Editoriaux - Manifestations - Société - 29 janvier 2020

Quand les pompiers se font matraquer dans Paris…

Mardi après-midi, j’ai regardé le direct de Brut, ce courageux reporter d’images qui filme en direct sur Facebook les événements de la rue. Les chaînes d’info aussi étaient dans la rue pour montrer la colère des pompiers venus de toute la France, sauf des casernes de Paris et de Marseille puisque, militaires, eux n’ont pas le droit de manifester.

J’ai ressenti un grand malaise devant les affrontements entre les forces de l’ordre et ces hommes et ces quelques femmes qui, tous les jours, se dévouent pour sauver des vies humaines. J’ai été outré de voir deux camions-pompes copieusement arroser ces pompiers dans leur glorieux uniforme. Et des CRS les matraquer et les inonder de gaz lacrymogène. Plusieurs pompiers ont même été blessées.

Et je me suis dit que, décidément, notre Président et son ministre de l’Intérieur avaient quand même du souci à se faire lorsqu’ils envoient leurs forces de police traiter ces pompiers comme de vulgaires Black Blocs. Et comme jamais ils n’oseraient traiter les gamins de nos banlieues.

C’est tout de même un comble de regarder ces camions-pompes arroser de leurs lances des hommes dont la profession est, justement, de manier des lances à incendie.

La colère de ce corps de métier est grande. « Tu n’as pas honte ? » hurle un pompier à un CRS. Et, effectivement, on peut se demander comment, dans un pays comme le nôtre, des gendarmes et CRS peuvent tabasser ces hommes qui ont choisi de consacrer leur vie à sauver.

Voilà une belle preuve de l’incapacité de ce gouvernement à gouverner équitablement, sans autre moyen qu’une utilisation outrancière de la force.

Après les avocats, les médecins, des dizaines d’autres corps de métier, fonctionnaires ou pas, ce sont donc les pompiers qui sont, pour la seconde fois, descendus dans la rue. Quels seront les prochains uniformes à montrer tout le mépris qu’ils ont pour nos gouvernants actuels ?

Je suis très en colère car dans quel autre pays que le notre un président enverrait-il ses policiers traiter ainsi ses pompiers ?

À lire aussi

Le croissant musulman sur une église d’Albi

Imaginez la scène, le drame national, si un drapeau français avait été planté un vendredi …