Le Figaro tire la sonnette d’alarme : les « mineurs » isolés étrangers, qui n’étaient que 4.000 en 2014, sont désormais 40.000 déjà pris en charge par les départements. Or, en 2020, 40.000 autres prétendus mineurs se sont présentés en ! La moitié d’entre eux seront déclarés effectivement mineurs, les autres seront écartés du fait de l’enquête sociale ou par des osseux, au grand dam des « associations » d’aide aux qui militent pour que quiconque se déclare mineur soit pris en charge comme tel. Heureusement pour nos finances, on ne les suit pas.

Fin 2020, il y aura donc 60.000 mineurs étrangers pris en charge par les départements. Comment ceux-ci vont-ils gérer ce flux ? Comment créer des lits, ouvrir des centres, recruter du personnel pour s’occuper de 50 % de en plus ? Et où trouveront-ils l’argent nécessaire ? Les 40.000 mineurs actuellement pris en compte coûtent, au total, par an, deux milliards d’euros, soit 50.000 euros par jeune. Il faudra d’urgence mobiliser un autre milliard. Or, l’État, qui devrait en théorie prendre en charge l’intégralité de ces frais, se défausse sur les départements et ne donne qu’une aide assez faible (au mieux 6.000 euros pour une partie des nouveaux arrivants). Pour finir, le contribuable local paiera la note, par l’intermédiaire de la taxe foncière, dernier impôt que peuvent majorer les départements. Ils ne s’en priveront pas, même s’ils cacheront la raison de cette augmentation.

Les nouveaux arrivés viennent d’Afrique subsaharienne pour les deux tiers d’entre eux. Les autres viennent du Proche ou du Moyen-Orient. Des réseaux, pour les plus fortunés des migrants, prennent en charge les jeunes depuis leur lieu d’origine et les déposent à la porte des institutions départementales. Ces mineurs peuvent choisir la ville où ils vivront.

On peut comprendre les mineurs étrangers : notre pays les prend en charge même au-delà de 18 ans et essaiera de leur donner un métier. Dans tous les cas, ils recevront des papiers, l’autorisation de vivre en France et, s’ils ne trouvent aucun emploi, ils auront droit au RSA et à toutes les . En plus, ils pourront tenter de faire venir leur famille (père, mère, frère), même si cela est conditionné à leurs revenus. On comprend que des familles se sacrifient financièrement pour envoyer un de leurs enfants en France.

Il est plus que temps d’arrêter cette dérive. Pourquoi ne pas rapatrier systématiquement ces jeunes dans leur pays d’origine (ils sont mineurs) ? Pourquoi la France ne les prendrait-elle pas en charge là-bas, soit dans des orphelinats, soit en versant des pensions à des familles d’accueil ? Cela nous coûterait dix à vingt fois moins cher qu’actuellement. Nous respecterions enfin la législation internationale (séquestrer des enfants étrangers me paraît illégal). De même, nous devrions rapatrier les mineurs isolés étrangers qui sèment la terreur dans nombre de villes françaises. Les supporter est une preuve de faiblesse indigne.

Pendant ce temps, le gouvernement s’apprête à spolier gravement les retraités pour financer la dépendance en leur extorquant trois milliards d’euros.

24 septembre 2020

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