Editoriaux - 11 avril 2019

Vague de turpitudes sexuelles chez les gentils communistes

Après avoir écorné l’image des écologistes EELV, le rififi sexuel agite désormais les instances communistes. Neuf personnes ont été exclues ou suspendues du PCF et du MJCF (Mouvement des jeunes communistes de France) suite à des affaires de viols et de harcèlements mises au jour par la presse. Neuf militants en moins représentent une très lourde perte pour le communisme français. Si la castration n’a pas, pour l’instant, été envisagée, en cas de récidive, la direction pourrait ressortir faucilles et marteaux à des fins que Staline n’avait jamais imaginées. Plus aucun militant mâle ne songe à cet emblème sans frémir.

Face à cette vague de turpitudes sexuelles, les deux organisations (PCF et MJCF) ont signé une convention avec le Collectif féministe contre le viol, dont la vocation est d’apporter un soutien moral, matériel et juridique aux victimes. En complément de cette aide, une cellule d’écoute externe au PCF a été créée afin de « recueillir la parole des victime en toute indépendance ». Celles-ci pourront, au passage, confesser être entrées au Parti communiste croyant qu’il s’agissait d’une boutique de bricolage ou s’inscrire à Debout la France en toute confidentialité. Les projets d’évasion seront étudiés mais le financement d’une montgolfière restera à la charge du demandeur.

Les chantres les plus bruyants de l’égalité homme-femme et autres sentiments des plus merveilleux se voient, une fois de plus, mêlés à de sordides histoires, aux antipodes des valeurs grandiloquentes dans lesquelles ils se drapent en toutes occasions. Outre les écolos évoqués plus haut, le Mouvement des jeunes socialistes avait également vu un proche de Benoît Hamon accusé par huit femmes d’agression et harcèlement sexuel. Qu’il s’agisse du respect de la femme ou d’immigration, les partis de gauche semblent abonnés au décalage entre jolis discours et réalité des actes. Rois de la théorie. Des mots, des intentions, des déclamations, du déroulage de « droits de l’homme » sur des kilomètres. De l’anti-sexisme en veux-tu en voilà.

Entre autres réalités moins « droit-de-l’hommesques », L’Obs révèle que deux coordinateurs nationaux du MJCF ont été accusés nommément par un groupe de militants de « protéger des agresseurs depuis plusieurs années en mettant systématiquement le blâme sur les victimes pour qu’elles quittent l’organisation ». La descente est rude. Les anecdotes abondent. Une ex-secrétaire de l’Union des étudiants communistes (UEC) raconte, sur le site de France Info TV, qu’un cadre des Jeunesses communistes « jetait son dévolu sur des mineures à qui il proposait de les ramener en voiture quand les rendez-vous communistes se terminaient tard ».

Et si on prenait un dernier verre chez moi ? Il me reste un fond de vodka de la grande époque. Une seule gorgée et Staline apparaît dans la salle à manger.

Le secrétaire général du PCF n’a désormais d’autre choix que réintroduire la menace de la faucille et du marteau sur le logo du parti.

À lire aussi

Manuel Valls victime du Jean-Claude Dusse de la politique

Le candidat à la mairie de Barcelone entame sa diatribe : « François a été élu sur un male…