Une ex-collaboratrice de la mairie de Paris nommée à la tête de la com’ de… France Inter !

Après plusieurs fonctions dans la sphère politique, Carole de Courson rejoint une radio déjà très marquée à gauche.
linkedin.com/in/carole-de-courson-58961b55
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L’information a été officialisée le 26 juin. À partir de la rentrée prochaine, une nouvelle venue intègrera le comité de direction de France Inter. Il s’agit d’une certaine Carole de Courson. Le communiqué enthousiaste de Radio France explique que la future directrice de la communication « dispose de près de vingt ans d'expérience en communication, essentiellement acquise dans les médias ». Une pointure, donc.

Âgée de 45 ans, l’intéressée n’est pas une débutante, en effet : Carole de Courson a précédemment été déléguée à la communication de France Culture en 2022/2023, puis directrice de la communication du réseau ICI entre avril 2023 et juillet 2026. Elle a également été responsable communication à iTélé de 2009 à 2017 et à Télérama de 2007 à 2009.

Une femme très engagée

Mais « l’expérience » de Mme de Courson ne se limite pas au monde des médias. Comme l’indique le communiqué de Radio France de manière bien vague, elle a aussi exercé « des responsabilités de communication à la ville de Paris en tant que cheffe de cabinet et conseillère spéciale Communication de 2019 à 2022 ». Il faut se rendre sur la page LinkedIn de l’intéressée pour prendre la mesure des différents engagements politiques en question. On y découvre que la carrière de Carole de Courson a en réalité été entrecoupée d’allers-retours entre le monde des médias publics et celui de la politique. Elle s’est tout d’abord investie au sein du mouvement macroniste En Marche en tant que responsable Communication et relations presse, d’août à octobre 2017. Le mois suivant, elle rebondissait à Radio France au poste de responsable communication de France Info jusqu’en juillet 2019. Quelques jours plus tard, elle était nommée cheffe de cabinet du maire socialiste du 4e arrondissement de Paris. En juillet 2020, elle était promue conseillère spéciale communication de la mairie PS de Paris Centre. Une fonction qu’elle a occupée jusqu’en juin 2022, mois où elle a également commencé sa mission de déléguée à la communication et à la marque de France Culture

Comment a-t-il été permis à une femme aussi marquée politiquement d’occuper des fonctions de direction au sein de plusieurs médias publics ? Mme de Courson aurait-elle pu ainsi gravir la hiérarchie de Radio France si elle s’était engagée auprès d’un parti de droite, voire d’un mouvement patriote ? On devine la réponse. Rappelons que le journaliste Jean-François Achilli a été licencié de Radio France pour avoir simplement envisagé de participer à la rédaction d’un livre avec Jordan Bardella…

Les liaisons dangereuses

Il faut croire que certains engagements politiques n’empêchent pas de faire carrière au sein de l’audiovisuel public. Au contraire, même. Le 2 juillet dernier, on apprenait ainsi qu’un dénommé Quentin Lafay allait débarquer à la matinale de France Inter la saison prochaine. Présenté par Radio France comme un « chroniqueur, présentateur, producteur », l’homme est aussi - et surtout ? - un ancien conseiller d'Emmanuel Macron et rédacteur des discours de celui qui n’était pas encore président de la République.

Parmi les autres cas illustrant la porosité entre sphères politique et médiatique, on peut citer Antoine Spire, journaliste et producteur à France Culture jusqu’à la fin des années 90, alors qu’il avait auparavant été engagé au Parti communiste. Il y a aussi Brice Couturier, producteur et éditorialiste à Radio France, après avoir été un membre très actif du PS. Sans parler de l'affaire Legrand-Cohen qui a mis au jour la très grande proximité - pour ne pas dire complicité - entre certains éditorialistes stars des médias publics et la gauche socialiste. Et si nous tenions là de réelles « ingérences intérieures » que le Sénat serait bien inspiré de dénoncer ?

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

45 commentaires

  1. Tout se met en place pour bloquer tous changements politiques, la pieuvre étend ses tentacules. Il faudra procéder par référendum pour retrouver un peu de liberté.

    • Ou alors que la nouvelle arrivante , si elle passe, fasse le ménage et place des personnes même pas de droite mais simplement patriote et Françaises dans l’âme ça suffirait , virer tous ces pourris qui cassent la France depuis plus de 60 ans

  2. D’accord avec vous pour mai 68 et Mitterrand 81 mais le pire aura été Macron avec ses deux mandats car il a permis à LFI qui était en embuscade, qui ne représente qu’une minorité de saborder le pays.
    Quand je pense que l’on a guillotiné Louis XVI, mis à bat la monarchie ! Si les rois de France, les empereurs menaient bon train, ils avaient le mérite me semble-t-il de glorifier la France, alors comment juger Macron ?
    Un « TRAÎTRE «  qui malheureusement ne pourra être jugé car il aura tout prévu.
    Chapeau bas Monsieur !

    • Reprenons votre exemple :
      « Est ce que LOUIS XVI envisageait de « perdre la tête » lorsque le pays s’est enfoncé dans la révolution ? …
      Donc écrire que macron ne pourra pas « être jugé car il aura tout prévu » est quelque peu défaitiste et méprisant pour les gaulois réfractaires qui savent être « productifs » quand ils sortent du « tube de dentifrice démocratique français » !! …

  3. La probité exemplaire de la bien-pensance. Jamais de favoritisme, tout est affaire de compétences bien sûr. Ca donne encore plus envie d’être auditeurs de ces médias rouges. Vivement le dégagisme.

  4. On aura tout subit, tout entendu. La gauche continue de placer ses pions sur le grand échiquier de la mascarade. Prendre les places, se serrer (non pas la ceinture car elle ne sait pas faire) les coudes et faire barrage dans le futur à toute initiative qui pourrait améliorer la situation du pays. La gauche ? Un boulet, une entrave permanente.

  5. De Courson Y a t-il un rapport avec le député Liot Charles-Amédée du Buisson de Courson, dit Charles de Courson ?

  6. Encore une application parfaite du principe de Lavoisier par le macrono-socialisme : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! ». Et Nicolas paye ….

  7. « Courage fuyons » disaient certains ! Les autres « tout le monde aux abris » le résultat et l’objectif au crépuscule de l’éphémère (mais d’autant plus catastrophique) Macronie sont les mêmes : se planquer et nuire au maximum au successeur !

  8. Encore une dame avec un nom à particule, comme Mmes de Montchalin et de Mauperthuis.
    L’élite actuelle, quoi !

    • Dans la plupart des cas, ces dames, nonobstant leurs convictions féministes contre le patriarcat, ont la coquetterie d’utiliser le patronyme de leur époux lorsqu’il comporte une particule, (souvent) d’apparence nobiliaire.

  9. RIEN que le « titre » de « conseillère spéciale » suffit à cataloguer ce genre de « profil » ! …
    Donnez le salaire mensuel et vous avez le combo du cloporte qui « grouille » dans les sphères médiatico-politiques » qui nous coûtent un pognon de dingue ! …

  10. La stratégie de propagande digne de « Radio-Paris’ se met en place, aucun souci pour les fidèles de B.V. ce sont les autres qui m’inquiète.

  11. Cette dame ne présente aucun intérêt … de gauche … France Inter, je ne regarde pas et j’espère que je ne suis pas la seule … , je choisis soigneusement mes interlocuteurs à la TV, des français patriotes de valeur, intelligents, lucides, courageux qui ne trahissent pas … cette dame ne présente aucun de ces critères, à jeter.

    • Suivant où on passe en voiture,on est passer automatiquement sur France inter..je zappe immédiatement la parole des hyènes ricanantes gauchistes…

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