Le quotidien Présent est en grave danger financier et menacé de disparition.
Caroline Parmentier lance un appel à la mobilisation de ses lecteurs. Elle explique, au micro de Boulevard Voltaire, les raisons d’être de cet “appel au secours”.

Présent titrait : « Présent va-t-il disparaître ? »
Le quotidien est-il en danger aujourd’hui ?

Oui, le quotidien Présent est en très grave danger. Nous sommes victimes de deux choses concomitantes. Nous subissons tout d’abord une sorte de raquette de Presstalis, successeur des nouvelles messageries de la presse. Presstalis est en faillite et nous prélève 20 % de notre prix de vente. Nous sommes donc étranglés. Par ailleurs, nous avons un procès aux prud’hommes qui nous demande 210 000 euros.
Si on ajoute ce que nous demande Presstalis, c’est-à-dire 50 000 euros, et les Prud’hommes, nous nous retrouvons dans une situation précaire. Nous étions dans une situation saine et viable, bien que fragile. Ces nouvelles dépenses nous sont fatales.
Nous n’avons pas l’argent de Drahi et de Dassault. Nous n’avons malheureusement pas de Pierre Bergé. S’il y en a un, surtout qu’il se lève et qu’il vienne vers nous. Et nous n’avons pas non plus comme l’Humanité une dette de 4 millions rayée d’un coup de plume sur décision de l’État.
Nous sommes seuls et n’avons que nos lecteurs.


Que demandez-vous aux lecteurs de Présent ?

Nous demandons aux lecteurs de Présent de se mobiliser comme jamais et d’envoyer des dons. Chaque don compte. Dix euros n’est pas un petit don. Nous demandons aux abonnés qui nous lisent en kiosque de s’abonner. Nous demandons à ceux qui avaient eu l’idée de le faire, mais qui remettaient cet engagement toujours au lendemain de le faire aujourd’hui et maintenant.
La survie de Présent va dépendre de nos lecteurs et des gens qui tiennent à ce journal.
Je ne voudrais pas que dans quelques semaines, lorsque je rencontrerai l’un ou l’autre au détour d’une réunion, on me dise « vous auriez dû nous prévenir et nous dire que c’était aussi grave, nous vous aurions aidé ».
Oui, c’est grave et oui il faut nous aider.


À l’heure du web, le quotidien papier est-il encore viable aujourd’hui ou n’est-il pas temps pour Présent de changer de formule ?

Nous travaillons actuellement à l’amélioration de notre site web de façon à avoir un fil d’actu continu et à rivaliser un peu plus avec les autres sites d’information.
Néanmoins, je pense que nos lecteurs sont attachés au papier. Ils sont contents d’avoir leur journal en main chaque matin et de lire nos articles. Il existe aussi un abonnement numérique pour Présent que l’on peut recevoir sur tablette ou ordinateur. Là-dessus, nous avons pris le train du progrès, mais il est vrai que les gens lisent de moins en moins.


Pourquoi Présent doit-il rester dans le paysage de la presse française ?

La liberté de Présent a été de toujours rester fidèle à ses convictions. Nous sommes le seul quotidien catholique de droite nationale. Il n’y en a pas d’autres. C’est une spécificité. Après nous, il n’y aura plus que la Croix ou Le Figaro. Nous existons depuis 36 ans. Nous avons été, après l’Action Française, le seul quotidien de notre famille d’idées et politique. À ce titre-là, Présent doit vivre.

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