Editoriaux - Environnement - 24 mai 2019

Une pétition contre les climato-sceptiques !

Suite à l’altercation qui s’est produite sur le plateau de CNews, il y a une dizaine de jours, la militante écologiste et ex-journaliste Claire Nouvian qui est à l’origine de la création, avec Raphaël Glucksmann, du parti Place publique a lancé une pétition intitulée « #JeSuisFolleDeRage » à l’intention du CSA pour « agir contre les climato-sceptiques à la télévision ».

Notons, tout d’abord, que la dame qui est folle de rage a pris la mouche suite à une aimable provocation qui ne justifiait en rien un tel déchaînement de violence verbale à l’encontre de son auteur et d’Élisabeth Lévy. Bien qu’elle soit certaine de la scientificité de son opinion et qu’elle ait reproché à ses contradicteurs de ne pas avoir de culture scientifique, en plus d’être rétrogrades, la dame n’a apporté aucun argument de valeur à l’appui de ses affirmations.

Il faudrait, selon elle, agir contre les climato-sceptiques à la télévision mais, au cours de l’émission, elle a dit qu’il n’y avait plus de climato-sceptiques et que le débat était clos ! Ce à quoi Pascal Praud a très justement répondu qu’il y avait beaucoup de climato-sceptiques mais qu’ils étaient ignorés par les médias. On peut ajouter que le débat est loin d’être clos puisque, d’une part, la température moyenne mondiale oscille depuis vingt ans autour d’une valeur désespérément constante, ce que les modèles utilisés par le GIEC ne parviennent pas à expliquer, et que, d’autre part, il y a de plus en plus de scientifiques qui mettent en cause la théorie soutenue par le GIEC. Sur les 5.000 articles publiés par des revues scientifiques à comité de lecture au cours des dernières années, plus de 2.800 remettent en cause tout ou partie de ladite théorie, selon le physicien François Gervais ; le « climato-scepticisme » se porte donc très bien.

Cette pétition traduit l’esprit totalitaire de la secte verte qui refuse la confrontation des points de vue et la contestation de ses théories. Or, les connaissances scientifiques ne progressent évidemment que grâce à la remise en cause permanente des acquis, ce qui semble avoir échappé à la dame.

Il y a au moins quatre ans qu’il n’y a pas eu de débat télévisé consacré à ce sujet. Le dernier, organisé par Yves Calvi, a permis à François Gervais d’exprimer son point de vue face à Jean Jouzel qui est considéré, en France, comme « le » sachant sur ce sujet. Nous pensons donc, a contrario de ce que dit la dame énervée, qu’il est urgent d’organiser de vrais débats, dans les grands médias, auxquels participeraient des scientifiques partisans de la théorie du GIEC et certains de leurs collègues qui ne partagent pas leurs certitudes, de façon à permettre aux Français de se faire leur propre opinion sur un sujet important qui est, hélas, monopolisé depuis de nombreuses années par des idéologues et des politiciens.

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