À Londres, une pièce de théâtre autour d’une Jeanne d’Arc… woke !

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Le Shakespeare’s Globe, l’un des théâtres londoniens les plus réputés d’Angleterre, va faire représenter à partir du 25 août la pièce I, Joan. Sainte Jeanne d’Arc en est le personnage principal, elle y est présentée comme « non binaire » et « queer ».

À première vue, on peut penser que la guerre de Cent Ans n’est pas terminée et que les Anglais décident de ridiculiser notre héroïne nationale. Explication peu plausible. Peut-être y a-t-il une volonté pleine de bonnes intentions de rendre plus moderne une héroïne dont la notoriété a largement dépassé les frontières de la France. Elle a ainsi été une source d’inspiration pour de nombreux écrivains et cinéastes (à Hollywood, elle fut même jouée par Ingrid Bergman). En la revisitant à la lumière de la woke attitude, la grande figure serait ainsi rendue plus accessible à un public contemporain. C’est ce que semble proposer Michelle Terry, directrice du théâtre : « Offrir la possibilité d’un autre point de vue » sur l’histoire de Jeanne d’Arc. Si telle est l’intention des artistes du Shakespeare’s Globe, on ne peut qu’être consterné lorsque l’on pense à l’histoire de ce théâtre.

Le Shakespeare’s Globe a été construit pendant la seconde moitié du XXe siècle en prenant pour modèle le Globe Theater, théâtre construit dans les années 1590 par la compagnie de William Shakespeare. Ce théâtre a été détruit par un incendie de juin 1613. Reconstruit l’année suivante, il sera finalement fermé, puis à nouveau détruit quelques années plus tard. L’actuel Shakespeare’s Globe a été construit dans un souci de respect du modèle d'origine malgré les complications techniques que cela entraînait. Le théâtre inauguré en 1997 devenait ainsi un symbole du prestige de l’Angleterre élisabéthaine et de la notoriété internationale de Shakespeare. Aujourd’hui, ce lieu semble donc appelé à devenir un temple de la culture woke, l’enjeu étant d’en faire « une organisation inclusive et diversifiée » et « un environnement dans lequel l’expérience de chacun au Shakespeare’s Globe est égale, inclusive et équitable ».

De quoi ce phénomène est-il le nom ?

Nous pouvons observer semblables tendances dans certaines des plus prestigieuses institutions du monde du spectacle.

Notamment au Festival d’Avignon. En 2018 avait lieu un « feuilleton théâtral » découpé en « performances » ou « ateliers participatifs ». Tout est dit dans les titres : « Le genre, c’est quoi ? », « Tou.t.es minoritaires » ou encore « Bal dégenré – La fête du genre ». Il semble loin, le temps de la « Semaine d’Art en Avignon » ou étaient présentées au public des œuvres méconnues de Shakespeare et de Claudel, très loin le temps où Gérard Philipe faisait rêver son public en déclamant les vers de Corneille.

En 2020, l’Académie des César a annoncé s’engager à présenter « un tandem homme-femme pour la présidence » et à renforcer « la parité, la diversité et la représentativité ». Il semble loin, le temps de la première cérémonie des César en 1976, quand Jean Gabin remettait le César de la meilleure actrice à Romy Schneider. Les figures prestigieuses du 7e art devaient sans doute être bien loin des préoccupations de ceux (ou plutôt « celles et ceux ») qui ont pris la relève.

Les artistes sont-ils toujours dans la recherche du beau ou sont-ils lancés dans une course à la woke attitude ?

Vos commentaires

23 commentaires

  1. Nous répétons que la légende de l’aide divine est archinulle, Jeanne d’Arc appartenait à la famille royale, les armes de la famille sont à la fleur de lys, ce qui était fermement réprimé en cas de fraude. Baudricourt, à Vaucouleurs, était un ami intime de la reine-mère Isabeau de Bavière. On en a marre de cette imposture historique.

  2. Les artistes dits artistes et non les vrais sont de gauche et n’ont aucun talent alors ça woke partout. Mais le pire ce sont ceux qui vont les voir et soutenir… OK seuls les amis de la macronnie y vont alors c’est limité….

  3. C’est bien triste qu’il y ait des spectateurs pour aller applaudir ce type d’ânerie dont le niveau culturel se situe au niveau du caniveau.

  4. Le Songe-d’une-Nuit-d’Eté par l’équipe du TNP et Maria Casares en Titania. Un de mes meilleurs souvenirs de jeunesse !

  5. Notre Civilisation se meurt . On y moque SES HÉROS .
    Ici , Shakespeare en premier lieu , qui mieux que personne a su décrire TOUT l’éventail des caractères propres à la Nature Humaine . Tous leurs ressorts , des plus nobles aux plus sordides . Un pur génie !
    Puis , utilisant la tutelle de sa notoriété mondiale sous le THÉÂTRE qui porte son nom , l’on moque notre héroïne nationale française . Cette si noble incarnation de la FOI . Par le DEVOIR et le COURAGE reçus et accomplis qui l’élèvent au rang de figure universelle .
    Les survivants éternels à ce type de créations burlesques et iconoclastes , ne seront certes pas les auteurs de cette farce à l’Esprit tordu , ni les acteurs qui acceptent de jouer les monstres ,et encore moins le public qui paye pour se faire mal à l’âme .
    Les Héros et Héroïnes sont les vrais  » mondialistes » . Mieux … EXEMPLES UNIVERSELS !

  6. Prions Dieu qu’il nous trouve une autre Jeanne d’Arc capable de bouter les Wokers hors de France !

    • ce n’est que le reflet de la réalité de notre civilisation, un « spectacle » conçu par des tarés pour un public de tarés.
      Toute la question est de savoir quelle ampleur et jusqu’ou cette épidémie de destructuration du cerveau va aller.

      • D’après des études, le QI a diminué dans les populations, tant en haut qu’en bas… Inquiétant. Quelques causes : l’enseignement dégradé, la télé hypnotique et lavage de cerveau, la propagande progressiste ; tout cela contribue à réduire l’esprit critique.

      • « Il a créé l’homme, il l’a fait homme et femme ». Méditons là-dessus, mais pas à la manière woke ; introduisons un peu de spiritualité dans notre réflexion…

  7. « les artistes, toujours à la recherche du beau »…. ils ont de plus en plus de difficultés à trouver le « beau » dont le « wokisme » est dépourvu… ce pauvre monde patauge de plus en plus dans la glauque-attitude, quelle tristesse.

  8. les  » Artistes » comme vous dites, s’ils avaient du talent n’auraient pas besoin d’avoir recours au  » wokisme » –

  9. Je crois me souvenir que Jeanne d’Arc a subi un examen quand elle a été jugée pour savoir si elle était bien vierge… Mais elle était non-binaire ? Et une armure c’est queer ???

  10. « celles et ceux » ! Que ces trois mots m’horripilent. Le petit roquet l’a prononcé deux fois dans la même phrase depuis sa résidence dorée de Brégançon où il se la coule « tranquilo » en faisant du jet-ski, « en même temps » qu’il a demandé aux Français d’accepter de souffrir « pour la liberté » ! Laquelle ? La nôtre ou celle des Ukrainiens ?

    • Et toute cette ridicule ecriture inclusive qui nous est imposée ! « Ils y arruveront malgré nous »

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