Union européenne : le Parlement refuse la transparence sur les salaires dans les ONG

Gauche et centre refusent un amendement renforçant la transparence des ONG financées par l’Union européenne.
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/drapeaux-administration-mats-de-drapeau-commission-europeenne-13153479/
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« Cet amendement a été retoqué par le centre et toute la gauche. » Pour Virginie Joron, eurodéputée RN, le vote intervenu cette semaine au Parlement européen en dit long sur le malaise de Bruxelles autour de la transparence financière des ONG subventionnées.

L’élue RN avait défendu un amendement visant à imposer davantage de clarté sur les rémunérations des dirigeants d’associations financées par des fonds européens. Une proposition rejetée par les groupes du centre, de la gauche et des écologistes. « Tout l’argent qui vient de Bruxelles à destination des ONG, nous voulons de la transparence, notamment par rapport à la rémunération des dirigeants », explique-t-elle à Boulevard Voltaire.

Pour Virginie Joron, ce refus entretient une opacité difficilement justifiable, alors que certaines ONG bénéficient de financements publics massifs, nationaux comme européens.

« Des salaires affolants »

La polémique s’est cristallisée autour d’un chiffre : « 26.000 € par mois pour le PDG de Save the Children », lance l’eurodéputée RN, évoquant la rémunération du dirigeant de l’ONG, subventionnée à hauteur de 38 millions d’euros par l’Union européenne en 2024. Selon elle, les montants observés dans certaines grandes ONG justifient précisément des obligations renforcées de publication. « Quand on regarde de plus près, ils ont des salaires ahurissants », affirme-t-elle.

Les critiques s’appuient également sur plusieurs révélations concernant les rémunérations au sein d’ONG internationales. Selon des documents révélés par le quotidien britannique The Times, plusieurs dirigeants d’Oxfam basés à Nairobi percevaient des rémunérations pouvant atteindre jusqu’à 185.000 euros par an, alors que l’ONG perçoit plus de 600 millions d’euros de l’Europe sur dix ans.

Des chiffres qui alimentent les interrogations sur l’utilisation des fonds dans des structures bénéficiant régulièrement de financements publics ou institutionnels.

Des millions d’euros d’argent public

Car les montants en jeu sont loin d’être anecdotiques. En France comme à Bruxelles, plusieurs grandes ONG actives sur les questions migratoires ou environnementales vivent largement grâce à l’argent public.

Selon la fondation iFRAP, France terre d’asile a reçu plus de 6,5 millions d’euros de subventions publiques, en 2022. Présidée par l’ancien ministre Najat Vallaud-Belkacem, l’association figure parmi les principaux opérateurs associatifs de la politique migratoire française.

À l’échelle européenne, les sommes changent encore de dimension. Le Fonds Asile, Migration et Intégration (FAMI), principal outil budgétaire de l’Union européenne sur ces questions, représente près de 10 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Une partie de ces crédits finance directement des structures associatives impliquées dans l’accueil, l’intégration ou l’accompagnement des migrants.

Certaines ONG écologistes bénéficient également de financements européens via le programme LIFE destiné à soutenir les politiques environnementales et climatiques.

Une transparence à géométrie variable

C’est précisément cette utilisation massive d’argent public qui alimente aujourd’hui les critiques des élus souverainistes et conservateurs. Car contrairement aux grandes entreprises cotées ou aux responsables politiques, les dirigeants d’ONG ne sont pas systématiquement soumis aux mêmes exigences de transparence.

Les rémunérations des patrons du CAC 40 sont publiées chaque année dans les documents financiers des entreprises. Les indemnités des ministres, parlementaires ou élus locaux sont également connues du public. Mais dans le monde associatif subventionné, les obligations de publication restent beaucoup plus variables, voire inexistantes.

Pour les défenseurs de l’amendement rejeté, le problème n’est pas seulement le militantisme des ONG mais l’opacité qui entoure certaines rémunérations financées indirectement par le contribuable. Selon eux, une organisation bénéficiant massivement d’argent public devrait être soumise aux mêmes exigences de transparence que les grandes entreprises cotées ou les responsables politiques.

Le rejet de l’amendement par le centre et la gauche risque désormais d’alimenter davantage les critiques contre Bruxelles. Car derrière cette bataille parlementaire, une question continue de s’imposer : jusqu’où peut-on utiliser l’argent public sans devoir rendre totalement transparents les salaires de ceux qui le gèrent ?

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 09/05/2026 à 9:39.

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Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire

Vos commentaires

75 commentaires

  1. Ca sent la gabegie à plein nez.Toutes ces ong de gauchos servent de pantouflage pour certains politiques qui n’ont pas été réélus.Combien perçoit madame Vallaud-Belcaspied pour présider France terre d’asile et cumule t’elle son salaire à la cours des compte? Ca serait intéressant de s’intéresser à ces petits détails qui grèvent les budgets.

    • Tous les politicards professionnels sont des cumulards, sinon ils ne resteraient pas dans la politique, ce sont des parasites.

  2. Ça sent mauvais comme un camembert trop fait. Oui, les ONG sont des fromages pour ceux qui y travaillent. Quant à leur utilité, elle est surfaite. J’ai cessé mes dons depuis quelques années. Charité commence par soi-même et les siens.

  3. Bon, si certains se font virer suite aux révélations du rapport Alloncle sur leur salaire, qu’ils se rassurent : ils pourront toujours trouver refuge dans une ONG.

  4. la mafia de l UE étant ses tentacules et nous sommes content de cette mascarade en disant que l’on ne peu sortir de cet enfer

  5. Un ministre. Un député sachant qu’ill.ne va pas rester à son poste lorgne sur ma direction de ces ONG ( voir bbelkacem et France terre asile ou Oxfam) alors ils ne vont pas savonner ma planche ( à billet)

  6. Les ONG qui ne vivent que par nos impôts refusent la transparence ? les Etat ne doivent plus verser un seul centimes , les associations ne doivent exister qu’avec l’argent des adhérents , et ne doivent pas servir de passeurs !
    Une association par définition est l’union de bénévoles pour une cause commune !

  7. J’avais donné pour Mayotte, lorsque je me suis aperçu qu’une personne qui s’occupait de la collecte faisait partie de l’ancienne association « ARC » ( contre le cancer j’en ai un) financement détourné. J’ai donc minoré mon don et souligné ce que je viens de citer. Vivement un Charles Alloncle à l’Europe.

  8. Encore un panier de « crabes » qui vivent tous d’argent public ! les zozos qui cotisent ne se rendent pas compte qu’ils sont les idiots utiles du système. Et bien sûr, pour vivre heureux vivons cachés, c’est leur devise !

  9. C’est juste un scandale de plus et celui là il est de taille . Vous citez Terre d’Asile dirigée par Najat Vallaud mais vous oubliez de préciser qu’elle est membre de la Cour des comptes pour dix mille euros par mois et de plus rémunérée en qualité de conseillère au Conseil Régional Rhone Alpes Auvergne , juste ce qu’il faut pour compléter le maigre salaire de son mari Boris Vallaud , député à 10 mille par mois .

  10. La plèbe ne doit pas savoir qui se gave d’argent public. Le bas peuple doit payer et se taire.

  11. Faites ça dans le privé et vous êtes dehors, ou votre entreprise ne tiendra pas longtemps !!!
    Voilà la différence…. Et c’est avec Notre Pognon…. de gens normaux qui réfléchissent, qui travaillent et qui vont voter en 2027 pour des élus qui devront sortir de l’UE…

  12. Il y a bien longtemps que les O.N.G. sont dénaturées, c’est un véritable fond de commerce entretenu par les complices de Bruxelles. La France a connu Austerlitz elle connaîtra Bruxelles la plus grande de ses défaites elle entraîne sa disparition.

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