Vers une inflation galopante qui va frapper les plus faibles
La hausse des prix en France, mesurée en rythme annuel, a atteint 1,7 %, en mars 2026 (contre 0,9 %, le mois précédent). Ce taux n’a rien de catastrophique ; mais c’est pour les mois à venir que les prévisionnistes envisagent une secousse inflationniste. En effet, les cours du pétrole brut ont augmenté de 40 %, depuis le début des hostilités en Iran, et la réouverture éventuelle du détroit d’Ormuz ne permettra pas une reprise immédiate des exportations de brut, si certaines installations ont été arrêtées ou endommagées.
Un dérapage contagieux
Dès lors, le dérapage des prix va s’étendre aux sous-produits : diesel, essence, kérosène, plastique, engrais. Ensuite, il va atteindre les produits dits de substitution : gaz ou charbon. Enfin, cet « effet de second tour » va s’étendre à tous les secteurs qui utilisent les produits de la pétrochimie comme intrants : transports, agriculture, pêche… L’histoire de l’inflation en France montre que nous sommes très sensibles aux chocs pétroliers.
Notre économie possédait, en effet, une industrie qui était obligée d’importer ses produits énergétiques, soit du fait de l’absence de gisements (pétrole), soit à cause de coûts d’extraction élevés (charbon et gaz). La France a donc été frappée de plein fouet par les chocs pétroliers : de 1973 à 1980, l’inflation a fait perdre au franc le tiers de son pouvoir d'achat. Avec deux pointes : +15 % en 1974 et encore +12 % d’inflation en 1979.
Nous n’avions connu de tels dérapages que pendant les guerres (+19 % en 1915 et +15 % en 1942) et surtout à la sortie des conflits (+30 % en 1918 et +52 % en 1946).
Vers une valse des étiquettes ?
Ce rappel historique montre qu’un risque inflationniste existe bel et bien. Il s’agit, en fait, d’un impôt masqué qui frappe principalement les plus faibles : salariés, retraités, épargnants. En effet, même si leurs revenus et leurs placements peuvent être indexés avec retard sur le niveau des prix, l’expérience montre que la hausse des prix garde toujours un coup d’avance, et ce, même en cas d’instauration d’une échelle mobile. Seuls les « premiers de cordée » pourront tirer leur épingle du jeu ; ce qui ne serait pas pour déplaire à M. Macron : c’est la France des gilets jaunes qui paierait les pots cassés.
De plus, une dévalorisation monétaire allégerait le poids réel de notre dette publique… jusqu’à ce que les taux d’intérêt passent aussi à deux chiffres.
Ce serait cependant mal mesurer la détresse de certaines professions (agriculteurs, routiers, pêcheurs) qui n’arrivent vraiment plus à boucler leurs fins de mois. Dès lors, si les tensions sur les coûts de l’énergie persistaient, le thème majeur de la campagne présidentielle pourrait bien s’orienter vers l’instauration d’une taxation de certains prix ou d’une politique des revenus : souhaitons-nous vraiment que ce soient les fonctionnaires de Bercy qui fixent le prix de nos caleçons longs ?
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































35 commentaires
Les gens ne vont plus aller travailler ; parce que ça coûtera plus cher d’aller travailler que de rester chez soit ……Et le chaos arrivera pas là !
Le pétrole a été bien plus cher , il y a quelques années . A cette époque les présidents américains étaient des Démocrates (Socialistes) , ont-ils été traînés dans la boue par la presse internationale ?
L’inflation galopante…….c’est ce qui est constaté dans tous les pays du tiers monde en conséquence de multiples carences
sauf que notre tiers mondalisation, ici, ce sont nos gouvernants qui l’organisent eux mêmes
Quant le bâtiment vas tout vas, on se rappel de ces paroles, quant on manque de pétrole rien ne vas plus.
Certains ont détruits le nucléaire civil heureusement arrêté in-extrémis par des problèmes qu’ils n’avaient pas prévus ou pas voulu voir, regardons vers le écolos mais ceux qui ont signé doivent payer leur erreurs, seraient ils des irresponsables ? Alors ils n’ont rien à faire là.