Emmanuel et ont estimé, samedi 23 décembre 2017, qu’il n’y a « pas d’autre solution qu’un règlement exclusivement pacifique du conflit » en Ukraine. Sans proposer les principes essentiels qui devraient être respectés par les parties pour parvenir à un tel règlement. Autrement dit, du verbiage ? Pas complètement, cependant. Les non-dits étant, ici, plus importants que les mots, surtout creux.

En effet, la situation est toujours très grave en Ukraine, où une guerre classique avec un front et des canonnades non seulement continue, martyrisant les civils ukrainiens russophones (plus de 10.000 morts), mais encore s’accroît : bombardements des villes par les forces ukrainiennes et rodomontades guerrières du pouvoir kievien, amenant des démentis de Washington quant à des livraisons d’armes américaines.

L’Union européenne s’est contentée de prolonger cette semaine, pour six mois, les sanctions économiques décrétées contre la Russie qui avaient été décidées à l’été 2014, au plus fort de la crise ukrainienne, quelques mois après l’annexion de la Crimée par la Russie et le début de la guerre civile dans l’Est (sanctions qui affectent les français). Bruxelles restant dans son coma diplomatique, ce sont les gouvernements français et allemand qui reprennent leurs prérogatives.

Toutefois, à nouveau et comme d’habitude, l’Élysée se trompe d’analyse sur le fond de la question et de la stratégie, en suivant l’Allemagne et en contrariant la Russie, en exprimant « son soutien au plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

Sanctions, déni des réalités militaires et humaines, couverture d’un régime kievien extrémiste, totalitaire et corrompu : la France empêche, par son manque d’intelligence, que soit mis fin à la guerre en Europe. Et elle est aussi sortie du jeu en Syrie.

La Russie ne rendra jamais la Crimée, historiquement, affectivement, culturellement et stratégiquement russe, et un référendum a confirmé ce rattachement. Nous avons x fois indiqué quels devraient être les axes d’un plan de paix juste et durable : unité de l’Ukraine (y compris l’est), fédéralisation dans le respect des minorités et des langues nationales (surtout à l’est et à l’ouest), neutralité militaire, désarmement de toute la zone (et dénucléarisation de l’Europe centrale), coopération économique et culturelle égale de l’Ukraine avec la Russie et des Européens. Tant que l’Élysée s’entêtera à ne pas comprendre cela et tentera d’humilier le président russe (et, donc, le peuple russe qui le suit), la paix ne se fera pas. C’est déplorable.

25 décembre 2017

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