Célébrer l’appel du tous les 18 juin n’est jamais une célébration ordinaire.

Le 18 juin 1940, la France est au fond de l’abîme et va subir cinq années d’occupation, où chaque nuit, un chien qui aboie annonce peut-être l’arrivée de la Gestapo renseignée par un délateur.

Le 18 juin est bien plus qu’un message invitant à poursuivre le combat lancé par un général inconnu sur les ondes de la BBC et que bien peu de Français ont entendu.

Plus encore qu’un appel au combat, le 18 juin est un état d’esprit, un logiciel culturel qui traversent l’Histoire nationale depuis toujours, la façonnent, l’incarnent et la construisent.

« Vieille France, meurtrie de guerre et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée de siècle en siècle par le génie du renouveau » (Charles de Gaulle).

Cet état d’esprit, ce logiciel sont toujours d’une prégnante actualité pour ceux qui sont en communion avec notre histoire qui forge notre avenir.

Mais pour œuvrer sans relâche au renouveau :
– il ne faut pas insulter l’Histoire et prétendre qu’il n’y a pas de culture française ;
– accuser la France de crime contre l’humanité lors du temps de la colonisation ;
– vassaliser la France à des puissances étrangères au nom de prétendues amitiés – les États n’ont pas d’amis ;
– suivre servilement au Proche et au Moyen-Orient la politique des États-Unis et en toute inconscience, en passant par pertes et profits tout le capital d’amitié de la France dans cette région ;
– nier ostensiblement que la Russie appartient à l’équilibre du continent européen et s’ingénier à la rejeter vers l’Asie ;
– ouvrir grand les frontières et laisser entrer des centaines de milliers de dont beaucoup n’épousent pas notre culture et ne respectent pas nos lois ;
– accepter des dérives communautaristes qui amènent inéluctablement la ruine de l’unité territoriale de la République et la guerre civile ;
– laisser vendre à l’encan des fleurons de l’industrie française en permettant à quelques dirigeants d’empocher des « profits » juteux au passage ;
– laisser en déshérence des pans entiers du territoire national ;
– oublier sans vergogne le sens de la collective au profit d’un individualisme forcené et jouisseur.

Honorer le 18 juin, ce n’est pas simplement déposer une gerbe au mont Valérien – lieu sacré des martyrs de la Résistance -, le 18 juin ne se trouve pas en traversant la rue en une conversion soudaine, il procède d’une démarche qui lui est indissociable, l’amour de la nation, cette force indicible qui traverse les siècles et transcende la jamais heureuse.

La nation est plus que jamais le socle indéfectible de notre destin collectif et individuel, le cadre naturel de la démocratie.

18 juin 2019

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