Editoriaux - 20 juillet 2018

Chute de la natalité en Occident : à qui la faute ?

Tel un serpent de mer, la question démographique resurgit périodiquement dans le débat public. Par l’intermédiaire de sa direction chargée de l’information statistique, Eurostat, la Commission européenne s’alarme : « Au cours de l’année 2017, davantage de décès que de naissances ont été enregistrés dans l’UE […], ce qui signifie que le changement naturel de sa population était négatif ».

De son côté, L’Express s’inquiète : « Depuis quelque temps, le nombre des naissances enregistrées en France donne de sérieux signes de faiblesse. En 2017, il a baissé pour la troisième année consécutive, avec seulement 767.000 nourrissons, outre-mer compris. Loin, très loin de la glorieuse année 1971, où l’on avait frôlé la barre des 900.000 naissances pour la seule métropole. »

Pourtant, comme le relève Yves-Marie Adeline sur ce même site, « à partir des années Mitterrand, après le regroupement familial des travailleurs immigrés décidé par Giscard en 1977, le nombre des habitants n’a cessé de croître, jusqu’à atteindre 67 millions aujourd’hui ».

Notre auteur conclut en rappelant que « les départements champions de la natalité sont le Nord, la Seine-Saint-Denis, le Rhône, les Bouches-du-Rhône… Libre au citoyen d’interpréter cette localisation comme sa raison l’y invite. »

Inutile d’en dire davantage : il suffit d’observer une cour de récréation d’école primaire pour prendre conscience que nos chères « têtes blondes » deviennent de plus en plus brunes…

Contrairement à une idée reçue, les principales causes de « l’hiver démographique » dans lequel s’enfonce l’Europe ne sont pas d’ordre matériel, mais d’abord de nature morale et psychologique.

Certes, les politiques antifamiliales menées depuis plusieurs décennies par nos gouvernements successifs, notamment en France, jouent un rôle important : transformation des allocations familiales en prestations sociales favorisant les populations modestes, majoritairement d’origine africaine et maghrébine, pénurie de modes de garde empêchant les jeunes mères de concilier harmonieusement vie professionnelle et vie personnelle, plafonnement du quotient familial, voué probablement à disparaître dans le sillage du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Mais au-delà de ces considérations pratiques, les peuples d’Europe souffrent essentiellement d’une sorte de stérilité mentale qui leur a été inoculée par les tenants de l’idéologie dominante, martelant sans cesse que l’homme blanc est coupable de tous les maux dont souffre le reste de l’humanité, l’accusant de crimes inexpiables comme l’esclavage et la colonisation ; propagande complétée par une philosophie hédoniste encourageant la contraception et l’avortement, sans oublier une conception malthusienne de la société naguère très répandue.

Faute de sursaut rapide, franc et massif, nos descendants devront accepter une remise en cause profonde de la civilisation léguée par nos ancêtres, parce que la démocratie, c’est la démographie, que toute morale est temporaire et dépend de la majorité du moment, comme le souligne le médecin et essayiste Laurent Alexandre dans une récente chronique parue dans Valeurs actuelles : « Soyons cohérents : si l’on ne veut pas partager le pouvoir, il faut rester majoritaires. Accepter des mouvements migratoires très rapides avec des communautés ne partageant pas notre vision du monde conduit à partager le pouvoir et donc la définition de la morale. » Le temps presse !

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