Journée de la jupe

En jupette, le lycéen invente la révolution en accord avec l’ordre établi

 

Défiant les lois du ridicule, quelques lycéens se sont rendus dans leur bahut vêtus d’une jupe. Ainsi en ont décidé leurs quatre principaux syndicats complètement tourneboulés par les inégalités hommes-femmes. Inégalité des salaires, sexisme et tout le tralala… Convaincu par une cause aussi prioritaire, militant jusqu’au bout des ongles vernis, concerné à bloc, le boutonneux de base s’empresse de suivre le mouvement.

Dans un premier temps, il convient de rassurer lycéens et lycéennes : « Pôle emploi » n’applique aucune discrimination, garçons et filles toucheront la même indemnité. Qu’ils soient en jupe, pantalon ou robe de soirée, l’employé derrière le guichet ne marquera pas la différence. Macron non plus. Lorsqu’il décidera d’abaisser les mensualités, aucun sexisme ne sera appliqué. Ouf ! La situation n’est donc pas si catastrophique.

Mais au diable ces considérations dérisoires, le site LCI nous apprend que le combat de la jupe pour les hommes fait l’objet d’une association qui monopolise une petite centaine de militants répartis dans toute la France. Waouh ! Environ une personne par département ! On est au bord du soulèvement. Nous attendons d’un instant à l’autre une association qui ne regroupe que le fondateur et son chat (répartis dans toute la France). L’important étant de s’auto-bombarder représentant de ceci ou cela, de prendre de grands airs et d’invoquer on ne sait quel grand principe… Le président de la République reçoit sur l’heure. « Vous avez dit miaou ? Je comprends… »

Sans surprise, les instances de l’Éducation nationale approuvent le mouvement. Le lycéen invente la première révolution en accord avec l’ordre établi. Du jamais vu !

Pendant ce temps-là, ces mêmes médias bêlant la Journée de la jupe nous apprennent que, dans le quartier Chapelle-Pajol du Xe et XVIIIe arrondissement de Paris, les femmes n’osent plus sortir de chez elles, tant les rues sont tenues par des dizaines de groupes d’hommes seuls, vendeurs à la sauvette, dealers, migrants, passeurs, tous purs produits d’une immigration anarchique… dont ils vantent les louanges par ailleurs. Défense de l’égalité hommes-femmes en page 2, et encouragements à la venue de peuplades au sexisme moyenâgeux en page 3. Rien ne les arrête. La pensée du Bisounours est un labyrinthe dont lui-même ne connaît pas la sortie.

En jupette et mollets poilus, le lycéen serait bien inspiré d’aller faire un tour dans le quartier Chapelle-Pajol, histoire de voir à quoi ressemblera l’égalité hommes-femmes lorsqu’il fera le poireau dans une file d’attente de Pôle emploi.

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