6 août 1705 : la canicule qui fit exploser les thermomètres du Roi-Soleil
Alors que la France s’apprête à affronter une nouvelle vague de chaleur, en ce début du mois d’août 2025, l’Histoire nous rappelle encore et toujours que les canicules ne sont pas uniquement le fait de notre époque. En effet, bien avant l’ère industrielle et le réchauffement climatique tel que nous le nommons, le 6 août 1705, la France de Louis XIV fut le théâtre d’une chaleur si intense qu’elle entra dans les annales. Ce jour-là, à Paris, les thermomètres explosèrent littéralement, incapables de contenir la température qui grimpait sans relâche.
Une chaleur à faire cuire des œufs en plein soleil
Ce fameux 6 août 1705, à l’Observatoire de Paris, le thermomètre de référence installé par Jean-Dominique Cassini depuis vingt-quatre ans céda sous la pression. En effet, la chaleur avait fait monter la liqueur à un niveau si élevé que le liquide, sous l’effet de la pression, provoqua l’éclatement pur et simple de l’instrument. Dans un mémoire rédigé l’année suivante, l’astronome Jacques Lahire écrivit que plusieurs thermomètres de la capitale avaient subi le même sort. Selon l’astronome et physicien du XIXe siècle François Arago, la température à Paris, ce jour-là, aurait alors atteint les 39 °C.
La belle-sœur du Roi-Soleil, la princesse Palatine, livra dans sa correspondance un témoignage saisissant de la canicule de 1705. Avec son style direct et sans détour, elle écrivait, le 13 août : « Je sue d'une façon extraordinaire. Voici deux mois qu'il n'est pas tombé une goutte de pluie. Je n'ai jamais vu un été tel que celui-là, et la chaleur augmente chaque jour. Les feuilles sur les arbres sont desséchées comme si le feu y avait passé. » L’épouse de Monsieur confia également qu’elle refusait catégoriquement de se rendre à Paris en pareille saison, décrivant la capitale avec des mots sans concession : « Cet endroit horrible, puant et très chaud. L'extrême chaleur y fait pourrir beaucoup de viandes et de poissons, et cela, joint à la foule de gens qui pissent dans les rues, cause une odeur si détestable qu'il n'y a pas moyen d'y tenir. »
D’autres effets concrets de cette chaleur furent également relevés dans tout le pays. Dans les campagnes du Midi, on déclara que les vignes furent littéralement brûlées par le soleil. On rapporta aussi que des œufs auraient cuit sur les pierres au soleil, tant la chaleur était accablante. La sécheresse intense accompagnant l’épisode caniculaire provoqua une baisse drastique des niveaux d’eau, favorisant l'apparition de certaines maladies et épidémies. Le peuple, déjà éprouvé par les guerres et la famine, fut frappé de plein fouet par cette calamité climatique. Le bilan humain est aujourd’hui estimé entre 200.000 et 500.000 morts.
Une canicule au milieu d’un âge glaciaire
La canicule du 6 août 1705 constitue ainsi un événement météorologique remarquable, non seulement par son intensité, mais aussi par le contexte dans lequel elle s’est produite. En effet, à cette époque, l’Europe traversait le Petit Âge glaciaire, une période de refroidissement climatique s’étendant du XIVᵉ au XIXᵉ siècle. Les hivers y étaient alors longs et rigoureux, les étés souvent frais et humides, et les récoltes peu abondantes.
Cependant, ce qui rend l’événement de 1705 particulièrement marquant, c’est le contraste brutal, quatre ans plus tard, avec l’hiver de 1709, considéré comme l’un des plus froids de l’Histoire européenne moderne. Cette année-là, les températures descendirent jusqu’à -20 °C à Paris, gelant le vin dans les caves, provoquant des dizaines de milliers de morts et la destruction de nombreuses cultures.
Dans ce cadre, une vague de chaleur atteignant près de 39 °C à Paris apparaissait comme un phénomène anormal. Pourtant, les archives révèlent qu’elle ne fut pas totalement isolée : des étés très chauds avaient déjà été recensés, notamment en 1636 et 1639, et d’autres allaient suivre pendant le XVIIIe siècle, en 1719, en 1757 ou encore en 1793, lorsque la tempête révolutionnaire fut à son apogée.
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79 commentaires
Ha là là, s’il y avait eu des écolos à cette époque, ils s’en seraient donné à coeur joie!
Gouverner par la peur de la guerre, des virus, du climat (entre autres), çà fait « petit joueur ».
Mourir d’un bras armé d’un couteau, n’est donc pas bien grave ! (fait divers ou d’hiver ?).
15 degrés ce matin en RP.
Du jamais vu en plein été.
Sur wikipedia, l’article « Petit âge glaciaire » est très documenté et pas polémique du tout. A lire de toute urgence.
Oui, il se passe des choses sur le climat mais c’est bien plus complexe que la pensée fasciste des écologistes.
Qu’il en ait la naïve conviction ou non, n’est pas l’homme qui fixe ou décide du rythme ou de l’effet thermique des saisons, mais la nature, elle même. Une vérité qu’il serait bon de rappeler à tous nos « savants » de salons d’avant garde.
Ce que je ne comprends toujours pas c’est que nul, ou presque à notre époque ne mentionne jamais le cycle de M. Milankovitch. Il est pourtant très révélateur sur les fluctuation climatiques sur notre terre. Mais, là aussi ce cycle est discrètement glissé sous le tapis ! C’est de la désinformation ou de la propagande pour affoler le peuple et lui imposer tout et son contraire !
Les cycles de Milankovitch, c’est sur des dizaines de milliers d’années. Cela n’intéresse ni les hommes politiques pour qui l’échéance se compte en semaines ou en mois, ni les médias pour qui l’échéance se compte en jours…
Je vous le dis, les Ecolos vont crier à la faknews !
C’est alors que le roi soleil est devenu impopulaire ?
Passionnant et instructif
les raisons endémique de=u réchauffement sont une véritable connerie juste bonnes a nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Voire les livres « les vrais raisons du réchauffement climatique » et « histoire du climat depuis l’an mil » de Emmanuel Le Roy Ladurie.
Hé oui , tout cela correspond a des cycles solaires et galactiques que nos scientifiques ont oublié , ou n’ont jamais eu connaissance. Il suffit de voir les tableaux de nos cher artistes peintre, les modes vestimentaires au fil des siècles, pour comprendre toutes ces variations climatiques ,que l’on nous cache, afin de mieux assoir le réchauffement climatique actuel . Heureusement qu’il y a des curieux qui fouillent les archives . ! ! ! !
Nos scientifiques, comme vous dites, savent, contrairement à vous, ce qu’est une distribution gaussienne. Vous pouvez rechercher « loi normale » sur wikipedia. Vous y verrez que lorsque l’on fait une série de mesures, on trouve qu’il existe une valeur moyenne, et on mesure un écart type, aussi appelé largeur à mi-hauteur et on peut calculer la probabilité que telle ou telle valeur mesurée s’écarte de la valeur moyenne de tant de fois l’écart type. Je parle peut-être javanais pour vous, mais vous avez peut-être déjà entendu parler de crues centennales. La plupart du temps telle rivière a tel débit, et de très rares fois (une fois par siècle ou moins) la rivière peut complètement déborder de son lit. Et à l’inverse (de l’autre côté de la gaussienne), on peut avoir des moments où la rivière est à sec.
C’est la même chose pour la météorologie. Et vous ne semblez pas comprendre non plus la différence entre climat et météorologie. Si je peux vous rassurer, la galaxie n’a rien à voir avec le climat terrestre. La quantité d’énergie solaire reçue par chaque mètre carré de la surface terrestre (au-dessus de l’atmosphère), quant à elle, a un nom, elle s’appelle la constante solaire. Il y a des cycles du soleil, le plus connu étant un cycle de 11 ans (avec un maximum l’année prochaine) mais on est en train de parler de variations inférieures à quelques pourcents. (idem recherchez constante solaire sur wikipedia).
L’orbite et l’inclinaison de l’axe de la Terre varient dans le temps autour d’une moyenne et suivant des évolutions lentes. Mais contrairement à ce que vous semblez imaginer, de manière complètement prévisible et ce n’est pas une surprise si aujourd’hui les périodes paléontologiques sont calculées par la mécanique céleste. Je vous encourage à lire la page wikipedia sur Jacques Laskar (digne successeur de François Arago qui est cité dans l’article). Et si on se fie à ces données le climat de la Terre devrait être plutôt en train de se refroidir progressivement que de se réchauffer. Or, on observe l’inverse. La seule cause est la multiplication du nombre d’humains par 8 en un siècle et le fait que l’humain d’aujourd’hui consomme en gros 600 fois à 1000 fois plus d’énergie, directement ou indirectement chaque jour.
Certes vous qui semblez bien plus au courant de tous ces phénomènes que les personnes dont c’est le travail depuis des années devez forcément avoir raison. Et quand bien même les faits vous donnent et continuerons à vous donner tort, vous persisterez à penser que vous savez mieux que « nos scientifiques ». Bien à vous.
Pour qu’une courbe de Gauss puisse avoir du sens, encore faut-il qu’il existe « une norme », c’est à dire un phénomène mesurable et récurrent. Le problème avec le climat qu’il existe tellement de paramètres à prendre en compte qu’il est extrêmement difficile d’effectuer des relations causales entre les différents phénomènes. Ainsi il est difficile, voire même impossible d’effectuer un lien entre activité humaine et climat car ces deux phénomènes sont par eux-mêmes extrêmement difficiles à définir et donc à mesurer. Par conséquent seuls des calculs de type ceteris paribus sont possibles. Ce qui est déjà pas si mal. Mais vouloir considérer que de tels calculs permettent de fournir une vue holistique de la situation n’est pas autre chose que du lyssenkisme pur et simple. Mais il est vrai que le lyssenkisme constitue le mode de raisonnement « scientifique » de la gauche et donc des escrolos !
Il faut également que les phénomènes observés soit récurrents pour un déduire une loi « normale ». Or ici, il n’existe pas de normes. La nature, depuis la nuit des temps n’en fait qu’à sa tête.
Au début du 14° siècle, les anales rapportent qu’on a pu certains étés, traverser le Rhin, la Seine, le Rhône, le Danube à pied sec (et pas sur un pont)…
Pour ce qui est des « anales » j’imagine que vous vouliez parler de la météo dans un trou perdu…
Bien à l’ombre aussi …
Curieux, il me semble pourtant qu’il n’y avait pas de moteurs thermiques en 1705, ni de climatisation,ni de chauffage électrique,ni d’avions,ni de tankers, ni cargos de marchandises. Mais comment cela a pu être ? On nous aurait menti avec le « réchauffement climatique » ? Très drôle.
Oui , mais les réchauffistes ou réchauffeurs vous diront qu’il y avait les pets des chevaux, vaches, cochons … mais surtout, les pets de l’homme blanc …
@Boxer. Excellent commentaire , vous avez tout à fait raison,
J’ai eu un peu la même pensée que vous, tout ce qui pollue soit disant de nos jours n’existait même pas à cette époque, faudrait peut être leur faire rentrer dans leur tête vide !!!
Ben oui. En été, il peut faire chaud. En hiver, il peut faire froid.
J’ai toujours le souvenir d’une sortie louveteau dans le Bois de Boulogne couvert de neige, en culotte courte par -15. Autant dire que nous courrions vite dans nos jeux… C’était début des années 60, 1960.
J’ai rigolé au début de cette année en voyant dans le Figaro (qui n’est plus un journal de droite) que l’année 2024 a vu sa température moyenne dépasser celle de 2023 de… 1.24 degré. Et l’article écrit par un de ces trentenaires bobo donnait dans le catastrophisme.
La catastrophe c’est d’avoir une école qui ne forme plus que des petits croyants de la nouvelle religion obscurantiste appelée Gaïa.
L’une des pathologies intellectuelles de notre époque est le présentisme, qui consiste à juger toutes les époques du passé à l’aide de notre période actuelle, et à croire ainsi que nous serions les seuls à subir des catastrophe des naturelles, telles que les canicules et les inondations, sous l’influence de l’idéologie climato-alarmiste.
1705 : premiers signes du réchauffement climatique causé par les blancs ? :-)
Ben oui quoi ha, ha, ha MDR.