SNCF

C’est très logiquement que la SNCF raccroche son wagon au train à grande vitesse de l’inclusivité.
« Le pire n’est jamais sûr » : on connait le dicton. Hélas, on n’est jamais sûr, non plus, d’avoir connu le pire.
Serions-nous à ce point en voie de déshumanisation pour manquer autant de discernement ?
Beaucoup à droite se targuent aujourd’hui de se dire « conservateurs » : eh bien ! Qu’ils le soient jusqu’au bout...
Vous imaginez les spéculateurs qui se sont rués sur les pots de Nutella en promotion faire de même pour la SNCF ?
Au lieu de lancer un véritable dialogue sur l’avenir de la SNCF, Élisabeth Borne a d’emblée annoncé l’objectif incontournable de la réforme : préparer l’entreprise à la concurrence.
La SNCF faisait naguère partie, à l’instar de la Poste, des administrations que le monde entier nous enviait.
Les syndicats, qui ne devraient pas tarder à se soulever contre cette réforme parfaitement inutile, accompliront une œuvre de salut national. Il méritent notre appui.
Macron va remplacer la dictature du prolétariat par la dictature du marché. Ni le citoyen, ni le contribuable, ni l’usager n’y trouveront leur compte.
La situation de la SNCF est très représentative de celle de notre pays dont elle condense les contradictions et les impasses.
C’est parti ! Avec sa tactique du rouleau compresseur, le gouvernement s’attaque à la réforme de la SNCF et, surtout, au statut de cheminot.
Nous sommes bien loin de l'attitude du général Pierre de Villiers.
C’est le privilège des hommes de réseaux, eussent-ils commis des erreurs ou subi des pépins, de pouvoir poursuivre leur carrière, comme si de rien n’était.
Le coût et le régime de travail des personnels de la SNCF continuent de peser sur sa rentabilité.
Ça commence par la SNCF, puis ce sera la RATP, puis EDF, puis la police nationale, puis les infirmières, et où cela s’arrêtera-t-il ?

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