serait-il, lui aussi, un va-t-en-guerre ? Serait-il prêt à se lancer dans un conflit, au moins diplomatique, avec le président des États-Unis ?

Après avoir entendu son entretien avec Élizabeth Martichoux, jeudi sur RTL, on pourrait pour le moins penser qu’entre les deux hommes ne souffle pas vraiment un vent d’amitié, ni même une ondée de compréhension. Le ministre de la Transition écologique en veut particulièrement à de ne pas avoir entériné l’Accord de Paris sur le climat.

À la question de la journaliste qui lui demande si, lors du défilé du 14 Juillet, il allait serrer la main du président américain, il a répondu après une seconde de réflexion souligné par son tic de l’œil droit : « On va déjà y aller. Ne m’en demandez pas trop non plus. » Si jamais cette réponse a été répétée à l’oreille de Donald Trump, gageons que celui-ci se fera un malin plaisir à fendre la foule des ministres rassemblés autour d’Emmanuel pour aller lui serrer une très forte poignée de main en lui lançant son regard qui tue plus sûrement qu’un Colt 45 !

Le ministre de la Transition écologique, dont le titre est déjà tout un programme (n’en doutons pas un instant), a tout de même tempéré son propos. Trump n’est, après tout, peut-être pas le diable, et le degré de persuasion du président est, selon lui, tellement haut qu’il peut réussir à le convaincre de changer d’avis.

Élizabeth Martichoux lui a alors demandé s’il n’avait pas été trop chatouillé par l’invitation qui avait été faite au président Trump de venir assister au défilé des Champs-Élysées. Réponse de Nicolas Hulot : « Dans un premier temps, oui. Mais je me dis que ma réaction est peut-être purement primaire. Se dire : “Essayons plutôt de tendre la main et de continuer le dialogue avec ceux avec lesquels on a quelques divergences.” Donc, c’est peut-être beaucoup plus habile qu’une réaction réflexe. […] Je pense qu’à force, il ne faut pas désespérer, il va comprendre que l’enjeu climatique conditionne tout ce qui a de l’importance au XXIe siècle. »

Étranges propos pour ce ministre qui veut nous imposer le tout-électrique, qui veut réduire à 50 % la seule énergie propre et rentable qu’est le nucléaire, qui veut dépenser des fortunes dans l’éolien dont on sait qu’il est dangereux et ruineux, qui laisse le dictatorial compteur Linky menacer la santé de milliers de citoyens et qui n’est peut-être pas si propre que cela malgré ses chemises immanquablement blanches.

Le Canard enchaîné vient, en effet, de révéler qu’il avait fait de juteux profits avec ses shampooings et gels douche Ushuaïa, que Greenpeace a placés en 2006, rapporte le journal, sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Et lui qui veut nous imposer des véhicules sans essence ni diesel à l’horizon 2040, pourquoi l’a-t-on vu dans la baie de Dinard en famille, sur un puissant hors-bord de 225 cv qui consomme 89 litres de fuel à l’heure ?


Bizarre… Vous avez dit bizarre ? C’est l’ère Macron.

12 juillet 2017

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