Editoriaux - 28 janvier 2019

Révolution de papier à Paris : Hidalgo crée une fausse police municipale !

C’était il y a si longtemps, c’était en 2014, une éternité pour les promesses et les paroles des politiciens démagos.

Hidalgo se présentait alors aux suffrages des électeurs parisiens et, en matière de sécurité, elle était catégorique : elle maire, il n’y aurait pas de police municipale à Paris. Patatras ! Forte d’un rapport d’audit bidon accouché d’une commission, elle annonce désormais la constitution d’une telle police au motif que les Parisiens seraient demandeurs. Ce seul argument est l’exacte définition de la démagogie manipulatrice en lieu et place d’une consultation réelle, comme aurait pu en produire un référendum d’initiative citoyenne s’il existait vraiment.

Mais que les adversaires de la police municipale parisienne future se rassurent. C’est un leurre, juste un changement de nom !

Car cette fameuse police, nous dit Hidalgo, aura d’ici 2020 pour mission de veiller au civisme, à la propreté et aux bonnes conditions de circulation. Tiens, tiens, c’est précisément ce que promettait Hidalgo en 2014 lorsqu’elle déclarait vouloir réorienter l’activité des agents de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP), celle-là même qui a justement en charge l’effectivité de l’embryon de police municipale à Paris.

Hidalgo s’engageait en effet alors à “mieux sécuriser les lieux touristiques, à créer une brigade verte et antibruit contre l’insalubrité et le tapage nocturne, à renforcer les brigades VTT”

Pour la candidate de 2014, “il n’y a pas de sécurité globale sans une prévention globale”. Traduction clientéliste de l’époque : “Renforcement du rôle des centres socioculturels, recrutement d’éducateurs de rue, création d’un poste d’intervenant social en commissariat dans chaque arrondissement afin de mieux accompagner les victimes…”

Bref, rien que du communautaire et du budgétivore, dans le droit fil de la politique qui a ruiné Paris ces dix-huit dernières années.

Les annonces de 2019 ne consistent donc qu’à renommer police municipale un service qui existe déjà sous un autre nom.

Il n’est, du reste, pas question de la doter d’armes à feu ni même de TASER®. Remarquez, vu l’usage que macronistes et socialistes font des forces de police en ce moment, c’est sans doute très préférable. Imaginez Hidalgo tentant de donner le change à Castaner ! Éborgnements en vue, si l’on ose dire.

Bah ! De toute façon, l’essentiel est sauf du point de vue socialiste : cette pseudo-réforme permettra la création de 200 emplois supplémentaires affectés à cette fameuse pseudo-police. Encore des charges, des taxes, des recrutements à piston.

Il est décidément plus que temps qu’Aimer Paris, l’association que j’ai l’honneur de présider et qui mettra un coup de pied au derrière d’Hidalgo et Griveaux en 2020, arrive aux commandes d’une administration municipale qui part, aujourd’hui, à vau-l’eau.

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