Immigration de travail : Marine Tondelier se fait l’avocate du MEDEF
C’est une ovation que personne n’avait vu venir. La scène s’est déroulée jeudi 27 août, lors du grand débat présidentiel organisé devant les patrons, à Roland-Garros.

Capture d'écran LCI.
Interpellée par Marine Le Pen sur l’immigration, Marine Tondelier a dégainé un argument pour le moins inattendu : un rapport du MEDEF. « J’entends Mme Le Pen nous faire des leçons sur l’immigration devant le MEDEF avec lequel je ne suis pas d’accord sur tout, certes, mais dont j’ai lu le rapport qui expliquait que l’économie française ne pourrait pas tourner, en 2050, sans 3,6 millions de travailleurs étrangers. C’est ça, la réalité… » La référence a été accueillie par des applaudissements nourris. Et la patronne des Écologistes de s’en amuser : « Je suis applaudie par le MEDEF et je m’en réjouis. »
« Nous avons déjà 10 millions d’inactifs, il faut donc faire venir 3,8 millions de travailleurs étrangers »
Ces gens sont FOUS, https://t.co/oWQgbouDdK
— Le Glaive (@LeGlaive) August 27, 2026
Mme Tondelier peut en effet s’étonner de cet adoubement. Elle qui prétend régulièrement combattre le capitalisme pouvait légitimement s’attendre à un accueil moins chaleureux du MEDEF. Comme quoi, certains ont parfois la mémoire courte…
Une contre-vérité tenace
Revenons sur les propos tenus et sur cette théorie déjà mille fois débunkée selon laquelle l’économie française aurait besoin de toujours plus de travailleurs étrangers pour tenir debout. Aussi idiote que tenace, cette thèse occulte un élément essentiel : la France dispose déjà d’une réserve importante et inexploitée de main-d’œuvre. L’Observatoire de l’immigration insiste précisément sur cette contradiction. « Plus de 4 millions de personnes, en France, sont au chômage ou dans le halo du chômage. Dans ce contexte : le besoin d’une immigration nombreuse et peu qualifiée n’existe pas », explique ainsi son directeur, Nicolas Pouvreau-Monti. Celui-ci démontre également que le recours massif à une « immigration de travail » tend à « entretenir ce problème plutôt qu’à le résoudre ».
📺 « En France, plus de 4 millions de personnes sont au chômage ou dans le halo du chômage. Le recours massif à une "immigration de travail" contribuerait à entretenir ce problème, plutôt qu’à le résoudre. »@NPM_OID dans « Le Club Idées » @LeFigaroTV ⬇️ pic.twitter.com/tvgO7weQ6n
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) June 26, 2026
Les données relatives à l’emploi invitent, en effet, à relativiser le discours sur l’immigration comme réponse aux besoins économiques. Selon les données de l’INSEE, le taux d’emploi des immigrés originaires d’Afrique demeure inférieur à celui de l’ensemble de la population. Le data analyst Marc Vanguard relève, de son côté, « une surreprésentation dans les professions à faible valeur ajoutée » ainsi que des taux d’activité, de chômage et d’emploi moins favorables que la moyenne nationale.
Notre immigration se caractérise en effet par :
- une surreprésentation dans les professions à faible valeur ajoutée
- des taux d'activité, de chômage, et d'emploi nettement moins bons que la moyenne nationaleCes deux caractéristiques alimentent à la fois le recul de notre…
— Marc Vanguard (@marc_vanguard) April 18, 2026
A l’heure où la robotique et l’IA s’apprêtent à remplacer une partie des jobs à faible niveau de qualification, continuer à promouvoir une immigration structurellement peu instruite relève d’une absence totale de bon sens, voire d’un technoscepticisme crasse.
Quand la gauche et le patronat collaborent
Surtout, la séquence de Roland-Garros illustre une alliance de circonstance entre patronat et gauche, réunis autour d’une même demande d’ouverture croissante des frontières. Leurs intérêts convergent : les uns recherchent une main-d’œuvre bon marché et corvéable ; les autres sont en quête d’un électorat de substitution. Le tout sur le dos des Français qui paient, cash, les pots cassés. Car l’importation de millions d’individus prêts à travailler pour des salaires de misère maintient mécaniquement ces métiers dans la précarité plutôt que de pousser les employeurs à augmenter les rémunérations ou à investir davantage dans la productivité. Au bout d’un certain temps, ces emplois sous-payés ne sont plus occupés que par des étrangers, ce qui permet alors à la gauche d’accuser les Français de fainéantise et d’appeler sournoisement à encore plus d’immigration. La boucle est bouclée.
Pour Olivier Dussopt, dans certains métiers, "la France ne fonctionnerait pas sans l'immigration"https://t.co/tV1mCipqcU pic.twitter.com/jYMqxYO05O
— BFM (@BFMTV) June 19, 2023
Les conséquences de l’immigration – dite « de travail », mais surtout de masse – ne sont d’ailleurs pas qu’économiques. Crise du logement, baisse du niveau scolaire, système de santé débordé, tensions culturelles, insécurité et développement de l’islam conquérant sont autant de sujets que le simple raisonnement comptable sur les « besoins de main-d’œuvre » ne saurait évacuer. Après plusieurs décennies d’expérience malheureuse, plus personne n’est censé ignorer cette réalité. Encore moins des responsables politiques ou des organisations patronales. Ceux qui continuent malgré tout de militer, d’une manière ou d’une autre, pour la poursuite de la « submersion » migratoire devraient donc être tenus pour responsables des conséquences de leur idéologie.
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82 commentaires
Tout est dit dans cette sortie de M Tondelier ou l’on voit l’alliance objective de la Gauche avec la droite centro européiste. Le reste n’est que de la posture pour aveugler le bon peuple. M. Kast a parfaitement expliqué ce qu il en est de la réalite et c’est ce qui permet de comprendre que tous ces partis gaucho-ecolo-centro-droito sont esclavagistes et colonialistes.Et quand je pense qu’ils se qualifient d’humanistes…!
Une forte immigration étrangère avec des salaires revus à la baisse amènera une paupérisation de la classe ouvrière.
Et ça la grande industrie en rêve.
C’est bien pour ça qu’ils veulent en faire venir toujours plus, pour les payer au prix qu’il plaira à certains patrons, et nous devrons accepter ces salaires, malgré les lois, voilà où nous en sommes
Le MEDEF déçoit par son manque de fibre patriotique. Ce bas calcul de petits épiciers pour une main d’oeuvre moins chère et moins qualifiée est un calcul à court terme préjudiciable à leurs héritiers.
Tout à fait.
Les « patrons » français jouent CONTRE les français depuis longtemps : dès que le GENERAL
a sorti la France de l’ornière ,en 1964, ils s’en sont débarrassés ( mai 1968 : sa réponse intelligente de créer » la participation des salariés aux bénéfices « ils ne l’ont pas soutenu !
L’appel à des TRAVAILLEURS étrangers ç’était possible avec des polonais , des italiens , des portugais …, mais PAS avec des » FAINEANTS de naissance » venant des pays de pirates et de sous développés intellectuels .
Les vrais patrons c’étaient des gens modestes comme François MICHELIN, soucieux de « leurs » travailleurs ;et c’est pour cela que j’appartiens à la « gauche » du RN !!!
Travailleurs étrangers mais d’où ?
On sait très bien que tous ceux qui viennent d’Afrique ou autres pays arabo musulmans ne travaillent que pour 20% d’entre eux et qu’ils nous coûtent très cher pour les loger + l’ AME + les prisons donc oui mais que pour ceux d’Europe, la vraie, pas l’UE dictatoriale !
Quand on voit les stats de France Travail, ils occupent une grande partie des inscrits enfin pour ceux qui sont en situation régulière, pour les autres, c’est énorme et on veut en importer plus, pour grossir encore ces stats et le reste
Ce n’est pas nouveau ! Les gauchistes promeuvent l’immigration pour détruire le pays qu’ils détestent. Le grand patronat et certaines branches comme la restauration, car généraliser la réalité des chefs d’entreprises aux discours du MEDEF est une ânerie, promeuvent l’immigration, y compris en violant sciemment la loi au travers du recrutement d’illégaux, pour s’assurer d’une ressource proche de l’esclavage et tirer ainsi les salaires moyens vers le bas.
Il faut se rappeler que lorsque le gouvernement voulut suspendre l’immigration en 1974, un de ses plus féroces opposants ne fut pas le parti communiste français mais le CNPF de François Ceyrac, l’ancêtre du MEDEF d’aujourd’hui, qui refusait une mesure qui mettait en place un contrepoids efficace au dumping social que constituait l’emploi d’une ressource sous-payée par rapport aux ouvriers nationaux !
Le MEDEF, c’est la FNSEA des entreprises ! Des faux patriotes qui ne représentent que les intérêts des grands groupes mondialisés.
Exact et c’est étrange car si je n’aime pas mon pays, je m’en vais comme tous ces migrants qui viennent chercher bonheur ici .
Ces gauchistes jouissent uniquement de détruire car sinon, ils seraient déjà partis !
EX : en 2027, si pas de souverainiste au pouvoir, ben je m’en vais et j’ai déjà tout prévu.
J’acquiesce