est le 11 juillet et, déjà, la presse est passée à autre chose. Il fallait qu’il meure pour donner bonne conscience à tous ceux qui pensent – sincèrement parfois – qu’une vie ne vaut d’être vécue que dans la santé et le bonheur.

LifeSiteNews a publié une interview de Viviane Lambert qui éclaire différemment le caractère d’une femme qui, jusqu’au bout, aura été calomniée et moquée.

« Fervente catholique », ont répété en boucle les perroquets médiatiques. Comprendre : obscurantiste et intégriste. Voire totalement insensible à la souffrance de son fils au nom d’un dogme ignorant de toute miséricorde.

Viviane Lambert, cette « intégriste », a néanmoins reçu un message du pape. Un appel téléphonique, plus précisément, que lui a signalé le , parce qu’elle n’écoutait plus sa messagerie. « Un message émouvant, très personnel. »

Les propos de cette mère éplorée sont bien éloignés de l’image qu’on s’est plu à donner d’elle.

C’est au sujet du docteur Sanchez que ses propos sont les plus forts. De l’homme qui a mis son fils à mort, elle déclare : « Je lui ai dit que le seul mal que je lui souhaitais serait que Vincent le réveille toutes les nuits, qu’il ait des cauchemars tels qu’il regrette finalement ce qu’il a fait. J’espère toujours qu’il regrettera un jour. À la fin, il m’a répondu “Madame, soyez chrétienne”. Je lui ai dit “Docteur, je prie pour vous tous les jours”. Et je pense que nous ne devrions pas oublier de le faire. Ce sont des êtres humains, ils seront déboussolés, ou ils continueront. C’est cruel. Que leur arrivera-t-il après leur mort ? Nous devons prier pour eux. J’essaye de recommencer à prier pour eux. À un moment je ne le pouvais plus, j’étais révoltée, mais j’ai surmonté cela. Il faut prier pour eux, vraiment. »

Voici donc une mère qui s’est battue comme un lion depuis des années pour que son fils soit transféré dans un établissement adapté à sa situation, une mère qui a lutté contre une programmée, une mère qui a usé de toutes les voies de droit à sa disposition, une mère qu’on a présentée comme une sorte de monstre insensible, enfermée dans ses certitudes rigides. Et, quelques jours après la mort de son fils, une mère qui appelle à prier pour son bourreau.

Elle exprime sa révolte, elle dit que le docteur Sanchez se trouvera un jour face à sa conscience, elle décide de laisser ses avocats aller jusqu’au bout de la procédure pénale intentée pour meurtre, mais elle prie pour lui… Elle réclame mais elle croit profondément que l’homme peut changer.

On a tout dit sur cette terrible affaire. Jusqu’à dépasser les bornes de la décence.

Mais qu’une mère appelle à prier pour celui qui a tué son fils n’incite qu’à une attitude : le respect.

21 juillet 2019

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