Philippe Vardon réagit à la multiplication des scènes d’émeute dans les cités.

 

Des émeutes éclatent mettant en cause les jeunes habitants des cités et des forces de l’ordre comme à Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, Rueil-Malmaison, Meudon, Villepinte, Aulnay-sous-Bois, Neuilly-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Pantin, Champigny-sur-Marne, Bonneuil-sur-Marne, Villejuif, Ivry, Corbeille Essonne, Noisiel, Les Mureaux, Montigny, Trappe et Sartrouville. La liste est longue. Comment qualifieriez-vous la situation ?

On voit très clairement que le moindre évènement est prétexte à embrasement. Ce qui s’est passé à Villeneuve-la-Garenne est un accident dans le cadre d’une tentative d’interpellation. Si on regarde le pedigree du délinquant qui a subi cet accident, on s’aperçoit que ce n’est pas un débutant dans la criminalité. À La Courneuve, c’était manifestement un règlement de compte entre des gens qui se connaissent, lié à leurs activités délinquantes ou criminelles. Cela se passe dans des zones de non-droit. Tout est prétexte à l’émeute et aux attaques contre les forces de l’ordre qui ne sont pas juste les représentants de la loi ou les représentants de l’ordre public, mais en réalité les représentants de la nation française. Ce sont là de véritables guerres de territoire. Ces gens nous expliquent que nous, vous ou moi, à travers nos forces de l’ordre nous n’avons rien à y faire et rien à dire.

Dès que les forces de l’ordre essaient d’intervenir, elles sont prises à parti. Au moindre accident, on est menacé de connaître une situation telle que celle de 2005.
Comment remédier à cette situation ?

La reconquête qui doit avoir lieu dans ces territoires n’est pas uniquement républicaine. Il ne faut pas uniquement faire respecter nos lois, mais nos valeurs, nos mœurs et nos valeurs de civilisation. Je vous rappelle qu’on est en train de vivre une crise sanitaire majeure, sans doute pour le moins historique. En réalité, cette crise n’efface pas le reste, elle le met en lumière. Il aurait fallu être naïf pour s’imaginer que d’un coup, dans ces territoires on se mette à gentiment respecter le confinement et à sortir avec son attestation. En plein cœur du confinement, on a quand même eu une attaque terroriste islamiste.
Des policiers et un médecin ont également été attaqués dans le quartier des Moulins à Nice. Dans d’autres quartiers de la ville, nous avons eu de multiples attaques de police, de pompiers ou de secours.
Notre société est tellement fragmentée et fracturée qu’à la moindre crise ou difficulté supplémentaire, tout explose. Dans une société unie, la solidarité prime. En revanche, dans une société fracturée par l’individualisme et par le multiculturalisme, tout se traduit en tension et en affrontement.
Il faut réimposer nos valeurs de civilisations qui se traduisent à travers nos lois. Remettre de l’ordre dans ces quartiers demande bien sûr de la volonté politique et du courage. Je crois que malheureusement nos dirigeants et ceux qui se sont succédés en sont bien dépourvus.

Après les faits de Villeneuve-la-Garenne et de La Courneuve, les habituels militants politiques associatifs journalistiques prennent la défense des quartiers. Ils disent qu’ils sont enclavés et que la police est plus encline à la bavure dans ces zones-là que d’en d’autres.
Comment désenclaver ces territoires ?

C’est l’excuse habituelle. On est bien dans la logique post-marxiste. Il faut toujours trouver une raison sociale et donc une excuse sociale à tout.
J’ai grandi dans la cité des Moulins et dans ces quartiers. Je peux vous dire qu’ il y a des équipements sportifs et des associations comme dans aucun autre quartier. Je crois que ce sont les hommes qui décident de ce qu’ils font dans la vie. Oui, bien sûr, nous ne sommes pas tous nés sous la même étoile, mais nous avons notre volonté pour essayer de s’en sortir différemment. Je refuse qu’on soit quelque part assigné à résidence par ces excuses sociales. Chacun fait ses choix. On n’est pas obligés de devenir un délinquant ou un criminel parce qu’on est né dans une cité. Il faut en finir avec cela. Ce sont bien sûr des militants politiques qui ne font que jeter de l’huile sur le feu en fournissant ces excuses commodes et pratiques. Sur les images de Villeneuve-la-Garenne, on voit ces petites racailles qui provoquent la police. Il faut en sortir sinon on ne pourra pas résoudre cette situation.

20 avril 2020

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