[POINT DE VUE] Attentat contre Donald Trump : un assassin « très intelligent »
Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l’attentat spectaculaire dont a été victime Donald Trump, dans la nuit du 25 au 26 avril, au cours du traditionnel dîner des correspondants de presse de la Maison-Blanche. À plus d’un titre, le dîner était, même avant le premier coup de feu, une grande première. C’était la première fois que Trump acceptait de se rendre à ce dîner, après avoir abondamment fustigé la presse « méchante », selon ses propres termes – un comble pour quelqu’un qui a fait des basses attaques sa marque de fabrique en termes de communication. C’était également la première fois que le spectacle n’était pas assuré par un humoriste – on sait que le monde du spectacle n’a guère tendance à épargner l’actuel président qui, de son côté, n’a pas beaucoup d’autodérision. Cette année, c’était un magicien mentaliste qui passait de table en table pour faire des tours de prestidigitation. C’était la première fois que le président n’avait pas prévu – mais on se trompait peut-être - de faire un discours plein de second degré et d’esprit, comme c’est l’habitude pour cet événement.
L’attentat, en revanche, n’était pas une grande première. Ni dans ce lieu précis, puisque le dîner des correspondants de presse avait déjà été le cadre d’un attentat contre Ronald Reagan, ni en termes d’attaque contre Trump, lequel, on le sait, avait déjà été visé par un autre attentat, lors de l’un de ses meetings de campagne. On espérait que le Secret Service serait plus performant que lors de cette dernière occurrence : il n’en a rien été. Malgré leur grand courage, en particulier celui de l’homme qui s’est interposé pour défendre la vie de son président, leur inertie a été préoccupante.
Théories complotistes
Alors maintenant, que sait-on ? On sait que l’assassin, un certain Cole Tomas Allen, est apparemment un individu très intelligent, qui considère Trump comme un « pédophile et un violeur ». Il a envoyé un manifeste à sa famille, dix minutes avant le début des tirs, indiquant qu’il souhaitait faire le moins de victimes possible, qu’il visait explicitement des membres de l’administration Trump et utiliserait, pour éviter les dommages collatéraux, des plombs au lieu de balles. Il ajoute, dans ce texte, une référence chrétienne (« Tendre l'autre joue, c'est pour ceux qui sont eux-mêmes opprimés »), indiquant en outre qu’il considère les frappes américaines contre l’Iran comme illégales. Enfin, après avoir indiqué qu’il faisait partie d’un groupuscule non violent héritier des idées abolitionnistes de Lincoln, il s’étonne (et comment, pour le coup, ne pas être d’accord avec lui ?) du fait qu’il puisse entrer dans l’hôtel Hilton et y prendre une chambre sans avoir été fouillé, alors qu’il possède plusieurs armes…
Après avoir noté, pour la petite anecdote, que Cole Tomas Allen, comme John Wilkes Booth et Lee Harvey Oswald, est un assassin présidentiel à deux prénoms, on est tout de même obligé de reconnaître qu’il reste plusieurs choses remarquables, dans cette affaire. Il y a le sujet de la sécurité, évidemment. Il y a aussi la floraison de théories complotistes, parmi lesquelles l’histoire de cet ancien de Goldman Sachs continuant son dîner au milieu du chaos, « comme s’il savait ce qui allait se passer », disent déjà les théoriciens les plus farfelus. Et puis, parce qu’au milieu de la tragédie, les Américains ne manquent jamais de rire un peu, il y a le spectacle de ces journalistes pourfendeurs du pouvoir évacuant la salle de bal à quatre pattes dans le sillage de l’inoxydable Donald…
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38 commentaires
C’est juste sidérant d’incohérence de faire passer Trump pour un héros dans cette tentative d’attentat ! Qu’on me démontre en quoi Trump mériterait un regain de popularité et de passer pour le brave des braves juste par le fait qu’il fait gaiement ripaille pendant que son US Secret Service neutralise un assaillant illuminé à l’étage au-dessus de la salle de gala de la presse où on fait la bamboula ? Il est où l’acte de bravoure, d’exceptionnel héroïsme dans cette situation subie passivement par ce président US qui n’a jamais été en danger de mort une seule seconde ?
Il n’y a pas de complot. Cela se passait dans un grand hôtel où les clients pouvaient vaquer ( entrer et sortir ). Il y a là un problème si ces « infos » sont justes. On a présenté le potentiel tueur comme un fou ( c’est souvent le premier réflexe ). Maintenant, le fait qu’il soit intelligent ( à définir ) est assez neutre dans cette affaire. Si l’on prend certains membres de sectes ( Mandarom, déclarée comme secte et bcp d’autres… ), leurs disciples étaient très souvent ingénieurs, médecins etc
Roswall, bonjour. Vous avez raison de rappeler que « Cela se passait dans un grand hôtel où mes clients pouvaient vaquer (entrer et venir) ». Il ne pouvait en être autrement pour des raisons financières. Le gala du 25 avril 2026 n’a pas été payé par le gouvernement US mais par le syndicat de la presse accréditée qui a réservé la grande salle du Washington Hilton, invité le gouvernement et déboursé au strict minimum 25.000 $ pour cette location, le dîner et l’animation.
Pour s’assurer d’un hôtel vide de manière à garantir la sécurité et ne pas faire côtoyer la clientèle hôtelière avec le président, les officiels de l’administration et les participants au gala, le syndicat de la presse aurait dû réserver la totalité du Hilton pour toute la journée du 25 avril et la nuitée du 25 au 26 avril.
Cet hôtel comprenant 1.070 au prix minimum de 400-450 € (337 $ en promo) et 47 Suites à 1.000 $, cela fait au bas mot 525.000 $ avec la compensation de la fermeture (pertes d’exploitation) des restaurants, des lounges bars, du Club, du Room Service et autres prestations. Au total le syndicat de la presse aurait dû décaisser au moins 550.000 $ au lieu de 25.000 €, ce qui est inenvisageable pour un dîner de gala. C’est pour cette raison que le tireur Cole Tomas Allen a pu louer trois nuitées du 24 au 26 avril au Hilton (source : ministère de la Justice US).
Va t’il encore continuer longtemps son cirque? Tout ça pour ne pas parler de l’affaire EPSTEIN?…À suivre…
De ce que j’ai récolté auprès du ministère de la justice, du procureur fédéral de Washington et de la presse US, voilà les armes dont était porteur Cole Tomas Allen au moment de sa tentative d’attentat.
—- 1/- Fusil à pompe MOSSBERG MAVERICK 88, calibre 12, mécanisme à pompe, canon 66 à 71 cm, crosse repliable style commando, 8 cartouches (7+1) et réserve de 6 cartouches supplémentaires. Arme achetée le 17 août 2025 en Californie chez Turner’s Outdoorsman.
—- 2/- Pistolet semi-automatique ARMSCOR sur base PA COLT M1911, calibre 38 auto (9 mm), canon 3,75 pouces, 8 cartouches (7+1). Arme achetée le 6 octobre 2023 chez CAP Tactical Firearms .
—- 3/- Couteau de combat (genre survie de Rambo) sur base couteau militaire KA-BA, lame d’environ 17 cm, poignée cuir.
—- 4/- Couteau de lancer, tout métal, à tête triangulaire à double tranchant.
—- 5/- Deux couteaux de combat à double tranchant (dont un couteau tactique de botte à lame en spear point), lame d’environ 11/12 cm.
Aussi lourdement équipé, Allen aurait pu causer de gros dégâts au gala de la presse. Il a été neutralisé par l’US Secret Service qui, contrairement à ce dont on l’accuse, a rempli son rôle et protégé le président.
L’attentat du 13 juillet 2024 contre Donald Trump à Meridian en Pennsylvanie semble souffrir des mêmes lacunes de sécurité que ce dernier attentat, propres à alimenter le complotisme et jamais élucidés : un accès inouï à la cible. Qu’il y ait eu en Pennsylvanie un important couloir de tir négligé par les services secrets est concevable, tout comme le couloir d’approche de la cible à ce gala ; mais que deux criminels les connaissent (fortuitement?) et les utilisent reste un fait troublant.
Sommes-nous sûrs qu’en cas d’élection d’un Président RN la même menace ne pèse pas sur lui venant d’un fou furieux dont notre pays regorge ?
Vous avez raison. Un fou ( ou pas si fou d’ailleurs ) peut agir. Souvenons nous de la gifle qu’a reçue E. Macron. Heureusement que l’homme n’avait ni pistolet ni couteau. E. Macron a couru _ contre toute règle de sécurité _ vers ce petit groupe d’individus où se trouvait ce… gifleur.
Quelles preuves d’intelligence il a fait la démonstration … et je ne parlerais même pas des médias qui osent le qualifier ainsi ….
Effectivement! C’est une preuve d’intelligence supérieure que de forcer le passage au milieu d’agents armés et entraînés!
Pas si intelligent que ça, le gars. Parce que sinon il aurait deviné qu’il n’avait quasiment aucune chance de réussir et que son geste n’allait que renforcer la pub pour celui qu’il cherchait à éliminer ! Cela montre en tout cas, une fois de plus, que la société occidentale est malade d’une violence entretenue, il est vrai, par ses leaders qui font constamment de la surenchère verbale violente. Un monde qui rejette le message de paix de l’Evangile a peu de chance de perdurer.