Editoriaux - Politique - 30 décembre 2017

Trois (petites) victoires en 2017

Le camp des ultra-mondialistes, des « pays-hôtels », des pro-invasion, du vivre ensemble imposé – le camp du bien, quoi – a certes eu sa victoire essentielle avec l’élection de son poulain, le 7 mai 2017. Mais, en même temps, en guise de (maigre !) consolation, comment ne pas évoquer les quelques petits revers subis par la bien-pensance dominante ? En voici trois, pour l’année 2017.

Tout était prêt pour en faire un martyr : Théodore Luhaka, dit « Théo », se disait victime d’un viol de la part de policiers. Ceux-ci contestaient ces accusations : Luhaka avait favorisé la fuite du trafiquant qu’ils s’apprêtaient à arrêter – après avoir lui-même cherché à s’enfuir. Luhaka avait agressé un policier, avant d’être maîtrisé. On eut droit à la pantomime habituelle : les « plus jamais ça » avec les ballons blancs, les soutiens des « artistes », des fils de et des antifas, sans compter la visite à l’hôpital du pathétique Hollande.

Or, l’affaire prit un tour différent, plus intéressant, quand on découvrit qu’une enquête pour escroquerie avait été ouverte contre la famille Luhaka : 678.000 euros de subventions accordés à l’association Aulnay Events, dirigée par un des frères du pauvre Théodore, auraient été détournés, tandis que 350.000 euros de cotisations sociales n’auraient pas été payés, que huit membres de la famille Luhaka auraient reçu 170.000 euros de l’association, et que Théodore Luhaka en aurait lui-même perçu 52.000. Théo, un martyr ? Cela reste à prouver. Un héros ? On en doute un peu aujourd’hui.

Quelques semaines plus tard, ce fut au tour d’un certain Mehdi Meklat, apprenti journaliste, très en cour auprès du tout-puissant Paris hors-sol, de révéler son vrai visage. Ce jeune Rubempré à casquette injuriait depuis des années, sur Twitter, et sous le pseudonyme très “souchien” – significative manifestation de sa névrose personnelle – de Marcelin Deschamps, des Blancs, des juifs, des femmes, des homosexuels, appelant à tabasser les uns, à violer les autres et à tuer tout le monde – les Africains et leur descendance étant les seuls à échapper à son lyrisme. On vit alors la consternation chez tous les vertueux qui avaient lancé le jeune poète. “Ces propos creusent une consternation aussi vertigineuse qu’un cratère atomique”, pleurnicha l’amphigourique Christiane Taubira. “Le pardon existe, bredouilla le directeur des Inrockuptibles. Il suffit de le demander, sincèrement. Tu en es plus que capable, Mehdi.” L’effarante Pascale Clark, craignant peut-être l’éclaboussement, choisit courageusement de mouiller ses petits camarades : “Ceux qui disent aujourd’hui qu’ils ne connaissaient pas ces tweets mentent.”

Après Théodore Luhaka et Mehdi Meklat, il y eut enfin, sur un tout autre registre – conséquence de la victoire de Macron -, l’engloutissement, que l’on espère définitif, des Cambadélis, Vallaud-Belkacem, Hamon, Filippetti et de tant d’autres, battus à plate couture lors des législatives.

Trois victoires, c’est peu, quand on sait le nombre de batailles que l’on perd – c’est beaucoup, si l’on considère que l’on a contre soi la quasi-totalité de l’appareil politique, médiatique et associatif. Il faudra s’en contenter pour le moment.

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