une « messe bleue », ça existe aussi ?
Le seul fait que quelqu’un puisse penser à organiser une « messe noire » (quoi que celui puisse être !) montre plutôt que le christianisme n’est pas encore complètement mort en France, qu’il signifie encore vaguement quelque chose pour certains… Et en France on a le droit de se moquer des religions, même si de mon point de vue elles n’en valet pas la peine.
en France on a le droit de se moquer » principalement de la religion catholique » parceque pour ce qui concerne les » autres » ne soyez pas hypocrites, les gauchos seront vent debout pour crier au sacrilège ! Pour affirmer par ailleurs que de votre point de vue » elles n’en valent pas la peine » il faudrait que vous fûte un érudit, l’êtes vous ?
Il eut fallu que je fûte un érudit, mais je ne le fûte point, à mon grand damn !
Quand les chrétiens ne vont plus à la messe le Dimanche, quand des soi-disant archevêques prononcent des hérésies, défendant la laïcité condamnée par de nombreux papes et mise en place par des républicains dans le seul objectif de détruire la religion catholique, il ne faut pas s’étonner que des messes noires soient célébrées dans nos églises. Quand on chasse Dieu, c’est Satan qui prend la place.
Puisqu’elle est désacralisée !
par contre, qu’ y font encore ces tombes ? la bâtisse reste donc un cimétière ?
quant à ces adeptes d’une fête pour « débiles », que peut-on en attendre ? qu’ils respectent un patrimoine et son histoire ?
alors que c’est justement la négation et l’ irrespect pour tout qui les caractérisent….
Titre racoleur, étrange chez BV. En effet, une messe noire organisée dans une église pour le titre, mais des messes noires dans d’anciennes églises pour le liminaire. Quand une église est désacralisée, elle n’est plus sacrée, même Macron le dirait et sans « enmêmetemps « . Quand je ne serai plus présent dans ma maison, on en fera ce qu’on voudra, je ne reviens pas sur place pour voir les dégâts et changements.On transforme une ancienne église en logement, musée, atelier d’art, centre d’alpinisme, c’est mieux que fermer bêtement…Maintenant, une messe noire, est-ce que les « jeunes » savent de quoi il s’agit ?
Dark halloween en Église, avec un E majuscule est le titre donné par Ex Tenebris Lux. Ce n’est pas assez provocateur pour vous ? Le E majuscule d’Église évoquant l’Église universelle.
Je n’évoque pas le sujet de l’article mais l’article évoquant le sujet. Ne pas mélanger.
Stopper le règne de Satan devient urgent , qui dans cette « messe noire » sera sacrifié » à Satan ??? là est la question primordiale !
Quand on apprend que des lieux de culte ont été profanés par des jeunes dans les Landes qui ne mesuraient pas la portée symbolique de leurs méfaits, on est en droit de rappeler à l’Etat qu’il s’était engagé à maintenir la sécurité de tous les lieux saints existants avant 1905. L’Eglise se devrait peut être de rappeler à nos dirigeants ce devoir qui fait suite à une spoliation.
Et certaines mairies FRANCAISES (cf Lyon) condamnent les couleurs patriotiques au profit de couleurs étrangères. Cherchez l’erreur !
Cette fête est dangereuse
Il paraît qu’ils y sacrifient des petits bébés avant de les rôtir et de les dévorer !
ne soyez pas dans l’outrance, rien de tel ne se passera, parceque je doute vraiment que ces jeunes gens sachent ce qu’est l’occulte, d’où le danger pour eux…. mais c’est leur problème.
» A qui veut régénérer une société en décadence on prescrit avec raison de la ramener à ses racines ! »
(Pape Léon XIII)
Il faut bien que les dégénérés s’amusent.
La lumière qui surgit de l’obscurité dont parlent les organisateurs, ne serait ce pas Lucifer ?
Une Messe »noire » c’est pas un peu raciste,ça ?????