Robert Ménard, réagissant à la destruction de caméra de vidéosurveillance à Montbéliard, a déclaré souhaiter un « régime autoritaire » pour lutter contre l’insécurité.

Il revient sur ses propos et précise sa pensée au micro de Boulevard Voltaire.

Vous réagissez face à ce qu’il s’est passé à Montbéliard. Des avaient pris un engin de chantier pour défoncer une caméra de vidéosurveillance. Vous aviez déclaré que vous étiez pour l’installation d’un régime autoritaire dans ce pays. Maintenez-vous ces propos ou ont-ils été dits sous le coup de la colère ?

Ils n’ont pas du tout été dits sous le coup de la colère. Si, aujourd’hui, il y a cette pagaille et ce laisser-aller, c’est d’abord parce qu’il n’y a pas de régime qui fait taper du poing sur la table et pas simplement de grands discours. Qu’ils disent les choses telles qu’elles sont, qu’ils appellent les choses par le nom et qu’ils prennent un certain nombre de mesures.

Quand je vois les gens s’apitoyer sur le fait que trois policiers ont fait des gestes que l’on peut regretter sur des migrants, je me dis que le problème n’est pas les policiers. Je me demande plutôt ce que font, ici, ces migrants, alors qu’ils ne devraient pas être ici. Oui, il faut un régime fort. Je ne suis pas le seul à le penser. En septembre dernier, un sondage disait que 82 % des Français estiment qu’on a besoin d’un vrai chef pour la France pour remettre de l’ordre. Les Français ont raison !

20 % des Français sont prêts à voter pour le général de Villiers. Pensez-vous qu’il puisse être à la tête du pays ?

Je ne juge pas un monsieur sur son uniforme et, en l’occurrence, il en a un. Si on est à la tête de l’État, c’est pour faire quoi ? Il faut faire un certain nombre de choses. Est-ce que, oui ou non, monsieur de Villiers, comme d’autres, est incapable de dire non à l’immigration de masse ? Sera-t-il du côté des gens ordinaires ? Dira-t-il les choses telles qu’elles sont ? Défendra-t-il le bon sens face au délire des minorités sexuelles ou raciales ? Mettra-t-il en place une Justice qui défende les victimes et pas seulement les auteurs de crimes ? Je peux vous faire une liste comme celle-là à la Prévert. C’est la seule chose qui m’intéresse. Je ne concours pas pour tel ou tel et pas plus pour moi. Je demande juste qu’aujourd’hui, un homme ou une femme s’engage à faire un certain nombre de choses.

Je suis pour le recours au référendum. Quand on le perd, on s’en va. C’est la différence entre un Chirac et un de Gaulle.

Dans les personnalités qui se présentent ou qui sont sur le devant de la scène, y a-t-il une personnalité qui pourrait correspondre à ce que vous disiez, c’est-à-dire quelqu’un d’autoritaire et, pour reprendre vos mots, de mal élevé ?

Oui, mais à condition qu’il le dise. Tout un tas de gens disent en catimini « oui, pourquoi pas moi ». Pour gagner une élection, il faut avoir une volonté et, d’une certaine façon, une inconscience. Je ne suis pas sûr que l’on ait cette perle rare en ce moment. Ensuite, il faut s’engager sur un nombre de choses. Je soutiendrai qui sera capable de répondre aux questions que je pose. Aujourd’hui, le Conseil constitutionnel fait la loi. Je suis explicitement pour que, lorsque le Conseil constitutionnel dit non à une loi, on revienne, et que ce soit la volonté populaire qui tranche. C’est peut-être un vote à la majorité qualifiée, mais que ce ne soit pas des juges qui font la en France, mais les représentants du peuple. Je n’entends cela nulle part. Alors, je suis pour ceux qui répondront oui ou non à ces questions-là et qui, sans vouloir sortir de l’Europe, nous disent « la Cour européenne des droits de l’homme, je prends des réserves par rapport à elle ». Je vous rappelle qu’en 1981, on avait des réserves et, aujourd’hui, on n’en a pas. Résultat : on est largement ligoté par la Cour européenne des droits de l’homme. C’est à ces questions qu’il faut répondre, et il faut y répondre d’urgence !

26 novembre 2020

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