Réseaux sociaux : l’interdiction française pas assez liberticide pour Bruxelles
La fin des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France ne sera sans doute pas effective à la rentrée, contrairement à la demande expresse formulée par le président de la République. Emmanuel Macron n’a évidemment pas changé d’avis et souhaite toujours mettre en place cette mesure liberticide. Le problème est que, pour Bruxelles, elle ne l’est... pas assez !
Tout semblait pourtant prêt. En janvier dernier, l'Assemblée nationale a adopté le texte porté par la députée Renaissance Laure Miller, prévoyant une interdiction à tout « service de réseau social en ligne fourni par une plate-forme ». Puis, en mars, le Sénat s’était penché sur la question et avait quelque peu remanié la proposition de loi, craignant « un risque d’inconstitutionnalité au regard des droits des enfants et des adolescents ». Le Sénat avait aussi noté que cette proposition de loi « ne respectait pas le principe de l’exercice de l’autorité parentale ». Les sénateurs avaient donc fait un distinguo entre les plates-formes nuisibles à « l’épanouissement physique, mental ou moral » des adolescents et les autres. La première catégorie devait être intégrée à une « liste noire » établie par l’Arcom, interdite aux moins de 15 ans, tandis que les réseaux de la seconde catégorie n’auraient été contraints, eux, qu'à une demande d’autorisation parentale.
Une nuance malvenue
Renvoyée à l'Assemblée nationale, cette nouvelle mouture devait être validée avant le 10 juillet. Cette version, qui laissait de la place aux parents tout en donnant un cadre protecteur, permettait d’éloigner les adolescents de certains contenus très indésirables, comme la pornographie, sans pour autant les priver, eux et leurs responsables légaux, de leur libre arbitre. Cela semblait être une bonne alternative sur ce sujet ô combien délicat où protection de l’enfance et privation de liberté s’entrechoquent. Malgré tout, elle déplaisait à certains députés qui l’ont jugée vidée de sa substance ; elle déplaît, aussi, fortement à l’Union européenne, qui l’a retoquée le lundi 6 juillet. Contrairement à ce qui a été sous-entendu par nos confrères de l’AFP et comme l’a souligné la journaliste Amélie Ismaïli, la Commission européenne n’a pas joué les garde-fous dans cette affaire, bien au contraire. Si elle estime que la proposition de loi est incompatible avec le droit européen, c’est parce qu’elle n’est pas assez stricte, parce que l’interdiction ne s’applique pas formellement à tous les réseaux sociaux !
À ce sujet — Emmanuel Macron, ou l’obsession des réseaux sociaux
« L’avis de la Commission contribue à garantir que toute mesure nationale soit efficace et conforme au droit de l’UE. Nous devons réduire au minimum la fragmentation des systèmes nationaux, qui pourrait créer une insécurité juridique ou affaiblir l’application de la loi », a indiqué Thomas Regnier, porte-parole de l’exécutif européen en matière de numérique, à l’AFP.
L’Europe garde la main
En d’autres termes, la Commission européenne craint d’être dépossédée de son pouvoir liberticide par l’Arcom et s’oppose à ce que les parents aient encore une autorité sur leurs enfants en matière de réseaux sociaux. Les parlementaires français doivent donc revoir leur plan pour satisfaire l’Europe et son désir de toute-puissance. Dans le même temps, la Commission travaille à l’élaboration d’une règle commune pour tous les États membres sur ce sujet. Histoire de les priver un peu plus de leur souveraineté.
Dans ce dossier, il n’y a donc qu’une seule bonne nouvelle : la loi ne devrait pas pouvoir être appliquée au 1er septembre puisque, du fait de la procédure européenne, la France ne pourra pas adopter un texte définitif avant le 10 août.
Rappelons par ailleurs qu’en Australie, pays où une telle mesure a été mise en place il y a plusieurs mois, plus de 80 % des adolescents utilisent encore les réseaux sociaux. Si cette interdiction ne protège pas les mineurs, pourquoi donc l’Europe y tient-elle à ce point ?
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35 commentaires
Nous prenons modèle sur la Corée du Nord.
Comme toujours, quand on croit que l’Europe annonce une bonne nouvelle, ce n’est en fait que plus de restrictions. Ce machin doit exploser et le plus tôt sera le mieux.
Et certains osent encore nous parler de souveraineté et de subsidiarité ! La France n’est plus qu’une vague province de l’empire européen et M. Macron, malgré toutes ses rodomontades, n’en est que le gouverneur. Un gouverneur qui ne peut que faire ce qu’on veut bien lui laisser faire et dans les limites qu’on lui a fixées.
Cessons d’êtres les sujets de l’OTAN et de Bruxelles .
Désolant de constater que, comme toujours, l’Etat avance sans réfléchir, et, que lorsque les problèmes arrivent, on ne maîtrise plus rien, s’en remettant sans cesse aux obligations européennes ! là encore, que vient faire l’UE sinon de museler les Etats, mais, surtout, et c’est plus grave, vouloir se substituer aux parents des mineurs qui vont sur les réseaux sociaux. En fait, c’est l’éducation qui est à la peine car ce sont les parents qui devraient veiller sur leurs enfants pour tous les actes de leur vie, en toute liberté!
c’est grave, car, une fois de plus, l’UE s’insinue dans tous les rouages de nos vies, les plus personnels ..La liberté des peuples est en danger, bien au-delà de cette nouvelle intrusion des règlementations sur les réseaux sociaux pour les mineurs….
Quittons au plus vite la Dictature de cette Europe qui veux régenter l’intégralité de notre vie , du levé au coucher du soleil.
Ce pays doit redevenir libre et totalement indépendante de toute attachent que ce soit Bruxelles ou les Américains.
Correction: de toutes attaches.
FREXIT
Trop long, pas le temps, cessons d’appliquer les lois qui ne nous conviennent pas, on nous mettra des amendes, nous ne les paierons pas ! Nous sommes les deuxièmes contributeurs financiers de ce machin. N’oublions pas que notre adhésion à l’U.E. avec ses règles insensées est une forfaiture de Nicolas Sarkozy.
Mais comment peut on encore soutenir que la France est souveraine, n’est ce pas Manu ?
Oui, nous sommes souverains et en démocratie, mettez-vous bien ça dans la tête !
Quand retrouverons nous notre Independence ?