Scènes de chaos en Angleterre : une jeunesse TikTok entre vols, violences et dégradations

Si les réseaux sociaux ont un rôle catalyseur, sont-ils seuls responsables d'une jeunesse qui ne connait plus de loi ?
Capture d'écran X.
Capture d'écran X.

Les images sont saisissantes. Elles montrent des hordes d’adolescents réunis dans les centres de plusieurs villes d’Angleterre, donnant lieu à des scènes de pillages et d’affrontements particulièrement impressionnantes. Si ces incidents n’ont été portés à la connaissance des médias français qu’à partir d’un reportage de France Info diffusé ce jeudi 9 avril, le phénomène sévit, en réalité, depuis près de deux semaines, au Royaume-Uni. Les premiers appels à se rassembler sont apparus au début des vacances de Pâques.

Des ados entre vols, violences et dégradations

Ces « link up », que l’on peut traduire par « se connecter », proviennent d’une tendance née sur les réseaux sociaux britanniques. Visant à rassembler des jeunes, invités à se retrouver via des boucles de communication, l’hystérie collective a très rapidement pris le dessus lorsque ces adolescents ont commencé à s’en prendre aux boutiques et aux commerces des centres-villes, certains allant jusqu’à affronter les forces de l’ordre.

À Birmingham comme à Londres, ces rendez-vous entre élèves ont ainsi basculé dans le chaos, entre vols, violences et dégradations. Les commerçants ont été contraints de baisser leurs rideaux de fer tandis que des clients se réfugiaient à l’intérieur des magasins. À Clapham, un quartier du sud de Londres, six adolescents ont été interpellés par la police. Dans la ville de Milton Keynes, d’autres arrestations ont eu lieu le dimanche de Pâques, cette fois à l’occasion d’une chasse aux œufs géante relayée par des influenceurs sur les réseaux sociaux, rapporte la presse nationale.

Un problème de réseaux ?

Ces derniers seraient-ils la source de tant de violence ? Sur ces mêmes plates-formes, certains commentateurs l’affirment. Et si les gérants des réseaux sociaux ont été appelés à participer à la prévention de ces actes qualifiés d’« antisociaux », la police a, de son côté, enjoint les parents de ces jeunes à prendre leurs responsabilités. Car si TikTok, Snapchat ou Instagram ont joué un rôle de catalyseur, les responsables demeurent ces groupes d’adolescents, majoritairement de type africain, vêtus de noir, masqués ou portant le hijab, déresponsabilisés et sans respect des lois.

Les mêmes qui, en France, avaient créé la pagaille lors de l’ouverture d’une enseigne de restauration rapide, « Tasty Crousty », dont le patron avait lancé une campagne de communication promettant la distribution gratuite de 1.000 de ces plats à base de poulet à Châtelet, dans le Ier arrondissement de Paris. Des centaines de jeunes y scandaient « Baise la police ! » Les mêmes, encore, qui avaient participé à un mouvement de foule impressionnant dans ce même quartier à l’appel de l’influenceur « Willy à la Prod », suscitant des débordements pour lesquels il doit être jugé le 23 avril par le tribunal correctionnel de Paris. Une soirée d’Halloween sauvage qui avait rassemblé des centaines de jeunes. Les mêmes, encore, qui, quelques semaines plus tôt, toujours à Châtelet, avaient blessé quatre policiers à l’issue d’un concert de rap gratuit réunissant une foule nombreuse.

Toujours et encore les mêmes qui, à chaque fin de match, perdu ou gagné, envahissent les rues des grandes villes, s’en prennent aux voitures, aux vitrines et aux arrêts de bus. Enfin, les mêmes qui avaient saisi l’occasion des émeutes liées à la mort de Nahel pour dévaliser des enseignes commerciales et dévaster des infrastructures publiques.

Certes, les réseaux sociaux peuvent constituer un terrain favorisant le passage à l’acte de ces mouvements de foule, mais ceux qui y prennent part sont, à chaque fois, les mêmes profils désœuvrés, prêts à saisir la moindre occasion pour voler, casser et intimider. En Angleterre comme en France, les réseaux sociaux ne changeront rien tant que les forces de l’ordre ne disposeront pas de moyens supplémentaires pour endiguer ces violences. Ici comme outre-Manche, nombreux sont ceux qui le réclament.

Vos commentaires

50 commentaires

  1. Voyons de « quels adolescents » il s’agit…. et prenons des mesures appropriées ! Toujours pareil ! On ne guéri pas de la peste avec de l’aspirine, il faudra appliquer un remède à la hauteur du mal… Electeurs votez !

  2. Si l’on en croit m. Macron, ce ne seraient que de jeunes oisifs, qui s’ennuient, qui ne peuvent même pas partir en vacances… Bien. Prochaine étape ?

    • Eh oui c’est cette jeunesse sauvageonne, une perle d’un ministre que nous avions à une certaine époque

  3. On ne va pas se mentir…..!!! l immigration n est pas étrangére a ce phénoméne……Il suffit d ouvrir les yeux…….

  4. Les médias gouvernementaux se gardent bien de vous informer sur la situation au Royaume-Uni et en Irlande. L’Angleterre est au bord de la guerre civile, les Anglais commencent à réagir.
    Certains sites anglais, à capter sur YouTube, vous montrent les vidéos de ces violences et commentent également : Talk TV, Tousi TV, GBNews…
    Quand on sait que l’Angleterre est quatre ou cinq ans en avance sur la France, on peut s’inquiéter. Tout est en train de s’accélérer.

  5. « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. ».
    La prophétie de Houari Boumedienne (en 1974) est en train de se réaliser, avec l’aide de dirigeants que les peuples eux mêmes ont élus croyants qu’ils les protégeraient…

  6. Qui a dit que les migrants étaient des « chances » » pour les pays qui les reçoivent ? On lit dans cet article que : « les responsables demeurent ces groupes d’adolescents, majoritairement de type africain, vêtus de noir, masqués ou portant le hijab, déresponsabilisés et sans respect des lois. » Outre le fait qu’il faut les accueillir, les loger, les nourrir, les soigner, il ruinent les commerces et il faut aussi payer pour réparer les conséquences de leurs exactions… Tout bonus pour les pays d’accueil, l’immigration.

  7. C’est de la gnognotte comparé à ce qu’il s’est passé en France en 2023, vous vous souvenez des émeutes, des pillages et des destructions ?

  8. Tout cela me semble terriblement grossi par nos chers journalistes en quête d’infos sensationnelles.

  9. Les anglais peuvent demander des comptes à leurs excellents premier ministres, de ce côté de la Manche, cela nous est impossible, sauf à vouloir être immédiatement classé d’extrême droite.

  10. Dakar ?.. Abidjan?.. Khartoum?.. NON: LONDRES ! l’occident regarde ses plaies s’infecter… et continue à les gratter ! Chez nous c’est guère mieux.

Commentaires fermés.

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