Annulation des subventions à SOS Méditerranée : Lyon, Saint-Nazaire… À qui le tour ?

Depuis 2024, l’association perd des dizaines de milliers d’euros de subventions institutionnelles en justice.
©Commander, U.S. Naval Forces Europe-Africa/U.S. 6th Fleet/Wikimédia
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Après trois ans de procédure, le tribunal administratif de Lyon vient de donner raison à Reconquête. En 2023, la section du Rhône du parti présidé par Éric Zemmour avait « engagé une procédure visant à contester la légalité de la subvention accordée par la ville de Lyon à l’association SOS Méditerranée » pour un montant de 12.000 euros. Elle a obtenu gain de cause.

Dans un communiqué, Reconquête précise : « La juridiction a en outre enjoint la ville de Lyon d'exiger le reversement des fonds et a condamné la collectivité au paiement des frais de procédure. » Cette décision est décrite comme « une victoire importante pour le respect du droit et du bon usage de l'argent public. Elle rappelle que les collectivités territoriales doivent strictement encadrer l'attribution des subventions et veiller à leur conformité avec leurs compétences. »

Charité mal ordonnée

Ce n’est pas la première fois qu’une municipalité est ainsi retoquée. La ville de Saint-Nazaire l’a également été, courant février. Le Conseil d’État a annulé la subvention de 10.000 euros versée par la mairie, considérant que la destination de celle-ci n’était pas précisée.

Même chose à Montpellier où la plus haute juridiction a, également, annulé la subvention promise à l’association au motif qu’elle n’était pas fléchée spécifiquement pour l’action humanitaire de SOS Méditerranée. Il a également failli en être de même à Marseille, mais Benoît Payan a fait revoter l’aide de manière plus précise pour contourner l’annulation du tribunal administratif.

Un peu partout en France, le ton se durcit mais l’association pro-migrants bénéficie encore de nombreux soutiens financiers publics. Mairies, métropoles, départements et régions ne sont pas avares lorsqu’il s’agit de donner l’argent du contribuable à SOS Méditerranée. En 2024, l’association annonçait bénéficier « du soutien de 116 collectivités territoriales, dont les contributions représentent au total 9 % du budget de l’association ». Il y aurait aujourd’hui 136 collectivités donatrices. Quant au record de subvention, il revient à la Loire-Atlantique, avec 200.000 euros accordés par l’institution départementale en 2020 et 500.000 euros en 2019.

Des sommes astronomiques

À l’heure où les finances publiques sont dans le rouge, ces chiffres ont de quoi faire bondir. L’ASLA (Association de soutien aux lanceurs d’alerte) a contribué à faire annuler plusieurs subventions à SOS Méditerranée. Pour son porte-parole, Pierre Larti, interrogé par BV, les Français sont floués : « On souhaite dénoncer d’une part que cette association est sur-subventionnée, mais aussi qu’il y a un décalage entre les aspirations des Français en matière d’immigration et ce qui est fait avec l’argent public. » Pour rappel, 67 % des Français sont favorables à une suspension de l’immigration.

Olivier Roche, délégué départemental Reconquête du Rhône, accuse : « Clairement, à mon sens, c’est une association militante qui joue un jeu trouble. Elle participe à un appel d’air alors que la France n’est pas capable d'accueillir plus d’immigrés. »

Pierre Larti abonde : « SOS Méditerranée n’est pas qu’une association caritative, elle est militante et politisée. » Le Conseil d’État l'avait indiqué, en mai 2024 : « Les responsables de SOS Méditerranée ont pris des positions dans le débat public sur la politique de l’Union européenne et de certains États. »

Les aides accordées à cette association sont encore trop nombreuses et trop importantes pour dire que le vent tourne. Pour preuve, la région Bretagne a voté, ce jour, une nouvelle subvention en faveur de SOS Méditerranée de 100.000 euros. Cela étant, ces décisions prises çà et là créent une brèche. Olivier Roche conclut : « Le message envoyé aux élus, c’est : ne faites pas n’importe quoi avec l’argent du contribuable. » Enfin !

À noter : le maire de Lyon, Grégory Doucet, a fait savoir qu’il allait faire appel.

Vos commentaires

49 commentaires

  1. Aucune association ne devrait etre subventionnée..mais financée par de généreux donateurs avec leur propre pognon..Nos impots servir a financer le régalien,l’hôpital l’école, l’armée et moitie moins de fonctionnaires,comités ,conseils,ou
    organisations de  » regulation »..ou de contrôles…ppur moi ces subventions ne sont que des détournements de fonds a des fins politiques…

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