Un James Bond noir ? « Les publics ne vont pas adhérer… » C’est un acteur noir qui le dit !
Voilà des années que le suspense est insoutenable. Dès 2021, il en était déjà fait état sur ce site. De quoi s’agit-il ? De cette question existentielle consistant à savoir qui sera la prochaine incarnation de James Bond, agent 007, au service de Sa Très Gracieuse Majesté, pardi ! Pour Daniel Craig, dernier acteur en date à avoir eu cet honneur, « James Bond doit rester un homme ». Il n’y aura donc pas de Jane Bond.
Un temps pressenti pour ce rôle mythique, l'acteur Idris Elba, que l'on doit désormais appeler Sir Idris, puisque le roi Charles III l'a anobli le 3 juin dernier, vient de lever une autre hypothèque concernant le taux de mélanine de notre héros à l’occasion d’un entretien accordé au très chic magazine British GQ : Les publics ne vont pas adhérer à l’idée qu’un homme noir, un homme africain, l’incarne. Ça n’est pas ce qu’ils apprécient dans leur culture. » Pis, poursuit-il : « Ne le rendons pas woke. » Selon lui, il faut rester fidèle à son identité d’origine. Petit détail : Idris Elba est noir. Ce qui ne l’empêche pas de parler d’or.
Les obsessions raciales d’Hollywood…
En effet, que dirait-on si Daniel Craig avait eu l’idée saugrenue de jouer dans un remake de Shaft, héros emblématique de la culture noire-américaine ? Ou que Pierce Brosnan, son prédécesseur dans le costume – taillé sur mesure de chez Saville Row – de l’agent 007 en question, se soit entiché d’interpréter Black Panther, figure de proue des comics Marvel ? On aurait sûrement toussé. Tout comme on se serait probablement étranglé si, d’aventure, Michel Blanc, qui est blanc, avait voulu jouer Nelson Mandela, qui est noir, tandis qu’Éric Blanc, qui est noir, aurait pu faire de même de Frederik de Klerk, son interlocuteur blanc. Ou de l’art de se faire des nœuds au cerveau pour pas grand-chose, alors que la vie pourrait être tellement plus simple. Mais ces gens ne participent pas de la culture du bonheur. Ils l’ont même en horreur.
Cette polémique est d’autant plus nigaude qu’Idris Elba reconnaît que ce potentiel casting tenait avant tout de « la rumeur médiatique ». Beaucoup de bruit pour rien, comme aurait dit Shakespeare qui, malgré les mystères relatifs à son identité, était blanc. Comme quoi rien n’est tout blanc tout noir, dans cette histoire.
À ce sujet — Pour Daniel Craig, James Bond doit rester un homme !
En revanche, ne sont pas blanc bleu ceux qui prétendent que les aventures sur grand écran du héros de Ian Fleming n’ont jamais fait la part belle aux Noirs et aux femmes. Cette polémique est d’autant plus saugrenue que dans cette saga, la diversité fut, dès le départ, au rendez-vous.
James Bond ? Des Noirs comme s’il en pleuvait…
Des acteurs noirs ? Quarrel (John Kitzmiller), meilleur ami du héros dans James Bond contre Docteur No (1962), Dr Kananga (Yaphet Kotto), le grand méchant de Vivre et laisser mourir (1973), Félix Leiter, l’homologue bondien de la CIA (Jeffrey Wright) dans Casino Royale (2006). Des actrices noires ? Rosie Carver (Gloria Hendry), toujours dans Vivre et laisser mourir. Puis May Day (la chanteuse Grace Jones en personne) qui illumine Dangereusement vôtre (1985). Liste noire ? Tout dépend de la façon dont on entend ce vocable.
Dans le même temps, faut-il encore rappeler ce que fut la blacksploitation du siècle dernier. Soit une centaine de films avec des Noirs dans les premiers rôles, et dont certains vantaient une sorte de supériorité raciale vis-à-vis des Blancs, sexuelle ou musicale, tel le Black Gestapo (1975) de Lee Frost. Certes, il ne s’agissait pas là que de chefs-d’œuvre, loin s’en fallait. Mais les musiques d’Isaac Hayes (Shaft) ou de Curtis Mayfield (Superfly) venaient, à point nommé, rappeler qu'en la matière, les Noirs n’avaient rien à envier aux Blancs. Et ce n’est pas Quincy Jones, leur défunt confrère, qui, ayant superbement transcendé ces clivages ethniques, viendra nous contredire, même post-mortem.
En attendant, James Bond devrait rester un mâle hétérosexuel blanc, à l’instar de Sherlock Holmes, Benny Hill ou Mr Bean. Et il continuera à s’abreuver à la vodka Martini, à la cuillère et pas au shaker, if you please, et non point au jus de quinoa. Avant que les ligues de vertu, ignorant manifestement tout de la saga bondienne, ne s’en offusquent, on ne peut que leur conseiller de réviser leurs classiques. Sans se replonger dans les savants ouvrages dédiés au septième art, les fiches de cinéma de Pierre Tchernia pourraient les aider à se remettre à niveau. Mais c’est peut-être trop leur demander.
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53 commentaires
Et un marabout blanc ? A votre avis
Et je pense que cela ne va pas s’arréter,certainement Louis XIV dans un prochain film sera Noir ainsi que tous les rois de France et ce sera la nouvelle france,et que le veuille ou non l’Europe sera toujours Blanche et l’Afrique toujours Noir.
Ce n’est que logique , rien de raciste là-dedans , Ian Fleming avec James Bond avait lancé l’espion typique anglais qui d’ailleurs a été falsifié dans ses derniers films avec Daniel Craig je trouve , c’est comme si vous mettiez autre que Denzel Washington dans Equalizer , c’est le style qui compte aussi , faut arrêter de mettre le racisme à toutes les sauces , trop en parler justement en fait du vrai racisme
Le dernier opus No Time to Die qui nous presentait un Bond vieillissant et déconstruit avait provoqué émoi et indignation dans la salle où j’étais allé le visionner. Le wokisme tue, y compris la culture.
Une incarnation par une actrice amérindienne paraplégique aurait sûrement eu des partisans à gauche.
James Bond est un homme et est Blanc.
Toute autre solution puerait le wokisme. Grand remplacer les acteurs par d’autres au motif du sexe ou de la couleur est juste fait pour brouiller les repères et induire que les êtres sont interchangeables, ce qui est faux. Malgré toutes les opérations on ne peut changer ce que la nature a fait.
C’est un concept qui se prétend bien-pensant mais qui ne l’est absolument pas. Plutôt tordu en fait. C’est un manque de respect à l’auteur et au public qui ne suit plus, ne reconnaissant plus son personnage préféré.
Avant ses ennuis, Depardieu était envisagé dans un biopic de Mandela. De source sûre et plus que sûre.
C’est la raison pour laquelle une grande majorité de français ne vont plus au cinéma…..leurs films à consonance woke font tous un flop……….
Idem
Il paraît que le prochain « Asterix » se déroulera dans la corne de l’Afrique et non plus en Armorique…
Demander aux croisés de la secte wokiste de connaître le passé est absolument inaudible pour eux : du passé ils veulent faire table rase. Dans un réflexe pavlovien chimiquement pur tout ce qui a trait au passé doit être transformé, modifié, accommodé à l’ignoble sauce woke.
Pour les oeuvres originales et non historiques je n’ai aucun problème avec les acteurs africains ou comme dirait la gauche les racisés. Il faut à une époque où la culture et l’histoire se meurent essayer de conserver un semblant de respect pour le téléspectateurs. De plus, ces mêmes réalisateurs de gauche, au lieu de s’intéresser à l’histoire africaine, aux héros africains (des réalisateurs racistes à mon sens), préfèrent grimmer un noir en blanc pour éviter de s’intéresser à l’Afrique. J’ai toujours pensé que la gauche avait le monopole du racisme et les réalisateurs de gauche le prouvent avec le wokisme. Non content d’insulter toute l’Afrique, les voilà à utiliser un racisé (terme de gauche) pour se faire valoir, c’est déplorable et je dirais même digne d’un facho, l’africain devient un outil pour eux!
Il y a eu tellement de beaux films avec de grands acteurs noirs dans des rôles taillés pour eux, cette mode de les déguiser maintenant en duchesses ou courtisans anglais ou en Merlin l’enchanteur est, à mon sens, humiliante pour les Noirs.
Pauvre Arsène Lupin…Maurice Leblanc (c’est pas ma faute) doit encore se retourner dans sa tombe!
J’allais l’écrire en lisant l’article.
N’oubliez pas le docteur Knock !
Déjà dans le dernier film on introduisait un 007 de couleur , une femme noire !
James Bond est un personnage de fiction Blanc et il doit le rester , j’en ai assez d’adapter ma culture pour complaire aux envahisseurs . Si la culture africaine , maghrébine , arabe , est si riche , qu’elle invente un personnage du même genre qui défend son pays d’origine , africain , maghrébin , arable.
Entièrement d’accord.
Il faut s’adapter, dans la campagne anglaise, les gens sont blancs, et à Tokyo on projette des films japonnais avec des acteurs jaunes, même pour des wasterns et au Congo, dans les pièces de théatre montées dans les lycées, les comédiens sont noirs et s’il y a des colonisateurs dans la pièce on n’ira pas en Europe chercher quelques ados blancs., tout les jeunes gens du lieu seront des Noirs. CQFD.
CLAIR que je ne verrai jamais ce film !
Je fuis déjà devant les films avec O.SY vu ses propos, donc changer les bons films et surtout la vérité avec Jeanne d’Arc car je suis certain qu’il vont le faire = NIET !!!!!!!!
C’est encore la meilleure méthode, un produit sans acheteur est vite retiré du marché. Bien des entreprises, comme Disney ou Jaguar, qui avaient entrepris un virage woke en sont revenues. Ces mouvements ne sont ni plus ni moins que des escroqueries intellectuelles, les peuples n’y adhèrent pas massivement ou finissent par réagir face à l’outrance. Un bon fiasco et des actionnaires mécontents … ça finit par peser lourd dans la balance !
Idem pour moi.
Les propos d’O.SY (comme vous dites) n’entravent en rien la qualité de l’acteur… Faites vous-même la différence entre ce qui relève du cinéma – ce qui se passe à l’écran – et ce qui revient au « people »!
Vous allez me dire que Macron est un bon acteur et ce qu’il dit ou fait n’entrave pas sa qualité de comédien ?