Culture - Editoriaux - Médias - Politique - Table - 26 avril 2017

En tant que chrétien, le choix devrait être simple, le 7 mai prochain…

Les catholiques, en ne voulant froisser personne, c’est-à-dire en étant d’accord avec tout le monde, ont reçu le mépris de notre temps.

Ce qui va suivre n’est pas empreint de haine à l’encontre de l’électorat que je vais mettre en cause, qu’on se le dise ; il s’agit plus d’un profond étonnement. En effet, quel aveuglement, quel relativisme !

Le choix qui nous est proposé pour ce second tour est un choix de civilisation, entre d’un côté une France multiculturelle qui ne s’assume plus, une France qui se réduit à la vision économique d’un VRP de la multinationale Europe, et de l’autre une France fière de ses racines et qui ne renie pas ce qu’elle est, une France où les Français sont les uniques propriétaires de leurs pays.

Alors, le choix me paraît simple, en tant que Français mais aussi en tant que chrétien.

Accepterons-nous de laisser passer au pouvoir un Président qui s’inscrit dans la continuation de la libéralisation des mœurs en proposant l’euthanasie, la PMA et la GPA ? En tant que chrétien, le choix devrait être simple ! Visiblement, certains se posent la question et c’est bien regrettable.

La hantise du Front national et de Marine Le Pen va conduire certains à voter Emmanuel Macron. Pour ceux-là, tout me semble perdu : ils se réveilleront dans cinq ans, honteux de leur choix car ils auront été complices du mal qui aura été fait, ou peut-être ne se réveilleront-ils pas…

Viennent ensuite ceux qui ne voteront pas, ou qui voteront blanc, ne se reconnaissant chez aucun des deux candidats. À ceux-là, je veux dire que leur vote ou leur non-vote sera aussi responsable de la victoire d’Emmanuel Macron. Car, bien sûr, il ne faut pas se cacher derrière de fausses excuses : ils seront complices ! Complices, cocus mais aussi victimes ! Idiots utiles des médias et de l’oligarchie en place. En se refusant de choisir entre la France hors-sol de Macron et la France enracinée de Le Pen, ils participent à la victoire du camp mondialiste alors même qu’ils affirment s’y opposer.

Mais que voulez-vous, les médias auront bien fait leur travail d’abrutissement de l’opinion et les catholiques en sont aussi victimes, les Manifs pour tous n’y auront rien changé. Le catholique est, hélas, l’idiot utile par excellence depuis bien trop longtemps, depuis Giscard d’Estaing et Mitterrand, et maintenant Emmanuel Macron.

Sens commun, en se prononçant pour le « ni ni », a trahi la France qu’il était censé représenter et a tué en quelques mois l’impact de la Manif pour tous. Ce mouvement traduit l’incapacité des catholiques de faire une claire distinction entre l’ennemi et l’ami, entre celui qui sauvegarde ses valeurs et celui qui les enterre. Carl Schmitt disait que « la distinction spécifique du politique, c’est la discrimination de l’ami et de l’ennemi ». C’est le traumatisme chrétien d’aujourd’hui.

Au deuxième tour, il ne faudra donc pas se cacher derrière des arguments médiatiques et électoralistes : il s’agira d’empêcher la gauche reconduite par Emmanuel Hollande de poursuivre sa déconstruction morale, sociale et civilisationnelle, et ce, par un vote que d’aucuns qualifieraient « d’utile » mais qu’il serait opportun de qualifier de nécessaire !

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