Selon un sondage du CSA pour CNews, 73 % des Français estiment que notre système social favorise trop l’assistanat. Parmi ceux-ci, 50 % des électeurs de gauche le pensent, contre 88 % des électeurs de droite. Dans le même temps (hasard ou coïncidence), Sandrine Rousseau vient nous expliquer que « la valeur travail est une valeur de droite ».

Ces chiffres, assez marquants, surtout en période de crise, appellent plusieurs réflexions.

De quoi parle-t-on quand on évoque ce concept fourre-tout d’assistanat ?

D’allocations chômage, système contributif et solidaire ou d’aides sociales non contributives dont peuvent bénéficier, à des degrés divers, tous ceux qui sont présents sur le territoire français ? On a d’ailleurs assez parlé, à ce sujet, de ce système social autrefois exemplaire et aujourd’hui devenu fou qui est, depuis des décennies, une véritable « pompe aspirante » pour l’immigration clandestine venue du Sud. Il est clair qu’il faut réformer ce système social, créé après-guerre pour une France au corps social unifié et que, économiquement mais aussi socialement, nous ne pouvons plus supporter. Le nœud du débat, l’éléphant dans le magasin de porcelaine, le grand tabou est bien le coût de cette immigration qui, de surcroît, ne veut plus s’intégrer à la France.

Sur le plateau de CNews, Ivan Rioufol (« La Belle Équipe », 15/9) explique qu’il faut plafonner ces aides sociales. Il va même plus loin et met les pieds dans le plat : pourquoi faire profiter de notre système social, fruit de la solidarité nationale, ceux qui, ouvertement, édifient sur le sol français une contre-société ? D’un système humain, solidaire et exemplaire créé après-guerre, des décennies de politique favorisant l’immigration et une gestion aléatoire des coûts ont fait un système en faillite. La solidarité nationale, étendue partout, à tous, de façon indiscriminée et inconsidérée, fruit d’un égalitarisme idéologique, s’est transformée en monstre dévorant notre cohésion nationale tout autant que nos finances publiques. Le système est devenu orgiaque, le monde entier vient se soigner chez nous (CMU, fausses cartes Vitale), s’instruire chez nous (école gratuite), se loger chez nous (APL), accoucher chez nous (demandez aux Mahorais et aux Guyanais ce qu’ils en pensent), etc.

Récemment, l’affaire du relevé de la CAF du Bas-Rhin qui montrait que, en actionnant tous les leviers de « l’aide sociale », un couple avec dix enfants a reçu, au mois d’août, un peu moins de 6.000 euros d’allocations, a beaucoup scandalisé. Les impôts, notamment de ceux qui travaillent, doivent-ils servir à financer ce genre d’aberration économique et sociale ?

Petite précision, néanmoins, pour ce qui concerne les allocations familiales qui sont, pour certaines, déjà plafonnées : depuis 2015, elles ne sont plus attribuées, de manière égale, selon le nombre d’enfants à charge mais sous condition de ressources. Ceux qui ont des revenus considérés trop élevés pour les recevoir paient donc, par le biais des charges et impôts dont ils s’acquittent, pour les autres. Or, leur nombre d’enfants à charge n’a pas diminué pour autant ! Cette révolution de l’universalité des allocations familiales montre que le pouvoir – en l’occurrence le gouvernement de François Hollande - était bien conscient que le système s’effondrait : à charge pour les classes moyennes d’assumer, par les charges sociales, le coût financier des prestations qu’elles ne touchaient plus.

Le socialisme dans ses œuvres

Et l’on ne parle même pas du sens du sacrifice et du goût de l’effort et du travail que ceux qui ne vivent que de l’assistanat ne connaissent pas. Quand le système est vicié, il engendre des comportements désastreux. Et cela, les Français le voient et le rejettent, le sondage CSA-CNews ne dit pas autre chose.

Mais entendons-nous bien : une chose est de se retrouver au chômage et de bénéficier, fort justement, de la solidarité nationale. Le chômage est alors une épreuve car il ne suffit pas, quoi qu’en dise Emmanuel Macron, de traverser la rue pour trouver un emploi : un cadre ayant passé la cinquantaine peut difficilement se transformer en infirmier ou en chef de cuisine. Autre chose est de préférer vivre du système que de rechercher un emploi.

Dans ces deux cas de figure, il ne s’agit pas des mêmes personnes.

6154 vues

15 septembre 2022

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.

31 commentaires

  1. Les assistés sont les plus riches.

    Ce qui nous coûte le plus cher est notre appartenance à l’union européenne. Elle veut plus d’immigration et veut détruire nos services publics.

  2. A qui profite l’immigration ? Aux groupes de distribution ,donc, aux marchands, aux grands groupes de constructeurs , au personnel des associations d’aide aux clandestins, sous disant bénévoles qui sont rémunérés.Aux partis de gauche et diverses associations anti racistes , aux avocats, … à tous les cafards et corbeaux.

  3. Adoptez le système canadien social et de chômage dans son ensemble, les prestataires n’y resteront pas longtemps, c’est garanti. Beaucoup mieux de se trouver un emploi, le quitter pour un autre meilleur sans aller au chômage bonifiera la période des prestations en cas d’obligation. Je suis bi-national.

  4. Le crime profite aux criminels qui veulent nous remplacer. Il est légal et souhaité de repeupler la France par des peuplades exogènes. Dès lors qu’un homme peut avoir une femme légale en France et 40 concubines à l’étranger, chacune ayant 5 à 10 enfants reconnus par lui, un seul homme (polygame de fait) pourrait toucher légalement les allocs pour 200 à 1000 enfants, et en plus avec les remerciements de l’état pour cette prolificité. Après il y a le regroupement familial car il est inhumain d’avoir fait rentrer dans l’hexagone tous ces enfants sans leur mère, la mère de leur mère etc.
    J’ai connu un chef de canton (ancien combattant « tirailleur) dans un pays africain qui avaient 20 épouses locales achetées/nourries avec sa maigre solde d’ancien combattant (maigre pour nous mais une fortune pour lui dans son pays). A cette époque il ne lui serait pas venu à l’idée de venir en France, aujourd’hui, oui.

Les commentaires sont fermés.

  Commenter via mon compte Facebook

  Commenter via mon compte Twitter