Gabrielle Cluzel 

Chers amis,

C’est au nom de toute la rédaction que je vous dis notre grande joie de vous recevoir ce soir, pour l’anniversaire de Boulevard Voltaire. 10 ans déjà.

En 2012, Robert Ménard et Emmanuelle Ménard (ici présents, je les salue !) et Dominique Jamet ont voulu créer un site d’information et d’actualité - un pure player, comme disent les gens chics - libre et indépendant qui soit lieu de débats et de confrontation d’idées. Boulevard Voltaire, donc, est d’abord un boulevard. C’est même un très beau boulevard, large, éclairé, où l’information circule, pas un rond-point sur lequel la pensée unique tourne en rond, ni une impasse obscure, voire malfamée, dans lesquels les lecteurs - si l’on en croit le nombre d’abonnés de certains médias largement subventionnés - n’osent plus s’aventurer.

Boulevard Voltaire est aussi Voltaire, mais oui. Pourquoi Voltaire ? C’est une question que l’on pose souvent à la rédaction. Parfois avec un peu de défiance, on ne va pas se mentir, le personnage de Voltaire générant chez certains de l’eczéma. C’est vrai que d'aucuns auraient sans doute préféré le nommer boulevard Haussmann, pour appeler à un grand chantier de reconstruction de la France, ou boulevard Saint-Denis, Saint-Jacques, Saint-Martin, Saint-Michel - surtout Saint-Michel - ou boulevard des Maréchaux, parce qu’on rêverait pour notre pays du retour de quelques-uns de ces braves gens devenus des gens braves.

À ceux qui se posent encore la question, nous devons une explication : le nom de Voltaire vient, bien sûr, de cette citation que l’on dit apocryphe : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire. »

Le nom de Voltaire peut, disons-le, paraître décalé pour un média d’opinion résolument à droite. Mais à l’origine, Robert Ménard, Emmanuelle Ménard et Dominique Jamet n’avaient pas l’intention de créer un média d’opinion de droite. Simplement un média de liberté d’expression. Mais mécaniquement, ce sont ceux qui n’ont pas la parole ailleurs qui en ont fait leur porte-voix. La France bien élevée, la France qui ne fait pas de bruit, la France qui ne veut pas déranger, celle qui bosse et paie sans moufter ses impôts, celle qui n’a jamais commis de plus gros délit que de dépasser le temps imparti par un horodateur. La France dont on ne parle pas à la télé, parce que ses enfants ne dealent pas, ne squattent pas, ne brûlent pas les voitures et ne cassent pas la gueule des profs. La France qu’aucun gouvernement, jusqu’à présent, n’a cherché à ménager tant on la sait docile, respectueuse des lois et de l’ordre établi. La gentille France familiale, enracinée, que, il faut bien le dire, on prend quelquefois pour une bonne poire ou pour une vache à lait. Dont on exige aujourd’hui qu’elle mette un bâton dans le nez de ses enfants dix fois par semaine. La France silencieuse, la France médusée par ce qui lui arrive. La France qui ne hurle pas avec les loups, celle qui ne broute pas avec les moutons de Panurge.

2012, vous le savez, ce sont les premières Manifs pour tous. Boulevard Voltaire doit finalement beaucoup à François Hollande, puisque le site a vu sa fréquentation s’envoler avec cette première révolte de la France bien élevée. On dit parfois que ce mouvement a été un échec. À court terme, sans doute. À moyen et long terme, c’est tout l’inverse. Une jeunesse s’est levée à ce moment-là, comme une boîte de Pandore qui ne s’est jamais refermée. Nombreux parmi les jeunes qui sont là aujourd’hui (je les salue) sont les petits frères et sœurs de ceux qui ont battu le pavé en 2012, et qui veulent leur part aujourd’hui !

La progression a été constante, Boulevard Voltaire se porte bien, et même très bien. Boulevard Voltaire s’est professionnalisé, installé durablement dans le paysage médiatique. Une petite vidéo, tout à l’heure, vous donnera quelques chiffres. Je pense qu’ils vous impressionneront. Une véritable communauté s’est créée autour de Boulevard Voltaire, que nous avons à cœur de faire participer via nos sondages, les commentaires… qui sont modérés par Catherine, ici présente, et dont le flux est particulièrement dense. C'est parfois un tsunami, nous dit-elle !

Les seules crises que connaît Boulevard Voltaire sont des crises de croissance : comme aime à le répéter notre développeur informatique,Boulevard Voltaire est un porte-avions sur un vélo, et l’équipe travaille dur, très dur, elle peut témoigner de longues soirées de veille, et de week-ends chargés. De mariages d’amis, de réveillons, de matins de dont on doit s’exfiltrer parce que l’actualité l’impose.

Et c’est pour cela que je voulais vous parler de la rédaction : Boulevard Voltaire peut en être fier. Elle est toujours sur la brèche, Boulevard Voltaire informe 7 jours sur 7, certains de ses membres ne sont pas là aujourd’hui pour faire en sorte que l’édition de demain, la « Quotidienne » qui tombe dans les boîtes mail, soit au point. Je veux citer Georges Michel, Marc Baudriller, Marc Eynaud, Sabine de Villeroché, Iris Bridier, qui n'est pas là hélas ce soir pour raison de santé, Marie-Camille Le Conte, Geoffroy Antoine, Jean Bexon…

Il faut souligner tout spécialement le travail de Marc Baudriller, qui est passé du côté obscur de la force, de Challenges à Boulevard Voltaire, qui a cru en Boulevard Voltaire, qui nous a rejoints en tant que directeur adjoint de la rédaction et qui s’active sans relâche depuis septembre pour professionnaliser Boulevard Voltaire, gagner en crédibilité, en visibilité, en surface. Je lui laisse la parole.

Marc Baudriller

Merci à Gabrielle. Un mot pour vous dire que c’est toujours une joie pour un journaliste de voir ses lecteurs qui sont le but de pas mal d’efforts… C’est une joie de vous avoir autour de nous ce soir. Merci à vous d’avoir porté le média créé par Robert et Emmanuelle Ménard et Dominique Jamet là où il est. Merci à Gabrielle, combattante infatigable et inarrêtable, véritable lapin Duracell™ du combat pour la France qui lutte partout, dans les locaux de Boulevard Voltaire, sur les plateaux, chez elle, et tout le temps, samedi, dimanche, jour et surtout nuit, et jour de l’An, été comme hiver ! Pour elle, les 35 heures, c’est par jour. Merci à toute l’équipe pour ces dix ans de lutte et d’exploit, - développer un site sans moyens et à mains nues, ce n’est pas rien. Mais Boulevard Voltaire n’a pas fini sa croissance.

Vous avez vu que le site avait fait peau neuve, il affiche une nouvelle formule. Nous y avons travaillé d’arrache-pied, mais nous avons œuvré aussi sur bien d’autres aspects moins visibles. Nous visons plus grand, plus haut, plus loin, donc Boulevard Voltaire va continuer à se renforcer, à se perfectionner, à changer en restant lui-même, surtout ! Pourquoi ? Parce que la France mérite un grand média de droite décomplexée, un média de combat qui soit ultra-réactif sur l’information et qui paraisse tous les jours. Cela prendra du temps, nous irons pas à pas. Mais la France le mérite. Nous pensons tous, à Boulevard Voltaire, qu’il faut répliquer aux forces de destruction qui se déploient, qu’il faut lutter pas à pas contre le « wokisme », contre les démolisseurs de statues, contre ceux qui veulent enchaîner et changer notre peuple, imposer d’autres mœurs, réécrire notre Histoire, inverser nos valeurs, évacuer nos traditions. Nous allons nous battre contre ceux qui veulent dissoudre la France dans l’acide de la mondialisation, nous répliquerons sans faiblesses à ceux qui rêvent de piétiner nos frontières, ces frontières pour lesquelles nos anciens ont versé leur sang. Nous allons contrer systématiquement ceux qui veulent jeter aux poubelles de l’Histoire les trésors de notre civilisation. Ceux-là nous trouveront face à eux, avant la présidentielle et après. Ils peuvent compter sur nous comme nous comptons sur vous pour nous soutenir ! Qu’ils soient prévenus, Gabrielle ne lâchera pas, ce n’est pas son caractère, et nous non plus !

Gabrielle Cluzel 

Je tiens à saluer nos principaux journalistes et contributeurs, beaucoup sont là ce soir : Marie d’Armagnac, Arnaud Florac, Nicolas Gauthier, Philippe Kerlouan, Jany Leroy, Marie Delarue, Henry Temple, Gaelle Baudry, Renaud de Bourleuf, Richard Hanlet, Rémy Mahoudeaux, Sabine Faivre, Aristide Leucate, et bien d’autres encore, que j’ai omis de nommer ; qu’ils veuillent bien me pardonner.

Mais la rédaction de Boulevard Voltaire ne tiendrait pas sans sa clé de voûte qu’est l’association, et son bureau. Il œuvre dans l’ombre, ils donnent beaucoup, leur rigueur, leur disponibilité, leur fiabilité sont immenses. Chaque jour, je me demande de quelle façon je pourrais les remercier, et j’admire leur patience, jamais prise en défaut. je crois qu'ils seront remerciés au Ciel.

Et puis, évidemment, pas d’association, et donc de rédaction, sans donateurs. Vous savez que Boulevard Voltaire ne vit que de dons. Cela peut paraître fou, mais c’est pourtant vrai. Nous avons des abonnés… mais sans abonnement ! Sans abonnement sonnant et trébuchant. Pour que nos articles soient accessibles au plus grand nombre, nous avons fait le choix de ne pas les rendre payants.

Nous n’avons plus de régie publicitaire Google Adsense, puisque nous avons le triste privilège d’avoir été les premières cibles des Sleeping Giants, avant qu’ils ne s’attaquent à CNews et à Valeurs actuelles. À l’époque, ils avaient déclaré que Boulevard Voltaire était le Breitbart français, et que comme Breitbart avait fait Trump, nous allions faire le prochain Président. Puisse le Ciel entendre les Sleeping Giants ! C’était nous faire bien de l’honneur. En attendant, même si les Corsaires ont contre-attaqué - je crois que certains sont là parmi nous ce soir -, les Sleeping Giants, ces corbeaux du Net qui appellent au boycott, continuent de nuire.

Puisqu’il est question de ceux qui nous détestent, dans ma liste de remerciements, je ne voudrais pas les oublier : en nous attendant au tournant, ils nous forcent à une exigence de tous les instants.

Nous ne sommes pas les seuls, bien sûr, Boulevard Voltaire n’est qu’une pierre à l’édifice, et vous tous qui êtes là, chacun à votre manière, en êtes d’autres. Et ce qui nous réunit tous, ce soir, c’est cet amour de la France des gens ordinaires que j’évoquais tout à l’heure, ceux qui n’intéressent pas la plupart des médias. Non pas la France du Grand Soir qui détruit mais la France du petit matin qui reconstruit. En se retroussant les manches.

Je vous remercie du fond du cœur. Simplement pour avoir répondu présent quand nous vous avons invités. Une invitation, de nos jours, avec de vraies gens et de vrais verres, c’est déjà incroyable. Vous aimez rire, boire, parler, chanter, bravo ! La fête, c’est déjà transgressif ! En quelques mois, les joyeux drilles de Mai 68 qui exigeaient, jadis, de jouir sans entraves sont devenus des bonnets de nuit, des faces de carême, avec des mines longues comme des jour sans pain qui non seulement ne veulent plus voir personne mais, en plus, exigent des autres qu’ils fassent de même. Certains, qui auraient voulu être là, sont absents, néanmoins, en raison du Covid, et nous les regrettons bien.

Je voulais remercier aussi en particulier trois personnalités qui nous font l’honneur d’être là ce soir. Tout d’abord Marine Le Pen. Les candidats à la présidentielle de cette importante n'ont pas de temps à perdre. Qu'elle consacre un peu du sien à Boulevard Voltaire montre que notre site ne compte pas pour rien. Ensuite Philippe de Villiers. Il sait toute l’admiration que j’ai pour lui et pour ce qu’il a fait, et fait encore et toujours inlassablement. En particulier, bien sûr, le Puy du Fou, qui est à la fois un miracle et un mystère : comment une France biberonnée depuis tant d’années aux matinales de France Inter et aux téléfilms de France 2 peut-elle goûter l’élégance, la culture, la profondeur, la piété dont est pétri le Puy du Fou ? Je suis persuadée que le Puy du Fou, conservatoire du panache et de l’esprit français, n’est pas pour rien dans l’esprit de résistance que l’on constate, dans les sondages, à l’occasion de cette présidentielle, si l’on fait la somme des droites. devait venir, il y a cinq ans déjà, pour l’anniversaire de Boulevard Voltaire. Il en avait été empêché par une tempête de neige qui frappait la France ce jour-là. Il nous avait envoyé un gentil mot que nous avions lu à haute voix. Pour l’anecdote, était intervenu à sa place l’un de nos confrères de l’époque, qui a quelque peu réorienté sa carrière depuis, qui aurait aimé venir ce soir mais qui est pris par une petite activité, un plateau télévisé... Je veux parler d'Éric Zemmour.

C’est, du reste, un autre confrère, éminent lui aussi, que je souhaite à présent saluer : il nous a fait l’immense preuve d’amitié d’être là. Il est journaliste, mais pas seulement. Décidément, le journalisme mène à tout : il est aussi chanteur. Chanteur de l’Occident, comme il se désigne lui-même. Il a même fait une chanson sur le métier de journaliste, je crois qu’il est le seul : « Je suis le miroir de la vie, tout ce que je sais, je l’écris. » Lui aussi a contribué à conscientiser des générations. Il s’agit, bien sûr, de Jean-Pax Méfret. Son rôle « gramscien » dans l’émergence et l’intériorisation d’une contre-culture assumée dans les familles conservatrices est majeur. En particulier par l’exaltation d’un roman national oublié, voire interdit. « Garçon (mais cela fonctionne aussi avec « fille », je peux en témoigner), si par hasard, sur ton livre d’histoire, tu tombes sur ce nom : Camérone !/Garçon, regarde bien cette page d’histoire, et n’oublie pas ce nom : Camérone ! Garçon, sur le chemin, qui conduit à la gloire, tu dois trouver, ce nom : Camérone !/Garçon si ton destin exige une victoire, n’oublie jamais ce nom. »

Profitons-bien de cette fête où nous sommes tous réunis, où nous nous tenons chaud, c’est peut-être la dernière. Quand je dis ça, je plaisante à peine. Je vais dire quelque chose d’horriblement réactionnaire et transgressif, Maître Gims, si tu nous entends : bonne année et que Dieu vous garde !

 

Un échantillon de la rédaction !

13 janvier 2022

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