La ville de Béziers a fait ériger un buste en hommage au père , prêtre polonais, aumônier du syndicat Solidarność, assassiné en 1984.

Au micro de Boulevard Voltaire, Robert Ménard explique pourquoi il a voulu honorer cette figure emblématique de la lutte contre le régime communiste en Pologne.

 

Vous avez inauguré un buste en l’honneur de Jerzy Popieluszko. Pourquoi Jerzy Popieluszko ?

Parce qu’il incarne l’abnégation, parce qu’il incarne le refus de se taire, parce qu’il incarne le refus du totalitarisme, parce qu’il est prêt à mourir pour ses idées et son Dieu, parce qu’il incarne ce que l’on a de mieux dans le patriotisme et le nationalisme, parce qu’il a su à un moment donné par ses mots, sa vie et ses gestes représenter tout un peuple et une classe ouvrière. Il a été capable de le faire contre tout le monde et avec tous les risques y compris quand sa propre hiérarchie lui a demandé de prendre de la distance pour se mettre à l’abri de la répression. Il a refusé de le faire et il a payé de sa vie. Il a été torturé dans des conditions abominables. Il est mort en héros. Son enterrement n’a pas été le sien, mais celui du communisme.

Pourquoi une personnalité étrangère et non une personnalité française inspirante ?

Sur cette place il y a déjà une statue à Jean Moulin, fils de Béziers et héros parfait. Chaque année, nous décidons de dire que la résistance et l’héroïsme appartiennent à tous les pays, à la France avec quelqu’un comme Jean Moulin. Il est d’ailleurs né sur cette place. Mais aussi à d’autres.
Nous avions choisi Yann Palak qui en 1969 s’immole à Prague refusant le diktat des chars soviétiques. Nous avons également rendu hommage à Sophie Scholl, jeune Allemande exécutée parce qu’elle distribuait des tracts pacifistes en pleine guerre mondiale contre les nazis.
Et aujourd’hui, nous rendons hommage à Jerzy Popieluszko. Ils ont en commun une jeunesse et font passer les autres avant leur vie. C’est suffisamment rare et suffisamment grand pour que l’on puisse leur rendre hommage.

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