Le plan banlieues de était censé réenchanter la politique de la ville. Par « ville », comprenez quartiers autrefois ouvriers et proprets, devenus depuis zones envahies par une immigration incontrôlée, une délinquance qui ne l’est pas moins et un de combat qui trouve, là, son terrain de rêvé. Plan que nos médias, menant comme souvent une guerre de retard, ont accueilli dans l’allégresse.

Ainsi, les recettes de l’humaniste de droit divin – Borloo fut l’avocat de Bernard Tapie en son époque de prédation financière, celle qui fit croire qu’en mettant les salariés à la rue, notre ne s’en porterait que mieux – sont, aujourd’hui, passablement datées. Ce qu’il faut aux quartiers ? Du fric. Mais du fric, il en a été déversé par centaines de millions d’euros depuis des décennies sans que la situation ne change…

Il est de notoriété publique que cette politique n’a servi à rien, les fortunes dilapidées l’ayant été en vain, puisque ne tenant pas compte de ces deux données fondamentales que sont l’immigration incontrôlée et l’islam, religion de ces nouveaux arrivants, consistant généralement plus à un repli identitaire qu’à une éventuelle volonté de conquête. L’actuelle non-réponse d’Emmanuel Macron ne va guère plus au fond du problème, puisque reprochant seulement au plan de Jean-Louis Borloo de coûter trop cher. Toujours l’éternelle question de gros sous qui passe à côté de l’essentiel.

Lequel consiste en ce profond mal-être existentiel des populations, fils et filles de nulle part, cantonnés en ces « territoires » en passe, quand ils ne le sont déjà pas, de faire sécession du reste d’un pays qui, bon an mal an, demeure malgré tout le leur. À ce titre, il est un ouvrage à lire – vingt euros chez Albin Michel coûtera forcément moins qu’un rapport facturé Jean-Louis Borloo –, car signé de deux journalistes de renom, pas forcément dévorées par la fibre identitaire, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin : La Communauté. Cet essai a pris pour cible la ville de Trappes. On résume.

Autrefois, cette bourgade des Yvelines a servi de réceptacle aux travailleurs immigrés que nos sergents recruteurs allaient chercher au Maghreb. Ces gens tentaient alors de se fondre dans la masse. Puis le regroupement familial, décrété par Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, fait grossir les effectifs. Les enfants ne courbent plus la tête devant les contremaîtres de l’industrie automobile. Ensuite, les usines ferment. La arrive, avec son cortège de trafics et d’overdoses. Les années SOS Racisme sont tout aussi stupéfiantes, s’agissant pour le PS de rameuter de nouveaux troupeaux de jeunes électeurs.

Viennent après les prédicateurs du Tabligh, mouvement musulman traditionaliste de l’espèce piétiste. Les policiers les voient tout d’abord arriver d’un bon œil, puisqu’ils contribuent à réduire l’insécurité ambiante. Guerre civile algérienne oblige, de nouveaux missionnaires entrent en lice. Ceux du GIA ; de l’espèce belliqueuse, ceux-là, en attendant leurs homologues de Daech, plus mortels encore. Dans l’intervalle, les médias dominants promeuvent de douteux modèles plus ou moins racailles, rappeurs, footballeurs ou humoristes, qui servent de miroir aux alouettes à ceux qui demeurent cantonnés à l’ombre de leurs tours.

Aujourd’hui, Robert Ménard, maire de Béziers, rappelle dans le mensuel L’Incorrect : “Vous pourriez régler les problèmes de délinquance, vous pourriez éradiquer le terrorisme, vous pourriez réduire l’immigration, resterait une communauté musulmane dont bien des membres ont un mode de vie qui heurte certains que certains sociologues appellent les Français de souche.”

Voilà une problématique allant bien plus loin qu’une simple histoire de gros sous, mais qui pose cette question essentielle : à défaut de vivre ensemble, est-il encore possible de vivre côte à côte, pour éviter de le faire face-à-face ? Nous en sommes là.

23 mai 2018

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