[POINT DE VUE] Présidentielles : au secours, Bruno Le Maire revient !
On croyait en avoir terminé avec l’increvable ministre de l’Économie d’Emmanuel Macron. Bruno Le Maire semble pourtant décidé à revenir – ou, du moins, n’exclut-il rien, comme il le révèle, dimanche 26 juillet, dans un entretien accordé à nos confrères de La Tribune. Écoutons plutôt ce qu’il a à proposer : « Je le dis avec force : les expédients ne suffiront plus. Il est temps de construire une autre France. » Et de lister trois priorités pour la prochaine présidentielle : le travail, la sécurité et… l’Allemagne.
L'homme de tous les déficits
Si les deux premiers dossiers sont des passages obligés de la vie politique, et ce, même si personne n’a pris ces problèmes à bras-le-corps, le troisième est plutôt surprenant. L’Allemagne s’est retirée du programme d’armement SCAF, celui de l’avion de combat du futur. Elle semble, aujourd’hui, penser à se retirer de la coalition des volontaires pour le détroit d’Ormuz. Dans un contexte géopolitique qui signe le retour d’une menace sur le sol européen, et alors que les États-Unis (et, donc, l’OTAN) risquent bien de ne nous être d’aucun secours, la solidarité allemande a quelque chose de légèrement pusillanime.
Bruno Le Maire, en tous les cas, a un autre trait de caractère, en plus de sa germanophilie : son aplomb. De 2017 à 2024, Bruno Le Maire a été de tous les déficits, de tous les budgets en déséquilibre. Homme du « quoi qu’il en coûte » pendant le Covid-19 (dont nos voisins se sont pourtant relevés), homme des 1.000 milliards de dette supplémentaires, il a multiplié les prouesses les plus vertigineuses. Après avoir voulu donner une image de probité en démissionnant de la fonction publique, voici des années, afin qu’aucun « filet de sécurité » ne le retînt en cas d’échec, il s’illustra ensuite par la souplesse de sa colonne vertébrale, si bien que de probité il ne fut plus exactement question.
Emmanuel Macron n’eut guère de détracteurs plus durs que Le Maire, lors de sa première campagne. Pourtant, quand on lui proposa Bercy, le chevalier blanc de la droite bon teint n’hésita pas. Les convictions, ça va, ça vient, alors que la gamelle ne passe pas toujours deux fois. Après un bilan catastrophique aux Finances, la fantaisie lui prit de donner des cours d’économie en Suisse : ces gens osent tout, vous connaissez la phrase célèbre. Il y resta trois mois, avant d’être embauché par une grande entreprise de semi-conducteurs, en tant que conseiller.
« Construire une autre France »
La posture de vieux sage de la politique, retiré sur un Aventin pavé d’or, ne lui seyait finalement pas davantage que celle de grand argentier aux mains percées. Aussi, après avoir juré ses grands dieux qu’il ne participerait pas au gouvernement Lecornu, il accepta sans aucun problème, des mains de celui-ci, le portefeuille des Armées. On toussa. On se scandalisa, même. Lecornu comprit : il remit la démission de son gouvernement en moins de 24 heures. Le Maire comprit, lui aussi : après être entré avec fougue, il se retira promptement, pratiquant métaphoriquement une méthode contraceptive éprouvée qu’un prochain roman érotique devrait bientôt lui permettre de détailler complaisamment.
« Il est temps de construire une autre France », dit encore Bruno Le Maire, dans La Tribune. On ne saurait que lui donner raison. Il y a, toutefois, un léger problème : par chaque ligne de son CV, par chacun de ses reniements, Bruno Le Maire est littéralement englué dans la toile du système qui se meurt. C’est un homme de l’ancien monde. Alors, oui, il est certainement temps de construire une autre France, mais probablement pas avec ceux qui l’ont mise dans cet état. Demander aux Français de voter Le Maire en 2027, ce serait les prendre pour de fieffés imbéciles. Est-ce son cas ?
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115 commentaires
Ce raté de la finance a participé largement à l’état plus que désastreux de la France. Apparemment il a été viré de beaucoup de poste, le dernier en date La Suisse, ils ont dû se marrer. Qu’il continue à écrire ses torchons, et qu’il débarrasse le plancher de la politique, surtout française.
Non, non, il n’est pas responsable…
Juste coupable !
Et ce n’est pas un « sentiment », sauf pour lui évidemment.
Il n’a pas « la grosse tête », « il a carrément le melon » !
Il devrait se concentrer sur l’écriture de bouquins qui se vendent, là normalement il y aurait un smiley avec un clin d’œil !
A voir tous bons à rien et mauvais en tout se bousculer devant la porte , on se dit que La France est frappée d’une malédiction …
M. Le Maire ? C’est bien lui qui a dit « mon intelligence est un obstacle » ? Eh bien, moi je trouve qu’il est beaucoup trop intelligent pour moi et je m’abstiendrai donc de l’aider à franchir cet obstacle. J’espère qu’il voudra bien m’en excuser. (Bon, en même temps, quand on voit l’état dans lequel tous ces gens intelligents ont mis le pays, … Le souci, c’est qu’on a eu aussi, un président « normal » et ça n’a pas été mieux; peut-être juste moins pire).
Trop c’est trop ! Ce soir vers 20 H sur Cnews j’ai entendu Macron raconter qu’il « avait tout fait bien » mais que le feu était d’une ampleur exceptionnelle. Avec Le Maire on est dans le même syndrome. Il a parfaitement réussi lorsqu’il était ministre des finances ! La preuve ? Il peut se présenter à la prochaine présidentielle ! CQFD ! Ces énarques sont beaucoup trop intelligents pour nous autres pauvres petits citoyens de base.
Mieux que « avait tout fait bien », E. Macron a eu l’impudence de dire hier soir, consécutivement à deux reprises, « JE ME félicite ».
Il existe, au plus, une seule personne en France à le féliciter : lui-même !
L’ena est une école a fermer
Je vais reprendre la réplique des Bernard Blier : on a déjà vu des faux-culs, mais eux sont une synthèse «
Je ne comprends pas que ces ex-ministres ne rendent pas des comptes devant la justice pour banqueroute , mise en faillite de la France
Bruno Lemaire de rien .
On a eu Steve Austin « l’homme qui valait 3 Mds » et là on a Bruno Lemaire « le ministre qui nous coûte 1000 Mds » et ça ne nous fait pas rêver.
Puisse-t-il retourner à ses chers « renflements bruns » et laisser à d’autres la lourde mission de renflouer les finances de la France.
Mon père parlait des « intelligents bêtes », B Lemaire est leur chef de file.
Demander aux Français de voter Le Maire en 2027, ce serait les prendre pour de fieffés imbéciles.
#
Vu ce qu’ils ont voté depuis Tonton, est-ce vraiment une erreur de les prendre pour ce qu’ils sont?
Parce que voter tonton n’était pas une erreur ?
On dit souvent que nos politiques sont » hors sol » lemaire ,lui, » plane à 5000 pieds… »
Ce « gugus » devrait déjà croupir en prison !
Là, Monsieur Florac, je vous dis « capuchon! » Heu! pardon, je voulais dire chapeau! Avec la phrase suivante : »il se retira promptement, pratiquant métaphoriquement une méthode contraceptive éprouvée, qu’un prochain roman érotique devrait bientôt lui permettre de détailler complaisamment », vous n’y allez pas de main morte. Le croquis est croquant et ne fait que relater la réalité. Après cette sortie, si j’étais Le Maire, je me retirerais sur la pointe des pieds.
Le Maire c’est bien le ministre de l’Agriculture qui ignorait combien de m2 il y a dans un hectare!!
Exactement son excuse je suis fâché avec les chiffres.
Oui, il disait aussi qu il n était pas bon en maths. Comment a t on pu lui donner le ministère de l économie. Qu il reste en Suisse !
Sa formation professionnelle ne lui permet pas d’avoir un vrai travail ?
L’homme aux 1000 milliards
Et il ose la ramener cet incompétent qui a fêter son départ comme si son bilan lamentable était digne d’éloges
Factuel .
Il préférait l’afrique .
Présent à Dakar vendredi 29 mars 2019 pour y lancer le programme français « Choose Africa », qui met à disposition des TPE-PME africaines plus de 2,5 milliards d’euros d’ici à 2022, Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie et des Finances, a saisi l’occasion pour saluer les performances économiques du Sénégal, « exemple de l’Afrique qui réussit ».
C’est à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar que le gotha de l’entrepreneuriat sénégalais s’est retrouvé vendredi 29 mars, à l’occasion du lancement dans cette « magnifique » capitale francophone du dispositif « Choose Africa », au nom si peu francophone et prometteur, car ce sont plus de 2,5 milliards d’euros qui sont ainsi mis à disposition, d’ici à 2022, des jeunes pousses et TPE-PME d’Afrique, afin de stimuler et d’accompagner leur développement.
Je veux bien accepter le retour de cet incapable à condition qu’il revienne avec les 1000 milliards qu’il a laissé partir.
Oui, mais parti où ? Là est la bonne question qu’il faudra résoudre après mai 2027 !