[TRIBUNE] En 2027, qui fera campagne sur l’austérité ? Personne…
Le gouvernement vient d'annoncer le gel de 4 milliards de crédits sur 2026 afin de diminuer l'ampleur de nos déficits publics. Mais ceci n'est qu'une goutte d'eau face à la hausse de notre dette et des intérêts y afférents. Pour le reste, le Premier ministre vient d'installer un comité d'experts chargé de dessiner les grandes lignes de notre loi de finances pour 2027. Soyons lucides : on voit mal le Parlement trouver une majorité pour voter ce budget. La France risque donc de se contenter, jusqu'en septembre 2027, d'une « loi de finances spéciale » qui reconduirait les services votés sans aucune mesure nouvelle ni effort de redressement.
Courage, fuyons !
Disons-le clairement : la pagaille qui règne à l'Assemblée ne serait qu'un prétexte pour éviter le vote d'un budget désastreux, à la veille de la campagne présidentielle. Même si le gouvernement disposait d'une majorité absolue de députés, il hésiterait à présenter un projet pris en tenaille entre deux écueils : soit déclencher une crise financière, soit annoncer des mesures d'austérité très impopulaires.
Car après des années de laxisme macroniste, notre pays a accumulé déficits publics et dette himalayenne : 3.400 milliards d'euros, soit 115 % du revenu national. Ce chiffre n'a, en soi, rien d'inquiétant – la France peut (mais pour combien de temps, encore ?) réemprunter pour financer son déficit et le remboursement de ses emprunts anciens arrivant à échéance. Beaucoup d'autres grands États souverains sont tout aussi perclus de dettes. Mais avec une différence cruciale : ils n'empruntent pas majoritairement pour payer les intérêts de leur dette passée.
Des intérêts ruineux
Leur charge budgétaire s'envole : 75 milliards en 2026, 90 milliards en 2027 et 100 milliards prévus pour 2028. Autrement dit, notre déficit public sert de plus en plus à rembourser la charge de la dette.
À titre de comparaison, ces 75 milliards représentent, cette année, presque l'équivalent des crédits de l'enseignement scolaire (90 milliards) ou de la défense (93 milliards). Ils pèsent trois fois plus que le budget du ministère de l'Intérieur (26 milliards pour la police, la gendarmerie et la sécurité civile, toutes dépenses d'investissement et de fonctionnement confondues). Ces dépenses sont donc stériles, d'autant qu'une part non négligeable part à des prêteurs étrangers.
Cette dérive dépasse les prévisions, car le loyer de l'argent n'a cessé d'augmenter. Le Trésor français rembourse actuellement de la dette à 0,5 % mais doit, pour ce faire, réemprunter à 4 % : son coût moyen va donc continuer à s'alourdir pendant au moins cinq ans. Mais que se passerait-il si les taux obligataires montaient à 4,5 % comme à New York, voire à 5 % comme à Londres ?
Qui fera campagne sur l'austérité ?
Réponse : personne. Pourtant, les futurs gouvernants, quelle que soit leur couleur politique, devront impérativement sortir d'un déficit budgétaire de 135 milliards d'euros (5,1 % du PIB) pour le ramener à 81 milliards (3 % du PIB) – afin de rentrer dans la norme européenne –, et ce, malgré la dérive de la charge des intérêts. Reste à trouver près de 50 milliards d'économies ou d'impôts nouveaux chaque année.
Et encore… L'exemple italien montre qu'un pays qui a laissé filer son déficit ne peut inverser la spirale de l'endettement qu'en revenant au strict équilibre budgétaire : cela représenterait, pour la France, une austérité annuelle de 130 milliards d'euros en prélèvements obligatoires supplémentaires ou en annulations de crédits – et ce, si les taux obligataires restent stables.
Gageons donc qu'à la présidentielle, le débat économique restera parfaitement hors-sol, en scotomisant soigneusement les deux principaux versants du problème : l'assainissement de nos finances publiques et notre stratégie remigratoire.
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31 commentaires
En fait ,le premier ministre vient de mettre en place un comité d’expert. Celui-ci fin juin 2026 va préconise de faire appel à Mac Kinsey car nos experts désignés sont peu compétents. Le 1er juillet Lecornu va passer un contrat avec Mac Kinsey ( contrat déjà dans les tuyaux.. mais sans le diagnostique des experts cela ferait mauvais effets). Et donc comme par hasard. Co trat à plusieurs millions avec Mac Kinsey à 1 an des élections présidentielles.. comme par hasard
Après lecture fort intéressante des commentaires, je note que personne ne parle de l’Europe, ni de l’immigration qui sont pourtant deux postes exagérément coûteux pour la France. N’oublions pas non plus la casse de l’industrie, première victime des folies écolos et européennes.
Pendant des années j’ai fait confiance au bon sens des partis politiques dit « de gouvernement ». Je me suis trompé, tout particulièrement avec Macron, qui, avec beaucoup de légereté, a mis la France en état de surendettement, probablement irrattrapable compte tenu de l’évolution des taux et de la trajectoire de la dette. Il a aussi entretenu l’illusion, avec le talent de communicant que nous lui connaissons (mais il n’y a rien derrière), que cela n’avait pas de conséquence majeure. Et tous les partis ont suivi pour ne pas être en reste. Et les français, à qui cet état d’esprit convenait, y en cru, estimant qu’en cas de sortie de route ce sera « les autres » qui paieront…Nous allons tous le payer, probablement très cher. Paradoxalement ce sont les plus riches qui ont la capacité de quitter la France qui pourraient, peut-être, être épargnés. Nous risquons réellement de connaître ce que la Grèce, qui emprunte aujourd’hui à un taux moins élevé que notre pays, a connu. Renseignez vous sur cet historique, la crise et le coût de sa résolution.
Bayrou a fait une analyse qui m’a semblé lucide voire brillante de la dette et de sa trajectoire, a engagé un plan très modeste de redressement puis a décidé de quitter le navire pour ne pas avoir à le mettre en oeuvre.
Le gouverneur de la Banque de France a estimé que la réduction du déficit devait venir au 3/4 d’une réduction des dépenses et pour 1/4 d’une augmentation des impôts. Libération et France Télévisions ont seulement évoqué sa recommandation sur l’augmentation des impôts…
Nous sommes tous d’accord ! Le thème de la remigration va rapidement s’imposer dans le débat présidentiel .
et tellement d’autres « thèmes »… tous + essentiels les uns que les autres. La liste est connue !
Ils sortent de l’ENA. Ils apprennent à gagner le pouvoir et comment le garder. Ils ont compris comment vivre sur le dos des autres : en prenant l’argent chez ceux qui ont travaillé… tellement facile ! Tellement lâche.
Oui, enfin, je n’ai jamais vu un électeur sortir de l’isoler accompagné de quelqu’un lui ayant mis le couteau sous la gorge pour voter pour ces énarques. Les gens soit ne votent pas ,soit votent pour des gens qui n’aiment ni la France ni les français. De Gaulle, lui, aimait la France, mais combien l’ont suivi début juin 40, une poignée. Tous les autres déjà étaient prêts à porter allégeance à Pétain qui voulait déposer les armes. Sans parler des communistes qui sabotaent tout dans les usines d’armement, fidèles au pacte Hitler Staline. Il n’y a qu’une seule chose à faire: suivre celui où celle qui proposera aux français de relever la tête pour sauver l’identité de notre pays, notre industrie, les emplois de tous, notre hôpital, notre école, etc… un repère: une politique peut être sociale sans être de gauche. Donc, certainement suivre pas tous ceux qui nous ont amenès où nous sommes.
En résumé et sauf erreur de ma part, nous remboursons bien les intérêts mais jamais le capital ? Un stock de dettes de 3500 milliards d’euros, soit 22 958 495 milliards de francs, dont le capital n’est jamais remboursé ? Tout cela manque de clarté…
Alors clarifions ! Chaque année nous devons réemprunter en capital la somme du déficit de l’exercice courant plus les remboursements intervenus sur les emprunts anciens . Nous trouvons encore des prêteurs , même si notre dette part en boule de neige .
Ce sont les intérêts de la dette qui s’envolent et accentuent nos déficits publics .
A noter que les opérations sur le capital de la dette n’entrent pas dans le calcul du déficit budgétaire .
Le capital aussi est remboursé, je vous rassure, sauf que nos déficits budgétaires successifs nous imposent chaque mois de devoir de nouveau emprunter davantage que ce que nous avons remboursé afin de pouvoir payer les pensions, les prestations, le salaire des agents de la fonction publique et d’innombrables autres choses, d’où l’augmentation constante de la masse globale de cette dette. Un peu comme un particulier qui rembourserait 100€ mais qui serait contraint chaque mois d’emprunter 150 € afin de rembourser son crédit mais aussi de pouvoir vivre. Mais cela n’existe pas dans la vraie vie.
M. TOTO, l’ article répond à votre question, en réalité nous remboursons le « capital » réguliérement, mais en empruntant pour le faire donc, grosso modo ce que vous appelez le capital reste toujours à peu près stable l’ augmentation modeste représentant le déficit courant, car eh oui, il faut en plus emprunter pour financer ce déficit courant (différence annuelle entre les dépenses et les recettes); ça fait deux grandes masses de l’ ordre de 150 milliards d’ euros chacune…
On ne peut raisonner comme pour un ménage ou une societé commerciale car l’Etat a deux caractéristiques, il est en théorie immortel et surtout il a le privilège de lever l’ impot, heureusement pour lui car ce qu’ il fait s’ appelle de la « cavalerie » (sans parler du racket fiscal!) toutes choses qui nous envéraient vous et moi en prison directement, sans repasser par la case départ!
Outre toutes les économies citées ci-avant , et auxquelles je souscris,qui sont indispensables, une économie énorme est à faire au niveau des emprunts et du remboursement de la dette.
ce remboursement va avoisiner les 100 milliard par an. C’est de l’argent foutu en l’air ou à la poubelle.
On peut gagner 40 à 50 milliards en créant un emprunt national, auquel tout Français devra contribuer en fonction de son patrimoine financier, et qui sera rémunéré à un taux supérieur à celui du livret A et au maximum à 40 ou 50% du taux d’emprunt actuel, (5% environ),rémunération fiscalisée ou pas,(à voir).
Je suis sur qu’une grande partie de la population, à condition de bien l’expliquer, y souscrirait.
Je le répète: Gain 40 à 50 Milliards, voire plus, si les taux continuent à monter, d’économie par an.
La France y gagnerait en souveraineté financière, et les Français également.
Et ne me dites pas comme certains détracteurs que les Francais pourraient être spoliés. Par contre ils le seront le jour où La France sera sous tutelle, mais il sera trop tard!
Impossible, la loi n’est pas ainsi conçue, il faut passer par l’AFT qui gère les adjudications hebdomadaires.
Lire sur le site de l’AFT « Les techniques d’émissions ».
Coq04, votre proposition n’ est pas claire, il s’ agirait d’ un emprunt forcé (« tout français devra contribuer ») à un taux ruineux pour le pauvre emprunteur (la moitié de 4 % ça fait 2, moins qu l’ inflation!).
Si ça restait un grand emprunt civique libre, il faudrait offrir un taux supérieur à celui des marchés et prévoir une indexation type Pinay ou Giscard (sur l’ or) qui peut se révéler ruineuse, cette fois pour l’ Etat!
PS pour Mr TOTO c’ est tout à fait possible nonobstant l’ AFT, car cet emprunt serait mis en place par une loi qui peut toujours créer un mécanisme d’ exception à ce que prévoit la loi générale.
Tant que Keynes continuera d’être enseigné comme étant l’alpha et l’omega de la science économique dans nos facs et dans nos grandes écoles, les schémas mentaux des décideurs resteront étatistes et la dépense publique sera perçue comme un bien en soi alors qu’elle détruit en la rongeant l’économie productive, c’est à dire l’économie créée par les entreprises privées.
Le problème est d’abord et avant tout dans les têtes de ceux qui sont en charge de la gestion du pays.
J’ai bien quelques idées pour faire des économies rapidement.
Supprimer le CSE, l’ADEME, l’ARCOM, etc. Ne plus subventionner la transition énergétique, réserver le chômage aux plus de 30 ans, réduire considérablement le nombre d’élus, supprimer soit les communes soit les communautés de communes.
Qu’on ne nous dise pas que les Français sont hostiles à toute réforme, ce sont les élus qui ne veulent pas qu’on touche à leur gamelle !
Vous oubliez les ARS, la submersion migratoire, le service public à supprimer, tout ça nous coûte un pognon de dingue comme disait le Mozart de la finance
Je rajouterai qu’il faut stopper l’immigration, les aides au développement de pays qui nous détestent ( Afrique) qui nous inondent de produits ( Chine) qui nous entraînent dans une guerre que personne ne souhaite ( Ukraine).
Le chômage n’est pas versé si on n’a pas eu d’activité professionnelle…
FRANCE TRAVAIL : Si vous n’avez jamais eu d’activité professionnelle, salariée ou non, que ce soit dans le secteur privé ou public, vous ne pouvez pas bénéficier de l’allocation chômage.
Discriminer sur l’âge est un délit…
C’ est bien gentil de parler d’austérité, mais pour qui l’austérité pour le français moyen qui va bosser et à qui l’on en demande toujours plus alors que l’argent coule à flots dans le milieu politico-médiatique sans parler de certains milieux sportifs, mais de qui se moque t’on et l’état dispendieux à souhait un président toujours dans l’avion, des politiques qui se vautrent dans le luxe pendant que le citoyen lambda a du mal à boucler les fins de mois. Nos dirigeants sont déjà bougrement impopulaires ils vont avoir du mal à faire pire.
Avant de parler d’austérité qui est sans doute nécessaire, n’y a t il pas une première urgence: couper à la Milei les dépense somptuaires et surtout inutiles? Quand on écoute Ch St Étienne la semaine passée, c’est édifiant. Parler d’austérité c’est suicidaire face 3 la gauche qui promet toujours de raser gratis et ta e toujours tout autre projet de libéralisme…
Et qui a vendu la France aux banques étrangères ? Merci Pompidou qui a vendu la dette de la France à la banque Rotshild dont il était issu…. Alors que la France avant cette trahison empruntait à la Banque de France à des taux très interessant…. Après De Gaulle ça n’a été qu’une suite de trahisons …
Sous Pompidou la France était prospère. Et les chiffres de son économie étaient remarquables. Si vous voulez vraiment chercher » LE » coupable interessez vous plutôt à Mitterrand et à son programme commun de la gauche socialo-communiste de 1981 !!!!
En 18 mois il y a eu pas moins de 3 dévaluations du Franc !!! Chapeau l’artiste ! C’est à ce moment là que fut prise la décision de passer l’âge de la retraite de 65 à 60 ans ! Tout le monde savait qu’une telle mesure ne pouvait être financée qu’avec de la dette. Cette funeste décision a été prise au profit des baby-boomers qui avaient fait la « révolution » en Mai 68 et qui avaient voté Mitterrand en Mai 81 ! Leurs enfants et leurs petits enfants, c’est à dire nous, continuons de payer cette mesure inepte et totalement démagogique prise il y a 45 ans !!! Il serait trop long ici de faire la liste de toutes les mesures de ce type prises par la gauche chaque fois qu’elle fut au pouvoir. Je donnerai, par exemple, les 35 heures payées 40 de Jospin qui ont fini d’achever la compétitivité de nos entreprises et ont achevé la désindustrialisation du pays commencée sous Mitterrand !
Alors fichez la paix à Pompidou ! Et interessez vous aux véritables responsables des ennuis de la France, à savoir la totale incompréhension des mécanismes économiques fondamentaux par les Français !!!
Les Français ont toujours voté pour ceux qui promettaient de cramer la caisse, jamais pour ceux qui appelaient à la rigueur. Il faudra un gendarme extérieur à nos institutions nationales pour nous ramener à la raison.
Bien évidemment…
Et comme « Manu » est bien capable de prononcer une dissolution « au tie break » pour bien savonner la planche à son successeur et pouvoir dans 5 ans se présenter en sauveur…On est pas sorti des ronces…
La première économie à faire: supprimer toutes les allocations à ceux qui n’ont jamais cotisé, et REMIGRATION !
Tout a fait , par la même occasion revoir le régime des subventions aux associations ne donner qu’a celles qui défendent réellement l’identité française , les autres devront ce contenter des cotisations de leurs adhérents ; idem pour les journaux qui pour une majorité touchent beaucoup tout en crachant leur venin sur les français qui ne pensent pas comme eux.
Si ces élus sont en manque d’idée, qu’ils prennent exemple du les RN élus récemment. Ceux là font des coupes sombres dans ls subventions des assos anti-Francaises