Editoriaux - Entretiens - 18 novembre 2019

Thibault Farrenq : « Avec la Nuit du bien commun, 1 € collecté est 1 € reversé »

Mardi 19 novembre, aura lieu la troisième édition de la Nuit du bien commun. En quoi consiste cet événement ?

La Nuit du bien commun est une rencontre entre ceux qui agissent pour le bien commun en France et ceux qui souhaitent le soutenir. Une belle soirée entre porteurs de projets et donateurs où la rencontre permet de démultiplier la générosité.

Nous aurons, pour cette troisième édition, douze beaux projets associatifs, des sujets liés à l’éducation en zone rurale, la prévention des ruptures familiales, l’attention à nos aînés mais aussi aux plus petits… Un beau moment pour découvrir les pépites de demain qui méritent toute notre attention.

La France est un pays où la générosité se situe à un niveau tout juste honorable : en 2015, les dons et legs aux associations et fondations ont plafonné et représentent environ 7,5 milliards d’euros, soit 0,3 % du PIB, contre plus de 1 % au Canada et plus de 1,5 % aux États-Unis.

Il est temps que cela change !

Comment est née cette initiative ?

L’initiative est collective et entièrement bénévole ; avec Pierre-Édouard Stérin, fondateur de Smartbox et 1er business angel français, Stanislas Billot de Lochner, entrepreneur dans le secteur des ONG, et moi-même, nous sommes partis du constat de l’absence d’événement en France qui permette en une soirée de venir faire son marché aux associations. Nous souhaitions une soirée bien pensée, dynamique et qui donne envie de donner.
Trop peu de projets ont l’occasion d’être présentés à des donateurs, de gagner en notoriété et de présenter ses belles actions. Nous voulions un temps où ceux qui agissent soient à l’honneur.

Qui peut présenter ses projets ?

Les projets qui peuvent avoir la chance d’être sur scène à la Nuit du bien commun doivent remplir trois critères : avoir moins de dix ans d’existence, œuvrer en France et avoir un budget de moins d’un million d’euros.
L’objectif est de valoriser les jeunes initiatives, les pépites du secteur associatif qui méritent d’être mises en lumière.
Nous donnons la possibilité à des candidats de déposer des dossiers plusieurs fois (c’est le cas de la fondation Espérance Ruralités et de Visitatio) car nos grands mécènes nous ont précisé l’importance de soutenir les actions dans la durée, que certains viennent dire ce qu’ils ont fait de l’argent confié et qu’ils nous présentent leur vision et leurs nouveaux projets à venir.
La Nuit du bien commun permet de valoriser les acteurs du quotidien qui se mettent au service des plus pauvres, des plus vulnérables et qui œuvrent au bien commun.

À titre d’exemple, quelles sommes ont été engagées par les participants pendant les précédentes éditions ?

Pour cette troisième édition, l’entrée est libre mais nous engageons fortement les participants à soutenir généreusement les projets (chacun dans la mesure de ses moyens), la première levée de dons est 100 euros (défiscalisables).
Nous avons collecté plus d’1,5 million d’euros sur les deux années passées au profit de 25 associations. L’ensemble des coûts liés à cette manifestation sont portés par des partenaires comme Saint-Jean-de-Passy, l’Institut européen pour la coopération et le développement, des entreprises privées… Nous sommes fiers d’annoncer qu’avec la Nuit du bien commun, 1 € collecté est 1 € reversé.

Nous vous donnons rendez-vous, mardi 19 novembre à partir de 19 heures, au théâtre Mogador. Soyons la génération bien commun !