Royaume-Uni : un guide pour expliquer aux réfugiés que « le viol est un crime grave »

Le document ayant pour but de sensibiliser les demandeurs d'asiles aux lois britanniques a été conçu par le gouvernement.
Capture d'écran.
Capture d'écran.

« Comprendre les comportements et les attentes au Royaume-Uni » lorsque l’on est demandeur d’asile, c’est tout un programme. À tel point que le ministère de l’Intérieur britannique, compréhensif du fait qu’« arriver dans un nouveau pays peut être difficile », en a fait un « guide » à destination des nouveaux arrivants encore étrangers aux us et coutumes d’outre-Manche. Publié le 19 août sur le site du gouvernement, le document entend leur expliquer ce que l’on attend d’eux lorsqu’ils arrivent au Royaume-Uni.

« Ne jamais utiliser la menace, la force ou la pression pour engager une personne dans un rapport sexuel », « ne pas avoir de rapport sexuel avec un mineur de 16 ans », « ne pas faire de commentaire sexuel à quelqu’un, même si vous pensez que c’est un compliment », « ne pas siffler ou faire des bruits de baiser à quelqu’un », et ce, que l’on soit seul ou avec des amis, « ne pas suivre une personne ou bloquer son chemin », « ne pas avoir des gestes impolis et offensants »… Répartis en quatre points, les rappels, rédigés dans un langage simple et accessible à celui qui parlerait peu ou mal l’anglais, portent sur l’égalité des genres, les violences domestiques, le sexe et le consentement ainsi que le respect en public.

La personne réfugiée y apprend donc ce qui est attendu d’elle dans son rapport aux autres, particulièrement aux femmes et aux enfants, comme le fait qu’il est interdit de prendre des « photos sexuelles d’une personne sans son consentement » et que le « viol est un crime grave au Royaume-Uni ». Plus généralement, le migrant doit « traiter les autres avec respect, même s’il n’est pas d’accord avec leurs croyances ou leur mode de vie ».

Aurait-on fourni un tel document aux réfugiés ukrainiens ?

Autant de rappels à l’ordre qui seraient habituellement accusés du pire des racismes ou de suprémacisme s’ils ne venaient du gouvernement travailliste. Car après tout, aurait-on eu l’idée de fournir un tel document aux réfugiés ukrainiens ?

Mais ce qui nous semble évident, à nous Occidentaux, ne l’est pas toujours pour celui qui vient d’un pays où la femme ne peut sortir seule dans la rue, faire des études, aspirer à un métier qui lui plaît ou encore choisir un mari et même lui refuser une relation sexuelle. C’est pourquoi le gouvernement britannique a pris le soin d’expliquer chacun de ces points aux demandeurs d’asile, qui sont priés de « laisser leurs partenaires faire leurs propres choix », sans quoi « ils pourraient aller en prison » ou « avoir des démêlés avec la police ».

Un conditionnel qui passe mal, chez certains élus britanniques, à commencer par Laila Cunningham, ancienne conseillère municipale de Westminster et candidate de Reform UK aux élections municipales de Londres de 2028. Elle promet que, sous un gouvernement Reform UK, les bateaux de migrants seront arrêtés et que « quiconque viole un autre être humain IRA en prison ».

« La solution, ce n'est pas de le leur dire quand ils arrivent ici et d'espérer que tout se passe bien. C'est de ne jamais les laisser entrer dans notre pays, dès le départ », a, de son côté, lancé la députée conservatrice Katie Lam. Une position partagée par le porte-parole de Reform UK, Zia Yusuf, qui accuse la classe politique de « rendre sciemment possible l’agression des femmes et des filles » aux frais du contribuable.

Depuis Cologne, les flyers comme réponse

Comme l’Allemagne avant elle, la Grande-Bretagne tenterait-elle de soigner les plaies causées par l’immigration de masse à petits coups de flyers et d'une illusoire « rééducation » ?

Rappelons qu’il y a dix ans, les Allemands avaient déjà expérimenté cette pédagogie après les agressions sexuelles et les viols du Nouvel An 2015 à Cologne, perpétrés sur des centaines de femmes allemandes par des immigrés et demandeurs d’asile. Quelques semaines plus tard, alors que le carnaval de Cologne et de Bonn se préparait, les organisateurs avaient distribué aux réfugiés des tracts disponibles notamment en arabe et en farsi, expliquant les traditions du carnaval mais aussi des rappels sur le consentement : on pouvait y lire qu’il ne fallait pas embrasser quelqu’un sans son accord.

Un peu plus tard, en avril 2016, le Parlement de Hambourg faisait concevoir un flyer intitulé « Bienvenue à Hambourg » destiné aux demandeurs d'asile pour les informer de leurs droits et obligations en Allemagne dès leur arrivée dans les centres d'accueil. « Dans notre pays, hommes et femmes se serrent la main pour se saluer. Ils peuvent aussi être amis sans pour autant avoir de relation amoureuse. Les unions entre personnes de même sexe sont légales en Allemagne », pouvait-on lire. Et si le demandeur d’asile ne le savait pas encore, il pouvait apprendre que les femmes y sont également « libres de décider de leur vie de couple, de leur mariage, de leur désir d'avoir des enfants ou d'une éventuelle séparation. Elles ont, au même titre que les hommes, le droit de s'habiller comme elles le souhaitent. »

La colère britannique face à l’immigration

Alors qu’en Angleterre répond, depuis plusieurs années, à ce flux migratoire de masse une colère populaire qui gronde de plus en plus fort, beaucoup n'ont pu s'empêcher de voir dans cette démarche du gouvernement un aveu à peine caché de l’incompatibilité de mœurs entre les réfugiés et les pays européens qui les accueillent.

De quoi se demander, comme le chef de Reform UK, Nigel Farage : « Pourquoi laisser ces personnes rentrer dans le pays ? »

Vos commentaires

65 commentaires

  1. Ah le progrès… étape suivante on ouvre les cages des tigres au zoo pendant les visites mais attention on filera d’abord aux fauves un tract leur expliquant qu’il ne faut pas manger les visiteurs….
    P.S. je m’excuse auprès de la population des tigres pour la comparaison

  2. Mais quand est-ce que les dirigeants de tous les pays d’Europe vont comprendre (si ce n’est pas trop tard) qu’il faut fermer les frontières et refouler ces soi-disant demandeurs d’asile déjà dans la bergerie, ce sont en réalité des chevaux de Troie en puissance. Leur but est tout autre….. sinon, pourquoi se comportent-ils comme des barbares en terrain conquis dès qu’ils sont la bergerie ? .

  3. Mesure réaliste et de simple bon sens. Arrêtons notre angélisme béat. Je ne vois pas ce qu’il y a de raciste dans ce rappel, il s’agit juste de rappeler aux nouveaux arrivants qu’ils ont changé de pays, et donc de culture. J’espère que des députés courageux se serviront de cet exemple pour demander de faire la même chose en France.

  4. j’ai travaillé dans divers pays d’Afrique Noire, dans un pays arabe et un pays asiatique, partout le viol est reconnu comme un crime très grave et se traduit souvent par une mise à mort du coupable par la famille de la victime : les migrants le savent parfaitement mais ils savent aussi que nos lois, vis à vis d’eux, sont moins expéditives voir laxistes : il faut les excuser, ils ne savaient pas !!!

  5. S’il y a besoin de faire un tel guide, c’est que les autorités savent que les autochtones, qu’ils sont sensés protéger en priorité, sont beaucoup menacés. Puisqu’ils le savent, la solution réellement efficace est de cesser de faire venir les agresseurs potentiels! Et de punir très sévèrement ceux qui passeraient entre les mailles du filet et ne respecteraient pas les « codes du pays d’accueil.
    Ils s’accrochent comme des crabes à leur idéologie (et leurs intérêts), plutôt que de protéger leur peuple.

  6. Ça donne une petite idée des conditions de vie pour les femmes des pays d’où viennent les migrants.
    Le ministère de l’intérieur britannique veut se refaire une santé après l’affaire des « grooming gangs » , les politiques n’ont vraiment pas de limites en occident.
    Tiens, j’y pense… L’ADEME nous a pas encore pondu le manuel de savoir vivre avec les migrants en France. Parce que c’est aux français d’apprendre à vivre avec ces nouveaux arrivants, pas l’inverse sinon on va mettre notre président tout rouge de colère. Déjà que la langue française se trouvait dans le « bassin du fleuve Congo » et non sur les « quais de la Seine ».
    Peut-être qu’il va finir par proposer aux femmes françaises non contentes de leur sort en France, d’aller vivre en Iran ou en Afghanistan, en Syrie ou au Mali…

  7. La dite « justice » a fait de même ici, en élargissant un individu qui avait commis un viol. Relâché car les juges ont « estimé  » qu’il n’avait pas les « codes » ( on peut vérifier sur le Net ). Bidu, lui, a les codes, en toutes circonstances…

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