La déculottée historique de la droite dite républicaine aux législatives n’est pas une fatalité. Elle était prévisible et même certainement théorisée à dessein depuis des mois.
 
Quand l’ensemble des ténors de la droite appellent à voter, dès 20 h 02 le soir du premier tour de la présidentielle, pour leur principal adversaire, il ne faut pas s’étonner que les électeurs sincères préfèrent la pêche à la ligne aux urnes. Quand un Xavier Bertrand déclare que la priorité est de faire barrage au Front national, tandis qu’un François Baroin appelle à se retirer systématiquement en cas de triangulaire, alors qu’Alain Juppé soutient dans la même journée une candidate LREM et un candidat LR, ça tient plus du suicide électoral que de la stratégie de reconquête.
 
Le plus ridicule, dans cette farce, est de faire porter le chapeau à Sens commun, seule entité des Républicains structurée dans son organisation et dans ses convictions, menacée d’être évincée du mouvement par le louvoyeur en chef, l’empereur des girouettes, Christian Estrosi. La vérité est que ce sont les casseroles de Fillon, magnifiquement orchestrées par les médias, qui ont scellé cette élection imperdable. 
 
Le coup de grâce est, enfin, venu opportunément des transfuges de « droite » ne résistant pas à un joli maroquin passant avec armes et bagages avant les législatives au nom d’un prétendu intérêt général.
 
Alors, dans cet océan de médiocrité, que faire ? Il convient de s’affranchir de cette pseudo-droite inféodée aux bien-pensants et tyrannisée par la gauche. Les électeurs préféreront toujours l’original à la copie, donc renvoyons Juppé, Solère, Apparu et autres UDI à leurs lubies mollasso-centristes déjà préemptées par Jupiter Ier.
 
Créons un grand parti de Droite (avec un grand D), mettant un coup de pied de l’âne à tous ceux qui souhaitent une France libertaire, mondialisée et ubérisée. À rebours de l’UMPS, une Droite ferme dans ses convictions, libérale en économie mais impitoyable sur le régalien, faisant cesser que notre beau pays millénaire soit piétiné par des ennemis de l’intérieur. À cœur vaillant, rien d’impossible !

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